Annie ![]()
Non, pas cette Annie. ![]()
Tu sais même pas à laquelle je pense...
Pas à la mienne, c'est certain. ![]()
Anny la cochonne.
N'empêche, il est sexy Djokovic, de dos.
Je préfère la frimousse et les boucles de Murray, mais le popotin de Djokovic, c'est nice.
C'est cool, j'ai une bonne influence sur toi.
23e balle de set Mumu.
Gné ?
Non, mais il en a pris 6 pour remporter le 1er set en genre 1h30...
BONNE NUIT.
Annie.
Mooony.
Besi.
![]()
Freine un peu sur les majuscules, DQ. On dirait un demi-floodeur. ![]()
C'est un hommage à toutes les femmes (
) de ma vie, je peux quand même ? ![]()
Je vois pas le rapport entre les femmes de ta vie et les majuscules.
Tu ferais mieux de leur envoyer des fleurs.
Wahou vous avez débattu sur des trucs de fous aujourd'hui
vous avez fait avancer les choses ?
Oui.
J'ai quitté Ryo.
Tu ne comprends rien à rien. L'amour, les femmes, c'est tout. ![]()
Bon, pourquoi je suis pour l'avortement...
Déjà, il y a deux dimensions distinctes, deux façons de voir les choses. L'une, que je qualifierais de politique : la façon pragmatique, réaliste, confrontée au monde actuel. Certes, j'aime pas trop rabaisser le débat à ces considérations-là, mais c'est néanmoins une question à ne pas négliger. Quand bien même je partagerais ton avis, comme quoi conceptuellement un avortement est un meurtre ; ce n'est pas pour autant que je serais contre celui-ci. C'est comme beaucoup de choses, pas très saines, mais tellement ancrées que si on les interdisait, ce serait pire (l'alcool, la cigarette, le chocolat (
)...). Les enjeux pour une jeune fille sont trop gros. Si c'est pour aller se faire avorter à l'étranger, ou avorter au noir, de manière plus ou moins barbare ; je trouve que c'est pas la peine. Les avortements, il y en a eu de tous temps, on a pas attendu d'avoir des outils techniques acceptables pour en faire...
Maintenant, il y a le regard conceptuel. Oui, l'avortement me chiffonne un peu. Mais juste un peu. Oui, c'est un être humain en devenir. Mais une vraie féministe te rétorquera que tes spermatozoïdes aussi. C'est pas pour autant qu'on se doit d'économiser chacun d'eux dans le but de procréer. (Sinon, depuis bientôt une petite dizaine d'année, je te raconte pas le génocide à coup de chasse d'eau que je fais... Hitler c'est bon pour le bac à sable à côté...
)
Vous placez cette limite de la fécondation, qui a quelque chose de naturel, mais n'est pas parfaite non plus. Alors oui, l'ovule tout seul n'allait pas donner lieu à un fœtus. Mais est-ce qu'un fœtus va forcément donner lieu à un humain ? Nombre de problèmes peuvent s'y opposer, après tout. Alors, c'est un argument assez bancal. Mais il a le mérite de pointer quelque chose : on ne peut destiner chacune de ses gamètes à la procréation, sinon on ne s'en sort plus.
On en vient à ce problème : la sacralisation de la vie. Alors qu'à l'heure actuelle, on est plutôt en surpopulation. On aurait plutôt besoin de la réduire, notre vie... Cette sacralisation pure et simple, je la rejette tout bonnement.
Néanmoins, un vrai meurtre n'est pas admissible, pour des raisons morales assez intuitives. Et cela reste mon avis. Mais pourquoi donc ? Ce qui me gêne dans le meurtre, ce n'est pas l'acte d'ôter une vie en soi. C'est la privation irrémédiable d'une vie à des gens qui la désiraient. Les proches à qui la victime manquera ; et la victime elle-même qui était (peut-être, a priori en tout cas...) attachée à ses lendemains. Sans compter que ça se fait sans doute rarement sans douleur (sans douleur physique pour la victime, j'entends...)
Dans le cas d'un avortement, l'embryon n'a pas eu le temps de souffrir (je suppose, en tout cas ; mais c'est vrai que je suis pas spécialiste en biologie, je ne sais pas quand le système nerveux se met en place... Mais très clairement, pour moi, la limite devrait être liée à l'apparition du système nerveux), il n'a pas eu le temps de s'attacher à ses lendemains. Et il n'a pas encore de proche à qui il va manquer. Sa perte est tout simplement le choix de ses proches (a priori). On est dans le cas d'un meurtre qui ne nuit à aucune entité. En pensant à l'hypothétique homme qu'il serait devenu, on base notre raisonnement sur des hypothèses, cela ne me semble tout bonnement pas recevable. D'ailleurs, moi-même, j'ai peur de la mort. Mais est-ce que j'aime vivre pour autant ? Est-ce que j'en voudrais à ma mère si elle avait choisi de m'avorter ? Non. Et je pense pas être le seul dans cet état. En tout cas, la seule personne potentielle à laquelle on nuit (a priori, après, on peut regretter ses choix et donc se nuire à soi-même, mais c'est un autre débat...) ne peut pas s'en rendre compte, puisqu'elle n'est pas à proprement parler (à ce moment là). Donc c'est qu'on ne lui nuit pas vraiment.
Alors oui, on pourrait pinailler en disant qu'on ne sait pas au juste à partir de quand elle est. Sauf que si l'avortement a lieu suffisamment tôt, il est incontestable qu'elle n'est pas. Qu'importe si on ne sait pas définir au juste quand elle commence à être. Qu'importe si il y a un long laps de temps pendant lequel on ne sait pas trop si elle est ou pas. On ne peut pas, à mon sens, interdire à une femme d'avorter à ce moment là. Et ma foi, les désagréments liées à cette limite floue et quelque peu arbitraire sont des désagréments avec lesquels il faudra composer. Les droits de celle qui est partie à point, ainsi que le droit à la vie font que, ben ma foi, tant pis pour celle qui se sera mise à courir un peu trop tard...
Donc maintenant, en me replaçant dans le contexte actuel, où on est en surpopulation, l'avortement, c'est la manière la plus acceptable qui soit de ralentir quelque peu cette surpopulation. Car toute vie ôtée autrement aura des conséquences plus injustes.
Avec en plus les raisons ancrées dans la réalité, c'est largement suffisant, me concernant...
Alors après, je dis pas qu'il n'y a aucun souci avec l'avortement. Par contre, le droit à celui-ci, il me semble complètement logique. À tel point que je quitte quiconque le renie.
Ouais. C'est pas faux.
En fait, Djokovic, il y a juste sa coupe de cheveux qui est bof.
Quel genre de bof ?