Un chromatisme est simplement une note qui s'inscrit dans un mouvement conjoint composé de 1/2 tons (plus petit intervalle du système musical européen).
Le système tonal qui s'est ébauché à partir du XVIIe (quoiqu'il n'ait été solidement théorisé que par Rameau au siècle suivant) est un système de tension/résolution baspossible échelle de 7 notes (doremifasollasi) auxquelles on distribue un "rôle" (la tonique assoie la tonalité, la sensible la met en branle et réclame une action forte, on reste ou on se tire ailleurs). Le siècle étant marqué par l'art dramatique et le développement de l'opéra, on a sans doute voulu injecter cette même dramaturgie dans le monde des échelles ecclésiastiques alors en vigueur. Opération réussie puisque on dispose toujours du même systeme aujourd'hui.
Le sujet de l'épreuve demande des corrélations.
Il faudrait déjà préciser les ideaux artistiques de cette époque, à savoir une obsession de la "beauté naturelle", il faut imiter la nature, son harmonie, sa coherence, son élégance... ainsi l'art doit être naturel, à commencer par le mouvement : la musique baroque repose sur des lignes mélodiques conjointes et chantantes (tu es sur un mi, soit tu vas vers le fa soit vers le ré, mais ne va pas sur le si de l'octave du dessus).
Le système tonal, lui, implique des changements de tonalité et donc d'univers sonore plus ou moins fréquents, ou simplement des emprunts brefs aux tonalités voisines, et c'est là que le chromatisme entre en jeu : pour s'assurer que l'emprunt ou le changement s'opère de la manière la plus fluide et évidente et naturelle possible