J'ai à peine atteint la moitié du voyage au bout de la nuit (270 pages sur 600) , et quel livre putin..
Il se dit de tout de ce roman (génial, fabuleux / Chiant à lire, déprimant), pour l'instant c'est un sans faute, avec d'ailleurs un intérêt grandissant au fil de ma lecture. Si l'autre moitié est du même acabit, ça promet.
Je laisserai un avis final quand j'aurais conclu mon voyage
Si l'autre moitié est du même acabit, ça promet.
non c'est bien le problème
J'ai fini Under the Volcano de Malcom Lowry hier soir. J'ai beaucoup apprécié cette odyssée parfois déconcertante au sein de ce trio en recherche de sens dans leur vie et en particulier les chapitres centrés sur le Consul. Ceux-ci nous emporte magistralement dans une sorte de limbes infernales tragi-comique, où on doute bien souvent de la réalité des événements et de ses paroles, dont on ne sait jamais réellement si elles sont été prononcés. Même ceux apparaissant au départ plein d'espoirs ou idéalistes, se retrouvent finalement dévoilés comme errant en recherche de sens, et ne peuvent malgré leur amour les uns pour les autres, se heurter et se faire souffrir dans toutes leurs tentatives d'intervention.
Par contre je n'ai pas trop compris la rôle du tout premier chapitre, il plante un peu le décor mais me semble globalement inutile. J'ai peut être loupé quelque chose. Beaucoup de symbolisme également, une partie sûrement que je n'ai pas relevé et compris. Et finalement c'est aussi un beau tableau naturaliste d'une région du Mexique dans les années 1930.
Tu en as pensé quoi Hocine08 ?
Le 11 janvier 2022 à 10:37:41 :
J'ai fini Under the Volcano de Malcom Lowry hier soir. J'ai beaucoup apprécié cette odyssée parfois déconcertante au sein de ce trio en recherche de sens dans leur vie et en particulier les chapitres centrés sur le Consul. Ceux-ci nous emporte magistralement dans une sorte de limbes infernales tragi-comique, où on doute bien souvent de la réalité des événements et de ses paroles, dont on ne sait jamais réellement si elles sont été prononcés. Même ceux apparaissant au départ plein d'espoirs ou idéalistes, se retrouvent finalement dévoilés comme errant en recherche de sens, et ne peuvent malgré leur amour les uns pour les autres, se heurter et se faire souffrir dans toutes leurs tentatives d'intervention.
Par contre je n'ai pas trop compris la rôle du tout premier chapitre, il plante un peu le décor mais me semble globalement inutile. J'ai peut être loupé quelque chose. Beaucoup de symbolisme également, une partie sûrement que je n'ai pas relevé et compris. Et finalement c'est aussi un beau tableau naturaliste d'une région du Mexique dans les années 1930.Tu en as pensé quoi Hocine08 ?
Premièrement, concernant le premier chapitre je suis d'accord avec toi, il me semble qu'il était assez incompréhensible, ce qui est voulu car il se situe vers la fin de l'histoire d'un point de vue chronologique.
Le choix de commencer de cette manière est plutôt risqué. Autant dans "Le seigneur des porcheries" on a un début similaire, mais finalement celui-ci prend du sens assez rapidement au cours de l'histoire et de la lecture.
Il serait alors intéressant de relire le premier chapitre une fois la lecture achevée, afin de mieux appréhender ce premier chapitre.
Personnellement je n'en avais pas eu le courage, la lecture à la fin était plutôt éprouvante.
Cette sensation que j'ai eu n'est pas étrangère je pense à l'intention de l'auteur. Car on se retrouve sur un écrit dense, de 400 pages environ il me semble sur une seule journée (même si il y a des retours dans le passé, des digressions).
Il y a une atmosphère étouffante, provoquée par la chaleur mexicaine, l'addiction du protagoniste, par le destin tragique dont on sait l'issu rapidement dans l'histoire, par les fantômes du passé qui suivent ce trio en déchéance.
Concernant l'alcoolisme, on se retrouve dans une description très "médicale" et profonde je trouve. Autant dans de nombreux romans, films, l'alcoolisme est présenté d'une manière presque romantiquement sombre et psychologique (on voit par exemple un personnage ténébreux, craqué sous des pensées lancinantes et boire en larmoyant). Ici ce qui m'a marqué c'est l'aspect physiologique de la consommation d'alcool chez un sujet avec une addiction très sévère.
Concernant l'écriture, j'ai eu du mal avec ces interminables phrases et digressions. Même si j'ai beaucoup apprécié la poésie qui se dégageait des paroles, avant de lire ce livre il ne faut d'ailleurs pas l'appréhender comme un roman classique dans sa lecture.
Je trouve ça compliqué de donner un avis objectif, une notation sur un tel roman. D'ailleurs en l'ayant traversé qu'une seule fois on ne peut en saisir vraiment les subtilités et parfois le sens.
Mais si l'intention était de donner au lecteur cette sensation de floue,s d'hallucinations, de brouillards et d'incertitudes c'est sans conteste une réussite de Malcolm Lowry.
Le 11 janvier 2022 à 11:45:53 :
Le 11 janvier 2022 à 10:37:41 :
J'ai fini Under the Volcano de Malcom Lowry hier soir. J'ai beaucoup apprécié cette odyssée parfois déconcertante au sein de ce trio en recherche de sens dans leur vie et en particulier les chapitres centrés sur le Consul. Ceux-ci nous emporte magistralement dans une sorte de limbes infernales tragi-comique, où on doute bien souvent de la réalité des événements et de ses paroles, dont on ne sait jamais réellement si elles sont été prononcés. Même ceux apparaissant au départ plein d'espoirs ou idéalistes, se retrouvent finalement dévoilés comme errant en recherche de sens, et ne peuvent malgré leur amour les uns pour les autres, se heurter et se faire souffrir dans toutes leurs tentatives d'intervention.
Par contre je n'ai pas trop compris la rôle du tout premier chapitre, il plante un peu le décor mais me semble globalement inutile. J'ai peut être loupé quelque chose. Beaucoup de symbolisme également, une partie sûrement que je n'ai pas relevé et compris. Et finalement c'est aussi un beau tableau naturaliste d'une région du Mexique dans les années 1930.Tu en as pensé quoi Hocine08 ?
Premièrement, concernant le premier chapitre je suis d'accord avec toi, il me semble qu'il était assez incompréhensible, ce qui est voulu car il se situe vers la fin de l'histoire d'un point de vue chronologique.
Le choix de commencer de cette manière est plutôt risqué. Autant dans "Le seigneur des porcheries" on a un début similaire, mais finalement celui-ci prend du sens assez rapidement au cours de l'histoire et de la lecture.Il serait alors intéressant de relire le premier chapitre une fois la lecture achevée, afin de mieux appréhender ce premier chapitre.
Personnellement je n'en avais pas eu le courage, la lecture à la fin était plutôt éprouvante.Cette sensation que j'ai eu n'est pas étrangère je pense à l'intention de l'auteur. Car on se retrouve sur un écrit dense, de 400 pages environ il me semble sur une seule journée (même si il y a des retours dans le passé, des digressions).
Il y a une atmosphère étouffante, provoquée par la chaleur mexicaine, l'addiction du protagoniste, par le destin tragique dont on sait l'issu rapidement dans l'histoire, par les fantômes du passé qui suivent ce trio en déchéance.
Concernant l'alcoolisme, on se retrouve dans une description très "médicale" et profonde je trouve. Autant dans de nombreux romans, films, l'alcoolisme est présenté d'une manière presque romantiquement sombre et psychologique (on voit par exemple un personnage ténébreux, craqué sous des pensées lancinantes et boire en larmoyant). Ici ce qui m'a marqué c'est l'aspect physiologique de la consommation d'alcool chez un sujet avec une addiction très sévère.
Concernant l'écriture, j'ai eu du mal avec ces interminables phrases et digressions. Même si j'ai beaucoup apprécié la poésie qui se dégageait des paroles, avant de lire ce livre il ne faut d'ailleurs pas l'appréhender comme un roman classique dans sa lecture.
Je trouve ça compliqué de donner un avis objectif, une notation sur un tel roman. D'ailleurs en l'ayant traversé qu'une seule fois on ne peut en saisir vraiment les subtilités et parfois le sens.
Mais si l'intention était de donner au lecteur cette sensation de floue,s d'hallucinations, de brouillards et d'incertitudes c'est sans conteste une réussite de Malcolm Lowry.
Je pense que l'idée était bien de perdre le lecteur. Ca rend effectivement la lecture parfois éprouvante mais je trouve que c'est tout à fait justifier vu le sujet. J'ai reparcouru rapidement le premier chapitre, mais je reste toujours un peu perdu quand son intérêt. Mais effectivement je te rejoins totalement sur une description plutôt réelle de la vie d'un alcoolique. Ca n'est sûrement pas étranger au fait que l'auteur était lui-même très porté sur la boisson. Par moment j'ai aussi eu des petites impressions Hemingwayienne, l'ambiance mexicaine et les personnages y étant sûrement pour beaucoup
.
Le 11 janvier 2022 à 12:02:52 :
Le 11 janvier 2022 à 11:45:53 :
Le 11 janvier 2022 à 10:37:41 :
J'ai fini Under the Volcano de Malcom Lowry hier soir. J'ai beaucoup apprécié cette odyssée parfois déconcertante au sein de ce trio en recherche de sens dans leur vie et en particulier les chapitres centrés sur le Consul. Ceux-ci nous emporte magistralement dans une sorte de limbes infernales tragi-comique, où on doute bien souvent de la réalité des événements et de ses paroles, dont on ne sait jamais réellement si elles sont été prononcés. Même ceux apparaissant au départ plein d'espoirs ou idéalistes, se retrouvent finalement dévoilés comme errant en recherche de sens, et ne peuvent malgré leur amour les uns pour les autres, se heurter et se faire souffrir dans toutes leurs tentatives d'intervention.
Par contre je n'ai pas trop compris la rôle du tout premier chapitre, il plante un peu le décor mais me semble globalement inutile. J'ai peut être loupé quelque chose. Beaucoup de symbolisme également, une partie sûrement que je n'ai pas relevé et compris. Et finalement c'est aussi un beau tableau naturaliste d'une région du Mexique dans les années 1930.Tu en as pensé quoi Hocine08 ?
Premièrement, concernant le premier chapitre je suis d'accord avec toi, il me semble qu'il était assez incompréhensible, ce qui est voulu car il se situe vers la fin de l'histoire d'un point de vue chronologique.
Le choix de commencer de cette manière est plutôt risqué. Autant dans "Le seigneur des porcheries" on a un début similaire, mais finalement celui-ci prend du sens assez rapidement au cours de l'histoire et de la lecture.Il serait alors intéressant de relire le premier chapitre une fois la lecture achevée, afin de mieux appréhender ce premier chapitre.
Personnellement je n'en avais pas eu le courage, la lecture à la fin était plutôt éprouvante.Cette sensation que j'ai eu n'est pas étrangère je pense à l'intention de l'auteur. Car on se retrouve sur un écrit dense, de 400 pages environ il me semble sur une seule journée (même si il y a des retours dans le passé, des digressions).
Il y a une atmosphère étouffante, provoquée par la chaleur mexicaine, l'addiction du protagoniste, par le destin tragique dont on sait l'issu rapidement dans l'histoire, par les fantômes du passé qui suivent ce trio en déchéance.
Concernant l'alcoolisme, on se retrouve dans une description très "médicale" et profonde je trouve. Autant dans de nombreux romans, films, l'alcoolisme est présenté d'une manière presque romantiquement sombre et psychologique (on voit par exemple un personnage ténébreux, craqué sous des pensées lancinantes et boire en larmoyant). Ici ce qui m'a marqué c'est l'aspect physiologique de la consommation d'alcool chez un sujet avec une addiction très sévère.
Concernant l'écriture, j'ai eu du mal avec ces interminables phrases et digressions. Même si j'ai beaucoup apprécié la poésie qui se dégageait des paroles, avant de lire ce livre il ne faut d'ailleurs pas l'appréhender comme un roman classique dans sa lecture.
Je trouve ça compliqué de donner un avis objectif, une notation sur un tel roman. D'ailleurs en l'ayant traversé qu'une seule fois on ne peut en saisir vraiment les subtilités et parfois le sens.
Mais si l'intention était de donner au lecteur cette sensation de floue,s d'hallucinations, de brouillards et d'incertitudes c'est sans conteste une réussite de Malcolm Lowry.Je pense que l'idée était bien de perdre le lecteur. Ca rend effectivement la lecture parfois éprouvante mais je trouve que c'est tout à fait justifier vu le sujet. J'ai reparcouru rapidement le premier chapitre, mais je reste toujours un peu perdu quand son intérêt. Mais effectivement je te rejoins totalement sur une description plutôt réelle de la vie d'un alcoolique. Ca n'est sûrement pas étranger au fait que l'auteur était lui-même très porté sur la boisson. Par moment j'ai aussi eu des petites impressions Hemingwayienne, l'ambiance mexicaine et les personnages y étant sûrement pour beaucoup
.
Exactement, c'est pour ça que parfait de "défaut" est injustifié quand l'intention de l'auteur au final est ce défaut qu'on peut ressentir.
Exact pour son alcoolisme, je crois qu'il en meurt même assez jeune de ça, dans la quarantaine d'année.
C'est peut être blâmable, ou non, mais je n'ai encore jamais lu de romans d'Hemingway pour le coup haha
Le 11 janvier 2022 à 12:13:38 :
Le 11 janvier 2022 à 12:02:52 :
Le 11 janvier 2022 à 11:45:53 :
Le 11 janvier 2022 à 10:37:41 :
J'ai fini Under the Volcano de Malcom Lowry hier soir. J'ai beaucoup apprécié cette odyssée parfois déconcertante au sein de ce trio en recherche de sens dans leur vie et en particulier les chapitres centrés sur le Consul. Ceux-ci nous emporte magistralement dans une sorte de limbes infernales tragi-comique, où on doute bien souvent de la réalité des événements et de ses paroles, dont on ne sait jamais réellement si elles sont été prononcés. Même ceux apparaissant au départ plein d'espoirs ou idéalistes, se retrouvent finalement dévoilés comme errant en recherche de sens, et ne peuvent malgré leur amour les uns pour les autres, se heurter et se faire souffrir dans toutes leurs tentatives d'intervention.
Par contre je n'ai pas trop compris la rôle du tout premier chapitre, il plante un peu le décor mais me semble globalement inutile. J'ai peut être loupé quelque chose. Beaucoup de symbolisme également, une partie sûrement que je n'ai pas relevé et compris. Et finalement c'est aussi un beau tableau naturaliste d'une région du Mexique dans les années 1930.Tu en as pensé quoi Hocine08 ?
Premièrement, concernant le premier chapitre je suis d'accord avec toi, il me semble qu'il était assez incompréhensible, ce qui est voulu car il se situe vers la fin de l'histoire d'un point de vue chronologique.
Le choix de commencer de cette manière est plutôt risqué. Autant dans "Le seigneur des porcheries" on a un début similaire, mais finalement celui-ci prend du sens assez rapidement au cours de l'histoire et de la lecture.Il serait alors intéressant de relire le premier chapitre une fois la lecture achevée, afin de mieux appréhender ce premier chapitre.
Personnellement je n'en avais pas eu le courage, la lecture à la fin était plutôt éprouvante.Cette sensation que j'ai eu n'est pas étrangère je pense à l'intention de l'auteur. Car on se retrouve sur un écrit dense, de 400 pages environ il me semble sur une seule journée (même si il y a des retours dans le passé, des digressions).
Il y a une atmosphère étouffante, provoquée par la chaleur mexicaine, l'addiction du protagoniste, par le destin tragique dont on sait l'issu rapidement dans l'histoire, par les fantômes du passé qui suivent ce trio en déchéance.
Concernant l'alcoolisme, on se retrouve dans une description très "médicale" et profonde je trouve. Autant dans de nombreux romans, films, l'alcoolisme est présenté d'une manière presque romantiquement sombre et psychologique (on voit par exemple un personnage ténébreux, craqué sous des pensées lancinantes et boire en larmoyant). Ici ce qui m'a marqué c'est l'aspect physiologique de la consommation d'alcool chez un sujet avec une addiction très sévère.
Concernant l'écriture, j'ai eu du mal avec ces interminables phrases et digressions. Même si j'ai beaucoup apprécié la poésie qui se dégageait des paroles, avant de lire ce livre il ne faut d'ailleurs pas l'appréhender comme un roman classique dans sa lecture.
Je trouve ça compliqué de donner un avis objectif, une notation sur un tel roman. D'ailleurs en l'ayant traversé qu'une seule fois on ne peut en saisir vraiment les subtilités et parfois le sens.
Mais si l'intention était de donner au lecteur cette sensation de floue,s d'hallucinations, de brouillards et d'incertitudes c'est sans conteste une réussite de Malcolm Lowry.Je pense que l'idée était bien de perdre le lecteur. Ca rend effectivement la lecture parfois éprouvante mais je trouve que c'est tout à fait justifier vu le sujet. J'ai reparcouru rapidement le premier chapitre, mais je reste toujours un peu perdu quand son intérêt. Mais effectivement je te rejoins totalement sur une description plutôt réelle de la vie d'un alcoolique. Ca n'est sûrement pas étranger au fait que l'auteur était lui-même très porté sur la boisson. Par moment j'ai aussi eu des petites impressions Hemingwayienne, l'ambiance mexicaine et les personnages y étant sûrement pour beaucoup
.
Exactement, c'est pour ça que parfait de "défaut" est injustifié quand l'intention de l'auteur au final est ce défaut qu'on peut ressentir.
Exact pour son alcoolisme, je crois qu'il en meurt même assez jeune de ça, dans la quarantaine d'année.C'est peut être blâmable, ou non, mais je n'ai encore jamais lu de romans d'Hemingway pour le coup haha
Boarf rien, de blamable, c'est pas comme si y avait des centaines de milliers de livres à lire
.
Quand je suis chez mes parents, je lis "Marie-Antoinette", de Stefan Zweig. Autrement, quand je suis dans mon appartement, je lis "Conscience contre violence", du même auteur.
Fini Une ville flottante, un Verne que je voulais lire depuis un moment parce que le concept me parlait beaucoup. Une bonne illustration de comme on peut se niquer du temps à cause d'un horizon d'attente déplacé.
J'adore le titre du bouquin, c'est un oxymore efficace, et la promesse derrière les quatrièmes qui sont faits du bouquin c'est un peu de voir comment les structures de la société peuvent maintenir leur emprise dans ce contexte pourtant particulier, c'est comme les bouquins sur les îles, les bouquins de bateau normalement c'est prétexte à des expérimentations rigolotes sur le groupe clos.
Mais c'est juste la description d'un gros bousin sur cent quatre vingt pages et à la fin ils vont voir les chutes du Niagara, y a une minime exploration de la dualité nature culture qui se dessine à peine, un docteur matérialiste pour faire le clown de service, un suppo et au lit.
C'était chiant et ça servait à rien. Je connaissais des mecs qui avaient tenté d'intellectualiser un peu pourquoi il se passe rien dans Vingt mille lieues en se touchant sur la vie ermite et le refus du monde ; mais là vraiment, ça sert à rien.
Je viens de finir A History of Zionism de Walter Lacqueur. Très bon livre sur l'histoire du mouvement, bien sourcé, plutôt objectif et exhaustif. C'est assez amusant de voir le sacré bordel que c'était, l'amateurisme qui y a longtemps perduré, les divisions internes et la belle realpolitik qui l'a entouré après la première guerre mondiale. Le principal défaut réside dans son organisation, on fait fréquemment des allers retours entre plusieurs sujets et périodes, et parfois certaines choses sont explicités relativement longtemps après avoir été citées. Apparemment malgré son âge (près de 50 ans, malgré une révision en 2002 je crois), il n'y a pas vraiment d'ouvrage qui puisse le concurrencer.
Sur ce, je commence le Pavillon des Cancéreux de Soljenitsyne.
Je lis les mémoires de Guerre de De Gaulle pour finir mon cycle sur la seconde Guerre Mondiale, après Barbarossa de Lopez et Vie et Destin de Grossmann.
Il est écrit de manière très limpide, c'est enrichissant de découvrir la vision et l'attitude en détails et avec nuances de cette personne qui reste une référence dans le débat publique, bien qu'elle soit de plus en plus idéalisée le temps passant.
Réflexion banale mais on n'oserait plus imaginer un homme d'état être capable d'écrire avec la même concision et la même clarté d'esprit aujourd'hui.
J'ai un peu de mal à te suivre pour le coup. Je ne les ai pas lues entièrement mais j'ai d'assez bons souvenirs du tome 3, et on sent bien l'éducation jésuite, des fois c'est du quasi décalque d'un style qui serait version scolaire de Cicéron. Alors des fois c'est ramassé pour un effet de style, souvent en conclusions partielles sur les fins de propos, mais il y a aussi des envolées bien pompeuses. Et les listes de villages alsaciens en énumération ça fait péter des câbles.
Les bouquins de politique aujourd'hui sont tellement écrits avec les pompes qu'ils me paraissent paradoxalement nettement plus immédiat à synthétise et à avaler.
En tout cas pour ceux qui aiment ce genre je conseille Grandeurs et misères d'une victoire de Clémenceau.
Le 13 janvier 2022 à 12:59:00 :
J'ai un peu de mal à te suivre pour le coup. Je ne les ai pas lues entièrement mais j'ai d'assez bons souvenirs du tome 3, et on sent bien l'éducation jésuite, des fois c'est du quasi décalque d'un style qui serait version scolaire de Cicéron. Alors des fois c'est ramassé pour un effet de style, souvent en conclusions partielles sur les fins de propos, mais il y a aussi des envolées bien pompeuses. Et les listes de villages alsaciens en énumération ça fait péter des câbles.Les bouquins de politique aujourd'hui sont tellement écrits avec les pompes qu'ils me paraissent paradoxalement nettement plus immédiat à synthétise et à avaler.
En tout cas pour ceux qui aiment ce genre je conseille Grandeurs et misères d'une victoire de Clémenceau.
Je n'en suis qu'au milieu du tome 1 pour l'instant, je vais aiguiser ma lecture en fonction de tes remarques merci. J'ai noté quelques envolées dans la description des choses militaires en effet mais sans trop les relever car j'évacue ces passages très rapidement, j'ai mis ca sur le compte de la déformation pro du militaire
. D'ailleurs jusqu'à présent il les utilise souvent comme des passages illustratifs assez secondaire de ses démonstrations antérieures, le côté récit martial du truc n'est pas le coeur de ce que je cherche non plus donc ca va.
Par exemple je trouve son explication de la défaite française très bien ficelée, synthétique, professionnelle mais accessible à un non militaire. Si je dois le comparer avec l'essai de Marc Bloch ce dernier est plus fouillis et accablé (pas le même contexte d'écriture non plus) même si il y en gagne un peu en profondeur dans ses perspectives.
J'aime bien que son exposition des faits soit aussi assez honnête et en contradiction avec les grands mythes historiques Gaullistes précisément. Il ne cache pas qu'ils n'étaient qu'une poignée au début, que peu choisirent de le rejoindre et que le problème de la souveraineté et de la légitimité de son mouvement est loin d'être résolue facilement et ne tient, en fin de compte, qu'au bon vouloir de quelques protecteurs britanniques. On sent d'ailleurs une rancœur tenace quand à cette période.
Si ca devient trop pompeux sur la fin, quand la victoire arrive, en effet ca va vite me gonfler aussi, je passerai rapidement. Et merci pour la référence sur Clémenceau.
Je les Les Thibault de Roger Martin Du Gard, les premières pages te chopent mais je m'inquiète de mon plaisir esthétique ![]()
Le 10 janvier 2022 à 22:39:47 :
J'ai à peine atteint la moitié du voyage au bout de la nuit (270 pages sur 600) , et quel livre putin..Il se dit de tout de ce roman (génial, fabuleux / Chiant à lire, déprimant), pour l'instant c'est un sans faute, avec d'ailleurs un intérêt grandissant au fil de ma lecture. Si l'autre moitié est du même acabit, ça promet.
Je laisserai un avis final quand j'aurais conclu mon voyage
elle est au moins aussi bonne ouais
je suis sur le tome 3 des annales du disque monde ![]()
Le 05 janvier 2022 à 12:14:35 :
Récemment j'ai lu A rebours de Huysmans. C'est somptueux dans le style mais assez ridicule. Le titre fait référence au naturalisme, l'auteur étant ami de Zola, il a en effet participé aux soirée du Médan avec Maupassant et d'autres. Dans le naturalisme, le personnage est le fruit d'un milieu social, mais ici il se positionne en réaction au milieu, par rejet, à rebours. On suit donc le long enfermement d'un aristocrate fin de race qui déteste Paris. Tout le roman, il ne sortira quasiment jamais de chez lui sur les années que dureront son exil. Je dis exil mais pour un parisien la banlieue est le bout du monde. Ce fut quelques rares passages dénotant d'un humour à froid vraiment jubilatoire qui me font supposer que tout le roman est une ironie malgré son très grand sérieux. Le personnage, Des Esseintes, est un érudit borné, incapable de changer de lectures, qui a des goûts très arrêtés, dont il se lasse quand même, et son érudition est parfois farfelue pour le moins. Il est capable d'écrire 30 pages sur le symbolisme des fleurs, des couleurs et des pierres précieuses, il peut, en associant un alcool à un son, rejouer des orchestrations avec son goût, toutes les activités les plus futiles y passent avec un sérieux déconcertant. Je ne suis pas connaisseur du dandysme mais le mot a une coloration à mon oreille qui me persuade de chercher la justification dans cette direction. J'ai l'impression que Huysmans a mis vraiment ce qu'il aime mais non sans auto-dérision. En finissant la dernière page, j'étais content de ce choc esthétique mais je me suis dit maintenant il va falloir que je comprenne ce que je viens de lire.
Je crois que j'ai vu juste en cherchant autour du dandysme. Les caractéristiques de ce mouvement sont l'esthétique et l'inutilité (qui est considérée comme un corollaire).
La fin annulant tout son roman, elle le rend inutile (et juste beau). Faut être un peu tordu quand même.
J'ai commencé depuis hier la lecture du livre, Pourquoi Hitler de Ron Rosenbaum
Bon, lecture du voyage au bout de la nuit achevée. Je vais donner mon avis, sans mettre de spoil en évidence au cas où.
Mais sur un plan général, je commencerai par dire que j'ai énormément apprécié cette lecture. Je n'avais jamais encore été confronté au style de Céline, ce mélange de langage soutenue et d'argots, des phrases parfois longues ou saccadées. Cela ne m'étonne pas que de nombreux lecteurs tentent ensuite de reproduire son style, car il y a quelque chose pour le coup de vraiment oral et parlé sans son langage, je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir.
L'histoire est très intéressante, les réflexions de Bardamu sur les différents sujets auxquels il est confronté relève d'une grande humanité chez l'écrivain, même si par la suite il a mal tourné.
C'est une lecture qui me donne envie de voir la suite de son œuvre bien entendu, ça tombe bien j'avais déjà acheté mort à credit que je lirai très bientôt. J'ai très envie de lire également sa trilogie "allemande" voir même ses pamphlets, car avec le voyage même si il se montre crue, c'est pas une lecture où tu imagines un raciste etc comme on le présente aujourd'hui.
Ensuite je vais mettre dans la partie spoil des détails de l'histoire
Tout d'abord je disais que l'on peut diviser ce roman en grandes parties. D'abord la guerre en France, magnifique avec les réflexions de Bardamu sur la guerre, cette peur de la mort, cette absence de patriotisme non habituelle. On est dans des générations qui n'avons jamais connu ça, mais il est vrai que cette obligation de faire la guerre et de sûrement donner sa vie devait être vraiment particulière. Il valait mieux ne pas être un homme réfléchi dans ce contexte là. Comme il le dit bien, pourquoi faire la guerre finalement, qui s'en souviendra ? C'est un très bon sujet de débats. Il y aussi le voyage en Afrique et aux États Unis dans cette partie, où il sera confronté à la chaleur, maladies, esclaves dans l'un et dans l'individualisme, le travail à la chaîne et la forêt New Yorkaise dans l'autre. Ses sorties nocturnes hors de l'hôtel aux États Unis sont vraiment intéressantes à lire, avec la découverte du cinéma et les retours solitaire dans la chambre.
Ensuite selon moi il y a la deuxième partie, où il revient en France et bouge dans different endroits. Je le concède, elle baisse un peu d'intensité j'ai trouvé. Même si il y a eu plusieurs passages et rencontres forts intéressants. La mort à la fin de Robinson est touchante, la façon dont il le décrit agoniser et rendre l'âme est difficile à expliquer en ressenti mais ça restera marqué pour moi.
Désolé d'avance si il y a des fautes, comme je l'ai mit sur le topic lecture 18 25 j'écris ce message d'une traite avant d'aller dormir.
Lecture des tomes 3, 4 et 5 du Journal d'un fasciste de L. Rebatet. Ces tomes ont été édités chez L'Homme Libre en décembre 2020 et étaient restés sous mon radar jusqu'à cet hiver.
Dans la veine des Décombres, de l'Inédit de Clairvaux, on tient la suite du journal de Rebatet, sans retouche, ce dernier n'ayant pas eu le temps de se pencher sur des corrections avant son décès.
Matériau brut : critique de la critique, critique littéraire, musicale et picturale ; mépris des politiques démocratiques ; conflit algérien ; guerre froide ; faits divers.