C'est l'une des seules finales Djokovic-Murray que j'ai regardée en entier. Elles sont toutes comme ça ?
Parce que niveau suspense c'était zéro pointé, que des breaks dans les deux premiers jeux des sets, donc aucun frisson à l'arrivée du 4-4 fatidique. 
J'ai essayé de regarder le match comme un spectateur post-Federer, c'était bigrement triste.
Pour les histoires de la banalisation des exploits, il est vrai que le terme "exploit" est moins adapté à notre époque. Après tout les tops players ne se blessent plus, jouent sur une surface par an qui change de couleur selon les saisons et font des tournois où ils rencontrent que des top 50 avant les demis en ne jouant que trois matchs avant d'arriver en finale.
En fin de compte, tout est fait pour que le 19ème gagne face au 20ème, que le 1er batte le 2ème en finale...
Il faut rentabiliser les millions foutus dans les sponsors, si Anderson gagne un GC et qu'il fait premier tour au suivant, imaginez la misère du mec chez Nike qui a conseillé d'investir 10 millions dans ce gars. Il faut de la fiabilité. Aucune surprise.
Tout ça pour dire que jusqu'à 2007-2008, on pouvait se prendre un Nalbandian en feu dès les 1/8èmes et se faire sortir comme ça, sans prévenir, ou un Haas, ou un Safin bien motiver à l'idée de rester un peu plus avec la mannequin qu'il avait croisé au players lounge.
Aujourd'hui les seconds couteaux s'appellent Goffin ou Agut... 
Heureusement que la génération Kyrgios-Thiem-Zverev-Kokkinakis-Fritz-Pouille a l'air d'être partie sur des meilleures bases...