Je ne sais pas comment t'insuffler de la motivation.
L'imagination c'est de la merde, c'est beaucoup trop limité pour nous influencer ou inspirer quoique ce soit
Ben pour de la science fiction je pense que l'imagination est le seul moyeu d'arriver à un super livre, mais quand on veut écrire autre chose que de la SF il faut se nourrir d'expérience, de nos quelques passions, des rencontres et une petite dose d'imagination.
J'ai regardé Une Histoire Vraie tout à l'heure, l'histoire se veut ultra simple, un vieil homme qui voyage à travers l'Amérique sur sa tondeuse pour revoir son frère avec qui il est en froid et très malade. Il a suffit à Lynch de bien écrire, d'orienter l'histoire comme une fable, exploiter les relations humaines sur un jeu d'acteur simple.
Nomination aux Oscars.
Même pour la SF. Y'a toujours l'inspiration de l'histoire, de notre société, de notre système politique ou d'un système politique plus ancien etc.
Non mais là faut déjà que je me fixe personnellement. Si j'ai mon bachelor, est-ce que je continue les études ?
Mes notes scolaires jusqu'au lycée, associées à une certaine maladresse, m'ont toujours fait penser que j'étais fait pour les études. Mais depuis l'epfl, je me heurte à un problème : je sais pas bosser. Je sais pas réviser.
À côté de ça, j'avais beaucoup de plaisir à la vie associative. Monter des trucs pour un spectacle théâtrale, ça m'a toujours paru sympa.
Du coup, je suis peut-être pas si fait que ça pour les études, surtout que les débouchées ne me parlent pas trop concernant les maths.
'fin bref, je vais attendre d'avoir mes résultats complet. Il est fort probable qu'un 3 de chimie vienne régler la question.
"L'imagination c'est de la merde, c'est beaucoup trop limité pour nous influencer ou inspirer quoique ce soit"
Et pourtant. Le monde et les gens fonctionnent partout pareil. Quand on a saisi la réalité dans son petit village, on l'a saisi tout court et on peut s'inventer des portraits jusqu'à n'en plus finir, et c'est pas aller se dorer le cul en Italie qui fera avancer le truc, si ce n'est apporter quelques environnements exotiques à décrire (ah c'est sûr c'est le truc qui faisait triquer les stylistes du XIXe).
Rimbaud > pas faux, oui, je n'ai pas poussé ma réflexion assez loin.
"Y'a toujours l'inspiration de l'histoire, de notre société, de notre système politique ou d'un système politique plus ancien etc."
Non mais ça merci, c'est l'éducation, sortir hors de sa chambre et suivre l'actualité. Ca suppose être une base pour beaucoup d'aspirant à l'écriture quand même.
On était partir sur les voyages à la base.
(et gros bémol sur la politique, les livres engagés font difficilement des livres intemporels, la politique c'est tellement chiotasse)
Et pourtant. Le monde et les gens fonctionnent partout pareil. Quand on a saisi la réalité dans son petit village, on l'a saisi tout court et on peut s'inventer des portraits jusqu'à n'en plus finir, et c'est pas aller se dorer le cul en Italie qui fera avancer le truc, si ce n'est apporter quelques environnements exotiques à décrire (ah c'est sûr c'est le truc qui faisait triquer les stylistes du XIXe).
Dans le fond sûrement, dans la pratique pas du tout. Voyager permet d’appréhender un paquet de chose sur le pourquoi du comment. C'est pas tant le décor à décrire qui compte, c'est aussi la façon dont il est arrivé là.
Les plaques sismiques ?
Ça pourrait en faire partie oui, la Faille de San Andreas ou le Grand Canyon sont des attractions touristiques qui ont une histoire qui dépasse le simple panorama. Certains plaques sismiques ont formé le décor et dans certaine partie du monde ont s'en souvient dans les vieilles légendes comme étant des lieux sacrés ou autre.
Aux USA dans l'Arizona, le vent a érodé les roches, je crois savoir que certaines tribus indiennes y voyaient l'oeuvre divine. 'fin bref, je pense qu'il faut être curieux quand on cherche l'inspiration.
Et précisément, je suis total persuadé que les grands appréhendent ce paquet de chose avec infiniment moins de moyens que le commun de mortels (surtout à notre époque où les voyages et le tourisme sont devenus les piliers incontournables et nécessaires à l'élévation de soi, alors qu'en définitive on revient avec son album de photos).
Vivre dans une relative simplicité dans sa ville, lire (les incontournables du passé et les contemporains), fréquenter quelques bordels et faire son service militaire, ça a souvent été un cocktail amplement suffisant pour qui a suffisamment d'étincelles en lui. Y en a tellement qui ont parlé de la guerre sans l'avoir connu, décrit des paysages sans les avoir vu, à un moment faut se demander comment ils se sont débrouillés.
J'estime Lorgue utterly ready pour écrire son Education Sentimentale 2.0 par exemple.
(surtout à notre époque où les voyages et le tourisme sont devenus les piliers incontournables et nécessaires à l'élévation de soi, alors qu'en définitive on revient avec son album de photos).
Certes, mais notre société est largement trop individualisée pour permettre aux gens de vraiment se rendre compte de ce qu'ils on vu. L'ouverture d'esprit a été ringardisée.
Y en a tellement qui ont parlé de la guerre sans l'avoir connu
Pour cela, de nombreux témoignages ont été faits, les écrivains ont rencontré des vétérans, parfois ces derniers ont écrit leurs mémoires et malgré cela il est difficile de se rendre compte de ce que la guerre peut être, on s'en rapproche au plus près sans pouvoir effleurer l'idée.
décrit des paysages sans les avoir vu, à un moment faut se demander comment ils se sont débrouillés.
ben ça peut partir d'une excellente interprétation d'une photo, le talent d'un écrivain c'est aussi de savoir raconter quand même, une photo ou un tableau on peut s'en accommoder, mais l'expérience personnelle reste quand même la source la plus fiable et authentique.
Bon moi j'vais faire un tour, il fait beau et j'ai la pattes qui réclament de l'activité.
Je suis plutôt de l'avis de Ryo. Mais de toute façon, il y a plein de types d'imagination (et d'inspiration) et je suis pas sûr qu'on parle des mêmes, ou qu'on vise les mêmes, surtout.
Un grand écrivain pourrait retranscrire sur 30 pages le sentiment d'angoisse produit par MIG et toute la symbolique de l'homme écrasé par un système qu'il a lui même fait naitre mais qui le dépasse et l'écrase dans une indolence passive. Voilà, première idée.
"mais l'expérience personnelle reste quand même la source la plus fiable et authentique."
-> Justement. Associer l'authenticité dans un débat sur la puissance de l'imagination, c'est problématique je pense. l'authenticité est une contrainte. Alors certes, elle reste intéressante. Mais c'est pas ça qui fait une bonne fiction.
Cela me rappelle un épisode de the L word, d'ailleurs. Où Jenny prend des cours de littérature ou un truc comme ça, et on lui demande d'écrire une fiction, puis lui reproche de beaucoup trop s'inspirer de son expérience propre.
Si on veut vraiment aspirer à l'imagination la plus puissante (mais je sais pas pourquoi on a viré sur la thématique de l'imagination), c'est pas une expérience plus vaste qui va aider, au contraire.
Quand j'étais gosse, je reprochais aux auteurs de "science-fiction" (en fait, il y a SCIENCE-fiction et (science)-fiction, et je parle ici du second, tendant plutôt au pur merveilleux...) de toujours envisager les extraterrestres comme plus ou moins humanoïdes.
'fin bref.
(sinon pour visser cette discussion un peu freestyle, je sous-entends pas du tout que les voyages sont inutiles, loin de moi, seulement qu'il y a du chemin avant que ça devienne une nécessité indépassable)
Murray en 4.