une tête de calife ?
Un Galekid level 1.
ça existe pas
Moi aussi j'aurais adoré un jour qu'en sortant de chez moi un vieux me dise que c'est trop dangereux et me file une souris qui lance des éclairs... mais non ça se passe pas comme ça
notre monde craint
http://www.youtube.com/watch?v=YVgz1imNdAQ&feature=player_detailpage#t=28s
Des poils de yéti.
Comment on saura ce que c'est ?
Me revoilà.
J'ai dû dire au revoir à Russlov, ça m'a fait de la peine, je commençais à m'attacher. En plus il n'aimait pas les Chinois non plus.
Ce sont toujours les meilleurs qui s'éloignent les premiers. ![]()
Bof.
Toujours les derniers ?
C'est surtout que de mon côté, les meilleurs sont ceux qui sont pas encore parti.
Je comprends, cette définition se vaut.
http://www.youtube.com/watch?v=AmUIkPMjze0&feature=youtu.be
La Zellmo' est un peu morte aujourd'hui...
Allez hop, le chapitre 1, pour relancer tout ça.
Et j'ai même pas honte. Enfin si, mais j'ai surtout pas trop le choix, j'ai rien sous le coude.
Chapitre 1 : Par une nuit noire et sans lune
Mon sourire charmeur se figea sur mes lèvres. L´espace d´une seconde, on se regarda droit dans les yeux. De l´extérieur, ça devait ressembler à la confrontation finale d´un western spaghetti, mais le gars en face n´avait pas une gueule de pistolero. En fait je devais avoir l´air con avec mes yeux plissés et ma bouche entr´ouverte façon shérif des hautes plaines. Il ne me restait plus qu´à espérer qu´il se soit trompé de porte.
- « Monsieur Pithivier ? »
Bon, pas de chance, c´était bien moi. En même temps, c´était écrit sur la porte.
- « Oui ? »
Il n´était pas blonde, je ne comptais le laisser entrer si facilement. C´est marrant comme des fois on serait près à refuser du fric juste parce qu´on est contrarié.
Un blanc. Je me sentais un peu mal-à-l´aise, il ne semblait pas comprendre ce que je voulais, ou plutôt ce que je ne voulais pas. Mais comme je n´avais pas été élevé chez les baltringues, je le laissais entrer. Sans bonne volonté, certes.
Quand il se trouva dans la lumière du bureau, je pus mieux jauger le bonhomme. C´était pas le genre de type qui trainait habituellement dans le quartier P : il n´était pas très grand, à peu près ma taille, mince, bien proportionné et surtout il portait un costard sombre taillé sur mesure avec une cravate rouge très fine qui faisait étonnamment ressortir le reste. Le dernier costume de pingouin que j´avais vu dans cet immeuble avait servi de bache pour recouvrir une flaque de vomi.
Ce mec avait un visage en façade grecque : il paraisait froid mais était capable de donner une multitude d´expressions à ses traits, comme une espèce de frise. Cette analogie me fit marrer, mais bien plus tard, car tout ce que je voyais pour l´instant était un gars très propre sur lui avec un bouc qui lui recouvrait le menton. Contrairement à ce que j´avais déjà pu voir chez des personnes du même acabit, il n´était pas du tout hautain ou méprisant, ni dans sa démarche ni dans sa façon de me regarder.
En m´asseyant derrière mon bureau, je me disais qu´il me restait une lueur d´espoir et qu´il allait peut-être me demander de retrouver une cousine à lui, rousse évidemment.
Je tendis la main pour l´inviter à s´installer et entamai avec le cérémonial consacré :
- « Que puis-je pour vous... ? » (Foutue habitude, j´avais failli l´appeler « belle demoiselle » !)
- « Ils ont enlevé le Président, nous avons besoin de vous pour le retrouver. »
Merde encore.
- « Quand vous dites « le Président », vous voulez parlez de qui exactement ?
- Du président de notre société. »
Et c´était rapé pour la gloire aussi.
- « Comment s´appelle votre société ?
- Blue Seven. »
Je me balançai en arrière sur mon siège. Ce nom me disait vaguement quelque chose, mais quoi ? Je marquai un temps d´arrêt pour faire semblant de réfléchir. Dès que je me sentis crédible, je le bombardai de questions :
- « Comment vous appelez-vous ?
- Rhaumes.
- Raum´s ?
- Oui.
- Quelle poste occupez-vous dans l´entreprise ?
- Je suis responsable du pessimisme et des mauvaises nouvelles.
- Que fait votre société ?
- C´est une société virtuelle d´équipements de sécurité pour piscines, monsieur Pithivier.
- Et votre président, comment s´appelle-t-il ?
- C´est le Président. »
Décidément, ce n´était pas mon jour. Je comprenais très bien le principe des sociétés virtuelles, qui n´existent que par le réseau intranet du Système et qui ne vendent qu´à travers lui. Il faut savoir que tout transitait par le Réseau et que chacun y était connecté en permanance par le biais de son ordinateur, où qu´il soit dans les quartiers résidentiels ou dans les zones de bureaux. Ainsi, on pouvait accéder aux données de n´importe qui très facilement, selon la politique Fraternité-Convivialité-Partage-Solidarité instaurée par le Système et respectée par tous.
Mais cet histoire de président commençait à me faire chier. Grave.
Après un gros soupir que ne dérangea même pas les mouches, je repris :
- « Y a-t-il eu une demande de raçon ? Une revendication ?
- Non.
- Dans ce cas comment savez-vous que c´est un enlèvement ?
- Depuis quelques temps, il avait peur. Je ne sais pas de quoi mais il avait peur. Nous avions une réunion et il n´est pas venu, alors qu´il est toujours très ponctuel d´habitude.
- S´il avait peur, il s´est peut-être caché. Rien ne prouve qu´il ait envie d´être retrouvé.
- Si c´est le cas il a besoin de protection.
- Alors prévenez la police. »
Il était resté très courtois, sa voix ne variant pas d´un seul octave, bien que je ne sache pas en vérité ce qu´est un octave. Il devait se douter que je serais dur à convaincre, même s´il n´imaginait sûrement pas que c´était sa pilosité et son manque de poitrine qui me contrariaient.
- « Vous ne voulez pas prendre l´affaire ?
- Il n´y a pas d´affaire, Monsieur Rhaumes.
- Très bien. Si toutefois vous changiez d´avis, n´hésitez pas à nous le faire savoir. »
Il me tendit une carte de visite que je posai sur mon bureau sans même la regarder. Il quitta l´appartement et je pus enfin tirer le verrou avec soulagement.
Je n´avais envie de rien faire.
Je me laissais tomber dans mon fauteuil.
Quelle merdaille.
Je pris la clé qui pendait à une chainette autour de mon cou et ouvrit le premier tiroir de mon bureau avec. Il n´y avait que deux choses dedans : mon revolver et ma flasque. Et chacun d´eux avait aussi un emplacement réservé dans mon blouson en cuir lors de mes virées en extérieur. Je saisis la flasque et consatai qu´elle était vide. De toute façon, j´avais besoin de quelque chose de frais. En faisant pivoter mon siège, je pus atteindre la porte du frigo qui me donna accès à mes liqueurs favorites. Je me versai un plein verre et inclinai légèrement mon dossier pour mieux savourer mon jus d´ananas.
Je revis la carte de visite. Tout à coup, elle m´intriguait, il y avait eu comme une sorte de déclic en moi. C´est ce qui aurait d´ailleurs dû me mettre la puce à l´oreille. Elle était très dépouillée, tellement dépouillée qu´il manquait toutes les informations habituelles d´une carte de visite : pas de nom, pas de numéro, rien. Il n´y avait qu´un sept bleu en plein milieu. Par curiosité je la retournai et vis une lettre et plusieurs numéros au dos : K 33-101-104-109-116. Cela prit tout de suite un sens à mes yeux, il s´agissait du quartier résidentiel K et des appartements 33, 101, 104, 109 et 116.
Le quartier K... Je restai un instant rêveur en imaginant ce petit hâvre de paix dans lequel je n´aurais jamais ma place, moi le minable privé condamné à être éternellement emmerdé par les saoûlards. Mais pourquoi était-ce un fatum après tout ?
Je jetai la carte sur un coin du bureau, bien décidé à l´oublier aussi vite que j´allai siffler mon verre.
Il était maintenant tard, il ne me restait plus qu´à me coucher. J´aurais bien allumé mon ordinateur, mais la perspective de connecter tout mon univers sur le Réseau ravivait ma paranoïa.
Chapitre 1 de quoi ?
Mais il est tard, il ne me reste plus qu'à me coucher, je lirai ça demain
D'une fiction pas de moi mais que j'avais beaucoup aimé à l'époque. Et qui me sert pour les soirs où j'ai pas de post descend à vous infliger.
descend ?
Oups. *décent, bien sûr.
C'est ma soirée de chiant. C'est les samedi soir quand je suis pas au bar, ça me rend bougon ![]()
Tiens, ça me rappelle Macha : "J'aime pas la bière mais j'en bois parce que j'ai un problème d'alcool."
Elle m'a tué ce soir là.
Et le pire c'est que je l' "aime" quand même. ![]()
Moi j'ai pas de problème d'alcool, mais j'aime la bière
Pourquoi ces guillemets ? ![]()
Tu l'as demandé en mariage elle ?
Parce que je suis pas sûr d'en être amoureux. Ou alors je suis amoureux de trois filles en même temps. Mais bref.
Non je l'ai pas demandée en mariage. Elle réunit pas encore les conditions. Les seules fois où ça s'y prêtait, il y avait Maeva qui l'imitait. Et un "... épousez-moi" ça sonne pas top. ![]()