Ô mon Stanou d'amour,
je t'ai vraiment découvert, je t'ai vraiment apprécié,
un soir de début d'été
On est en juin 2009, tu es l'un des deux joueurs qui ont le privilège de jouer la première night session de l'histoire de wimbledon. Ton adversaire du jour ? Andy Murray. Tu le démontes, tu le savates méchamment par moments. Tu es indéniablement meilleur. Et pourtant, inexplicablement, tu perds le match (en cinq sets, si je me souviens bien ?)
Stanou, ton revers à une main n'est pas la seule caractéristique que tu partages avec Gasquet. Tu perds des matchs que tu ne devrais pas lâcher. Ton classement ne reflète pas ton gigantesque potentiel.
Stanou, j'ai cru que ton envol aurait lieu en 2010, en ce jour où tu as terrassé Murray à Wimbledon. Las, le soufflet s'écrase encore...
Début 2011, je tremble pour toi quand tu élimines roddick en 1/8 en Australie. Mais tu n'existes pas contre Roger, un match plus tard.
Stanou, entre ombre et lumière, entre jeu divin et déception.
Quand tu perds contre Djokovic à l'OA, alors que tu le défourailles pendant les trois quarts du match, je vois déjà tes vieux démons te rattraper. Je me dis que c'est fini pour toi. La suite semble confirmer mes dires : tu t'écroules contre Berdych, en double comme en simple, après deux nouveaux combats titanesques en coupe davis. Stanou, je le dis, je l'affirme, à ce moment, tu es l'emblématique loser magnifique
Et pourtant tu t'es relevé. Tu es aujourd'hui aux portes du top 10. C'est là qu'est ta place. Depuis 2009. Tu l'as enfin retrouvée. 