Darcis, le doué qui doute
COMMENT A-T- IL
FAITPARLER DELUI ?
– En régnant sur Amersfoort,
soit la perf de
l’année. Des qualifications
au titre, il écarte
huit clients, et pas des
moindres (Gi cque l,
Simon, Andreev, Youzhny)
en ne perdant qu’un
set. Ce dimanche 22 juillet,
il devient le vainqueur
le plus mal classé
(297e) depuis Tommy
Haas à Houston (349e en
avril 2004, qui revenait à
l’époque de blessure). Il
n’avait plus joué un
traître match sur le circuit
principal depuis un
an. Dans la foulée, il a
signé un nouveau
contrat avec la Fédération
belge, qui le soutient
depuis treize ans.
POURQUOI PAS
AVANT ?
– À la fin de
l’année 2005, Darcis termine
sa jolie percée à la
153e place, soit une culbute de
plusde deux cents sièges vers le
haut. Un an plus tard, il croupit
à la 453e place. Que s’est-il passé
? « Une très vilaine blessure
au genou droit », justifie-t-il.
Hors service jusqu’en avril, puis
ne rejouant qu’au comptegouttes,
le Liégeois disparaît de
la carte. Pénalisé par un classement
tombé bas, il repart au
sous-so l , disputant des
épreuves Futures et des qualifications
en Challenger.
COMMENT JOUE-T-IL ? –
« Ma surface préférée, c’est le
ciment. C’est là que mes coups
font le plus mal », suggère-t-il.
C’est pourtant sur la terre battue
d’Amersfoort qu’il a sévi au
début de l’été, battant au passage
un Gilles Simon dithyrambique
: « Cemec est superdoué,
il sait tout faire. Je l’ai vu mettre
6-1 à Robredo et puis il rate un
retour de service et dit : “ Voilà,
c’est pour ça que je suis nul, je
n’arriverai jamais à rien ! ” Et il
ne met plus une balle dans le
court. Son problème, c’est le
mental. Je le connais depuis
qu’on a dix ans, il a toujours été
commeça. Le jour où il sera plus
solide dans sa tête, il va en faire
des ravages. »
FRÉDÉRIC BERNÈS
(avec F. Ra)