Ahlala, les musiques de LIMBO... Elles me donnent le frisson. Elles sont rares mais c'est justement cette rareté qui les rend encore plus efficaces.
Et comme toi, Project 2, ce passage de LIMBO fait partie de mes favoris, j'en parlais justement avec toi dans le forum d'un certain "project 2"
"Je pense juste à l'instant à un passage que je trouve étourdissant, à tout point de vue : l'enfant actionne ce fameux rouage qui, comme dans un cauchemar, engage la rotation totale du décor. Après avoir déjoué les pièges et les scies, le garçon se retrouve suspendu à une chaine, pour finalement se laisser tomber et glisser contre cette pente concave. Ce genre de décor complètement fou préfigure ce que le petit garçon va découvrir plus tard sur son chemin. Cette scène est magnifique, la musique scintillante et crépusculaire de M.S. Andersen jouant un rôle majeur dans l'atmosphère irréelle de ce passage. Les nappes de sons aigus et cristallins laissent alors place à un vrombissement ultra sourd qui étouffe tout le reste : le son du bloc qui tombe lourdement au sol ne parvient pas à nos oreilles. L'enfant se fraye un chemin pour finalement provoquer l'envol de ce papillon inattendu, perdu dans ce bout du monde.
(...)
Je pense que LIMBO, à travers ce genre de scène, a mis la barre très très haut. Quelques secondes de LIMBO sont plus riches et plus denses que quantité d'autres réalisations auxquelles on serait tenté de le comparer."
Et sinon, Other 07, tu as raison, ce passage musical est splendide, avant les mitraillettes. J'aime surtout comment les artistes de Playdead s'arrangent pour stopper ces musiques : c'est souvent un bruitage du décor, l'action qui se déroule, qui vient mettre fin de manière abrupte à ces nappes sonores crépusculaires (on le retrouve par exemple au passage suivant : lorsque le petit enfant de LIMBO parvient à semer ses assaillants qui finissent dans les pièges que lui-même a évités, le piège qui s'est abattu laisse place à un son sourd et grave, qui perdure jusqu'à ce que le son d'un lourd poids vienne y mettre fin).
Je le disais souvent il y a plusieurs mois déjà : le simple fait que Andersen pose une nouvelle fois ses créations sonores, comme il l'a fait d'une main de maître sur LIMBO, cela me comble au plus haut point. INSIDE présentera des scènes équivalentes sur le plan sonore, il suffit d'écouter attentivement le trailer pour s'en convaincre.