Les mecs c'est pas la peine de repartir en guéguerre. On constate ce qui est assez évident (l'uniformisation des surfaces, vers quelque chose de moins rapide et au rebond plus haut) et on dit juste - enfin, moi en tout cas - que c'est dommage pour le tennis. Aujourd'hui pour voir des échanges de 54 points qui se terminent sur une UE, on a tout ce qu'il faut, mais pour voir des Söderling / LLodra façon Bercy 2010, bon courage. Federer et Nadal ont gagné dans les conditions qui furent les leurs, c'est mérité, point barre.
Et c'est pas la peine de partir en "Ah oui mais Rafa/Roger aurait jamais gagné/perdu si..." — ils ont développé (ou ont été développés, surtout pour Rafa avec Toni Nadal) leur jeu dans un environnement bien précis, lui-même en évolution. D'un côté Federer a un revers génial pour prendre les balles basses fusantes, mais aujourd'hui c'est son gros point faible. De l'autre il s'est poussé à développer un jeu de fond de court exceptionnel, plus vite et bien mieux que les autres à son époque. Et on pourrait analyser le jeu de plein de joueurs comme ça, voilà.
D'ailleurs le suisse a des mots intéressants sur le service-volée dans sa prochaine press' conf' (pas encore en ligne) - plus un passage incroyable de la conf' de Janowicz :
http://www.tennis.com/pro-game/2014/06/first-ball-624-not-so-lazy-summers-day/51860/#.U6oOhvl_tic