je lis un peu du dostoievski avant d'aller au taff, et je tombe sur un passage qui traduit parfaitement ma pensée.
autre époque, autre pays, même 'vérité'.
(certes il tourne en dérision ces propos, mais il me semble qu'ils sont ajd d'une justesse extrême)
l'opinion qu'il soutenait était que tout cet esprit de réforme et d'amendements ne tarderait certes pas à produire les fruits qu'on pouvait en attendre ; qu'au vu de ces fruits, on se ressaisirait er que non seulement cet esprit nouveau aurait tôt fait de disparaitre de la société (de la partie qu'on sait de la société, bien entendu) mais qu'instruits par l'expérience de l'erreur commise, on en reviendrait à soutenir avec une énergie redoublée l'état des choses ancien. Que cette expérience, pour regrettable qu'elle fût, serait très profitable parce qu'elle servirait de leçon pour soutenir l'état des choses ancien en apportant à cela de nouveaux arguments ; et qu'en conséquence, il fallait même souhaiter qu'on atteignît maintenant le plus vite possible le dernier degré de l'imprudence.
la suite me bouleverse encore plus, le "nous" devient : les 'capitalistes' d'ajd
"Sans nous, rien n'est possible", finit-il par conclure, "sans nous aucune forme de société n'a jamais pu durer. Nous ne perdrons pas, au contraire nous y gagnerons encore ; nous remonterons, nous referons surface, et notre devise, à l'heure actuelle, doit être celle-ci : *pire ça va, mieux ça est*
publié en 1861 et écrit à sainpé (je crois), l'aspect oraculaire n'a été qu'à moitié vérifié
finalement restons prudent
Message édité le 28 avril 2017 à 09:12:55 par mangues