Certains termes peuvent ne pas avoir de véritable équivalent, des jeux de mots peuvent être très difficiles à transcrire sans étrangetés, etc.
le genre de jeux de mots qu'on ne peut même pas comprendre en étant bilingue selon sa pratique de la langue contrairement à un traducteur.
Justement là je suis tombé sur "on ne marche pas dans la merde avec des chaussures neuves", c'est un proverbe chinois qui était annoté dans une édition de contes anciens de lu xun ou un autre livre je sais plus et aujourd'hui j'ai revu cette expression non annotée dans un bouquin de mo yan. C'est pas une grosse faiblesse de la traduction, l'annotation apprend juste que c'est une phrase qui appelle un certain registre et que la formulation est commune.
Toujours est-il que les idiomes ne sont pas forcément intraductibles surtout si on annote le texte, et que de plus il y a une grande marche entre maitriser une langue et connaître tous ses idiomes.
L'hagakure à la limite les traductions peuvent être plus sujettes à caution vu les éditeurs (puis le japonais des du XIXe je sais pas si c'est le japonais moderne, en chinois les premiers textes en chinois modernes c'est début XXe , après même si c'est peut-être du japonais ancien il doit exister énormément de traductions en japonais moderne sur lesquels peut se baser un traducteur pour une autre langue), mais le texte a pas l'air très difficile et c'est surtout un essai.
Toujours dans la comédie humaine. J'adore le style de Balzac mais il a un don pour me faire bader de ouf, vous auriez des titres plus légers ou optimistes de lui ?
J'en suis à la moitié des Illusions perdues de Balzac, ça fait même un moment d'ailleurs (merci les révisions).
Mais pour le coup je vois pas beaucoup d'optimisme en vrai sur la grande société Parisienne, le milieu de la littérature, du théâtre et politique. Mais à côté de ça, premier roman que je lis de cet auteur et plutôt bien convaincu pour l'instant !
Le 12 décembre 2021 à 22:15:39 :
Toujours dans la comédie humaine. J'adore le style de Balzac mais il a un don pour me faire bader de ouf, vous auriez des titres plus légers ou optimistes de lui ?
La Rabouilleuse, il y a tout Balzac dedans.
J'insiste depuis des années, quelqu'un finira bien par le lire ![]()
[22:15:39] <Elehall>
Toujours dans la comédie humaine. J'adore le style de Balzac mais il a un don pour me faire bader de ouf, vous auriez des titres plus légers ou optimistes de lui ?
Louis Lambert, Séraphîta.
Ils ne répondent pas entièrement à ta question car "l'optimisme" est probablement subjectif, mais tu y trouveras à l'intérieur des choses assez originales et complémentaires, mais traitées sous deux registres différents.
Les Proscrits.
Sinon je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé direct mais le Balzac le plus optimiste c'est certainement l'Envers de l'histoire contemporaine.
Il y a de ça aussi dans le Curé de village qui est aussi une sorte d'hagiographie de sainte modernisée.
Après avoir été mis en echec par Robert MUSIL et son Homme sans qualité qui m'a fait comprendre que je n'en avais aucune en tant que lecteur, je me lance dans les Essais de Montaigne.
La longueur m'impressionne, mais pas autant que le manque de profondeur : j'ai bien lu la sorte de préface ou il précisait clairement le peu d'intérêt que ce livre aurait pour un lecteur hors de son cercle intime et l'on m'avait dit que c'était un simple effet de rhétorique destiné à aiguiser l'appétit,force est de constater que non.
J'ai l'impression d'être dans un cimetière de lieu commun accompagné d'un prêtre qui prêche le pour et le contre : le scepticisme à son paroxysme.
Je n'en suis qu'au début certes, mais disons que la couleur est annoncé.
Il est bien sûr possible (probable) que ma lecture ne soit la bonne et si quelqu'un souhaite m'eclairer, je suis preneur !
C'est pas tant sceptique que modeste. C'est un repli sur ce qu'il est raisonnable de pouvoir percevoir à hauteur d'homme.
J'ai relu les Vies imaginaires de Schwob pour m'inspirer mais je crois que cet usage symboliste de l'esthétique à vide m'ennuie depuis un an ou peut-être deux. Je n'y ai pas retrouvé le plaisir de mes premières fois.
Mais l'histoire d'Uccello telle que réinventée par l'auteur est top.
J'ai fini le pays de l'alcool de mo yan, finalement c'est nul mais pas pour les mêmes raisons que le sentier. Sur la dernière moitié du livre c'était dans l'esprit des fleurs bleues
C'est bien les Fleurs bleues pourtant.
Ouais alors ne lis pas le pays d'alcool car tu as aimé les fleurs bleues.
Mais quelqu'un qui n'aime pas l'un peut ne pas aimer l'autre, c'est dans ce sens que ça marche seulement. ![]()
C'est sympa au début la pénétrabilité des différents fils rouges dans ce livre, puis comme attendu à partir de la moitié ça ressemble beaucoup à un gloubi-boulga à force de créer des correspondance et chercher des liens entre les personnages et les segments des parties distinctes, au final le bouquin est pas terminé. ![]()
Le 14 décembre 2021 à 19:36:33 :
J'ai relu les Vies imaginaires de Schwob pour m'inspirer mais je crois que cet usage symboliste de l'esthétique à vide m'ennuie depuis un an ou peut-être deux. Je n'y ai pas retrouvé le plaisir de mes premières fois.Mais l'histoire d'Uccello telle que réinventée par l'auteur est top.
Je l'ai lu il y a quelques semaines. Dans les histoires consacrées à l'Antiquité il y a une ambiance mystico-magique très envoûtante. Les biographies d'Empédocle, Lucrèce, Erostate et Cratès mélangent le divin et le trivial d'une manière si naturelle que ça m'a perturbé, comme quand on vit un truc réel mais profond étrange, de la défamiliarisation quoi.
J'ai trouvé que ça se perdait petit à petit et sur la fin j'avais l'impression de voir du pittoresque vain, plus accroché du tout. Dans Coeur double par contre j'avais eu ce sentiment sans discontinuité.
J'ai failli t'envoyer les photo du chapître sur Uccello au cas où. Il est quand même d'un niveau relevé. Celui de l'anti-Dante aussi. La phase Quattrocento est quand même solide.
Après oui cette relecture m'a moins impliqué. Mais la manière dont il traite des translatio, Imperii ou studi est cool. Et sa bio d'un démiurge gnostique finalement trop humain en complément est chouette.
Je viens de finir Correction de Thomas Bernhard. Lecture très particulière, le texte est divisé en deux chapitres de taille globalement égale mais ne consiste sinon qu'en un gros bloc de texte, sans paragraphe ni aucune autre mise en forme. La prose est répétitive, logorrhéique, obsessionnelle, fait souvent des aller/retours sur certains sujets et garde beaucoup d'éléments dans l'obscurité. Le narrateur lui-même est totalement effacé, voir phagocyté par son ami décédé. C'était une expérience très intéressante mais certains concepts du livre me semblent toujours assez flou.
La version lue est la traduction de l'allemand vers anglais par Sophie Wilkins.
Le 15 décembre 2021 à 21:21:21 :
Je viens de finir Correction de Thomas Bernhard. Lecture très particulière, le texte est divisé en deux chapitres de taille globalement égale mais ne consiste sinon qu'en un gros bloc de texte, sans paragraphe ni aucune autre mise en forme. La prose est répétitive, logorrhéique, obsessionnelle, fait souvent des aller/retours sur certains sujets et garde beaucoup d'éléments dans l'obscurité. Le narrateur lui-même est totalement effacé, voir phagocyté par son ami décédé. C'était une expérience très intéressante mais certains concepts du livre me semblent toujours assez flou.
La version lue est la traduction de l'allemand vers anglais par Sophie Wilkins.
Bienvenue chez Bernhard.
https://www.babelio.com/livres/Bernhard-Maitres-anciens/4812/critiques/2727085
Si ça peut t'apporter quelques pistes.
J'ai Corrections dans ma bibliothèque mais je l'ai pas encore mâchouillé.
Le 15 décembre 2021 à 21:57:49 :
Le 15 décembre 2021 à 21:21:21 :
Je viens de finir Correction de Thomas Bernhard. Lecture très particulière, le texte est divisé en deux chapitres de taille globalement égale mais ne consiste sinon qu'en un gros bloc de texte, sans paragraphe ni aucune autre mise en forme. La prose est répétitive, logorrhéique, obsessionnelle, fait souvent des aller/retours sur certains sujets et garde beaucoup d'éléments dans l'obscurité. Le narrateur lui-même est totalement effacé, voir phagocyté par son ami décédé. C'était une expérience très intéressante mais certains concepts du livre me semblent toujours assez flou.
La version lue est la traduction de l'allemand vers anglais par Sophie Wilkins.Bienvenue chez Bernhard.
https://www.babelio.com/livres/Bernhard-Maitres-anciens/4812/critiques/2727085
Si ça peut t'apporter quelques pistes.J'ai Corrections dans ma bibliothèque mais je l'ai pas encore mâchouillé.
Ca rejoint globalement ma vision du personnage (au travers de son écriture). C'est quand même pas le genre de bouquin que je recommanderai facilement ![]()
Aux confins du monde - Mon combat - Livre IV de Karl Ove Knausgaard.
Fini les notes sur l'affaire Dominici de Giono. Je m'attendais à un truc nazouillet comme l'équivalent qui existe chez Gide mais c'est très intéressant en réalité.
Il y a notamment une réflexion sur le langage et la façon dont la justice est essentiellement discours plus que loi qui est interpellante.