Owiii, la victoire épique à PO
Contre un mec avec Tyra et Galekid niveau 1 (et pas Tyra en lead, en match amical... du coup je laisse claquer Tarpaud, avant de pleurer en voyant le changement de climat se pointer...)
Il lui reste Galekid (full life, forcément, avec grelot coque et le fait qu'il vient de bouffer Akwakwak...) et moi, il me reste uniquement Lakemecygne, que j'avais soigneusement préservé parce que je savais que c'était ma seule chance.
Et là, bim, lame d'air... Et le flinch
Gagner sur un coup de haax, de temps en temps, ça fait du bien
Surtout quand c'est contre un foutu galekid bien relou
Bon, si je veux booster mon ratio, faudrait que je meuble un peu sur la fin, moi. Que pourrais-je donc vous raconter d'autre ? Ah tiens, j'ai parlé de Teki Latex dans mon dernier mail à Pauline.
Ou alors je peux vous poster la suite du truc d'avant. Mais c'est un peu petit. Enfin vous me direz, de toute façon...
Mon histoire commence dans mes toilettes. J´avais déjà remarqué la propension qu´avaient les gens à avoir toujours besoin de moi quand j´y étais. Cette fois-ci ne dérogeait pas à la règle. Mais ce qui m´avait marqué a posteriori, c´était que le bruit ambiant avait cessé une minute avant qu´on ne tape à ma porte. D´habitude, les cris des pochtrons se faisaient entendre en continu jusqu´au petit matin et, en vérité, je n´assistais jamais à la trêve car je me couchais tôt.
Deux coups retentirent. Au bruit, je devinais que ce n´était pas un voisin ivre ; vu l´heure, je devinais que ce n´était pas une livraison de concombres. Trônant sur ma cuvette, je cherchais la formule la plus appropriée pour faire patienter ma visiteuse. C´était une blonde à n´en pas douter. Les histoires comme celle-là commencent généralement par une blonde aux traits fins et au regard brillant. Il me fallait une phrase d´accueil qui l´inciterait à patienter dans le couloir, la porte principale étant fermée à triple tour. Quand on dit « J´arrive », les gens se croient obligés d´appuyer sur la poignée pour forcer le passage, comme si on leur avait dit d´entrer. Et ça, ça m´exaspérait.
Il ne fallait pas brusquer la demoiselle, mais il fallait en même temps tout faire pour la retenir. Moi de mon côté, je ne pouvais pas aller beaucoup plus vite. Alors je criai, doucement quand même, quelque chose dans le genre « Ne bougez pas, je viens vous ouvrir ». Puis plus rien. J´évitai de tirer la chasse et j´allai me laver les mains.
En me dirigeant vers l´entrée, je me passai une main dans les cheveux et j´essayai de l´imaginer : un tailleur, des ongles bien manucurés, un nez aquilin, des yeux verts en amandes, un sourire craquant comme je les aime.
Je tournai le verrou et ouvris la porte calmement.
Merde.
Elle n´était pas blonde. C´était un mec... Et il était brun.