Si je cite Kant alors que je préfère Goethe par exemple, c'est parce que cette notion qu'il a développée s'est révélée pertinente et donc vérifiée par la science, objectivée.
Il en va de même pour le nombre d'or (que l'on retrouve partout dans l'histoire de l'art, d'où son introduction corollaire dans le débat), c'est une notion subjective si ça te chante (bien que non, même à l'origine), mais elle a été retrouvée ensuite dans des phénomènes naturels, en dehors de toutes les créations humaines où il a été utilisé. Donc il est également objectif (ce qui signifie prouvé, certain, indubitable et incontestable, voire parfois évident).
L'universalité du beau est caractérisée par des critères communs à l'humanité, ce que l'on retrouve dans les œuvres d'art populaires. Un artiste a un besoin de création, forcément subjective, la réception de ses œuvres et éventuellement leur popularité (si les gens y retrouvent dedans des choses qui leur parlent, qu'ils la trouve belle) les rendent plus ou moins universelles, appréciées par tous.
L'art qui ne recherche pas le beau ça s'appelle l'anti-conformisme ou plutôt le snobisme ("j'aime l'araignée et j'aime l'ortie, parce qu'on les hait"..) de créateurs déjà populaires, quand tu crées quelque chose, à moins d'être misanthrope et totalement désintéressé, tu es heureux que ça plaise.
J'ai la vague impression de devoir rappeler des évidences, c'est troublant.