Après avoir longtemps choisi l´explication de texte sur l´absence de Marion Bartoli, le capitaine et les joueuses optent, vendredi lors de la traditionnelle conférence de presse après le tirage au sort, pour le commentaire à la française version soft d´Amélie Mauresmo ou à l´anglo-saxonne version critique de Tatiana Golovin. Et cette prise de paroles semble libérer un sentiment d´agacement général. Comme dans toute dissertation, il faut poser le débat et les questions en introduction. Pourquoi Marion Bartoli n´est pas présente en Italie ce week-end ? L´équipe de France peut-elle accepter la présence de son papa Walter dans le staff ? Comment les joueuses vivent-elles ce choix bartolien ? En attendant les joueuses et leur staff n´oublient pas leur priorité : la demi-finale contre l´Italie à partir de 15 heures ce samedi.
L´histoire commence par...
Si Marion Bartoli n´est pas en équipe de France, c´est qu´elle a préféré décliner sa sélection non officielle juste avant son match contre Shahar Peer selon Georges Goven. La finaliste de Wimbledon et son papa Walter ont invoqué une grosse fatigue et le capitaine n´a pas voulu créer de «polémique» en plein tournoi en la titularisant contre son gré. «Avant le match contre Peer (Ndlr : victoire en huitièmes de finale à Wimbledon), Walter (Bartoli, le papa et entraîneur de Marion) est venu me voir pour me demander ce que j´allais faire. Je lui ai dit : "Marion, je la sélectionne, c´est normal, elle a très bien joué". Il m´a répondu : "Ce n´est pas possible, elle est morte, cuite." Derrière, elle fait finale, c´est vraiment très bien. J´accepte que Marion ne vienne pas parce qu´elle est fatiguée. Je ne l´ai pas sélectionnée pour cette raison-là. Je me suis dit que psychologiquement au moment où elle joue très bien ce serait vraiment mal venu d´un capitaine de la mettre dans une sélection, de la mettre devant le fait accompli et de déclencher une polémique au moment de Wimbledon. Mais il n´y a pas de lézard avec les Bartoli.» Cette attitude du capitaine protège ainsi Marion Bartoli car elle n´a pas eu à décliner officiellement la sélection et ainsi se retrouver éventuellement exclue d´une possibilité de disputer les Jeux Olympiques.
«Je ne suis pas née en France et j´ai l´impression d´être plus française qu´elle»
Pour les lézards, il faut voir Tatiana Golovin. Toujours aussi franche et spontanée, elle dit tout simplement ce qu´elle a sur le coeur. Et l´explication de texte prend une tournure moins analytique. Dans les universités américaines, les étudiants donnent leur avis et Tati ne s´en prive pas : «Je trouve que c´est triste qu´elle ne vienne pas. Ce sont des excuses l´histoire de son père... C´est bon, c´est une semaine dans l´année. C´est un honneur d´être là. De ne pas venir, c´est triste et décevant, elle ne donne pas une bonne image. Quand elle va à la télé et qu´elle commence à dire que les Russes nous ont battues parce qu´elle ne pouvait pas voir son père dans les tribunes. Tu es une joueuse de tennis, tu ne peux pas te débrouiller toute seule sur le court. Je trouve cela ridicule. En plus, on n´est pas toute seule, on a un super capitaine, un super entraîneur, des super kinés, un très bon staff. Et quand elle dit que les Italiennes ont gagné parce qu´elles ont leur entraîneur, ce n´est pas vrai. Si elle ne veut pas être là, c´est son problème. Moi je ne suis pas née en France et pourtant, j´ai l´impression d´être plus française qu´elle.» C´est «la phrase du jour», lance alors Amélie Mauresmo.
Marion Bartoli doit se conformer aux règles du groupe
Et il n´est pas question de faire une exception pour Marion Bartoli qui veut bien jouer en équipe de France si elle peut s´entraîner avec son papa, Walter. La réponse de Georges Goven est claire : «Si on veut parler de l´intégration de Marion dans l´équipe de France aux conditions qu´elle demande, c´est non. Si on demande à Laporte ou à Domenech comment ils sélectionnent leur équipe de France, ils la sélectionnent en fonction d´un groupe. C´est le groupe qui domine, ce n´est pas une individualité. Je ne trouve pas cela choquant dans l´esprit parce que Marion a toujours fonctionné comme cela avec son père. C´est une donnée qu´il faut prendre en compte, mais la mettre en pratique en équipe de France, c´est quasi impossible. Si Marion veut venir, elle est plus que la bienvenue mais aux conditions de l´équipe de France. S´il y a des aménagements qui sont possibles à faire, on peut les étudier. Mais comme cela, ce n´est pas possible. Je parle en mon nom mais je dis aussi ce que les joueuses pensent. On est une équipe, on est un groupe. On vient parce qu´on a envie d´être en équipe de France, parce qu´on a envie de représenter son pays. C´est un honneur, un devoir.»
«Si on fait une exception, cela ne fonctionne plus»
Si la France a souvent un petit faible pour les mal aimés, les équipes de France, tous sports confondus, préconisent toutes le même credo, la force du groupe. Les précédents colonisent les archives de tous les journaux avec les Cantona ou Anelka en foot, Chabal un temps en rugby ou Pioline en tennis. Et les explications d´Amélie Mauresmo et Nathalie Dechy ne laissent pas de place à l´ambiguïté. L´exception culturelle à la Française ne peut se transposer en sport et chacun doit respecter les règles pour préserver la cohésion d´un groupe et éviter «le boxon» comme le dit la numéro 1 tricolore avant d´ajouter : «Comment voulez-vous qu´un capitaine fasse une sélection sur des critères dont il ne détient aucune clé ? Il ne va pas la voir jouer de la semaine, il ne peut pas la comparer avec d´autres joueuses, il est obligé d´avoir une confiance totale en Walter et Marion, c´est impossible. Tout le monde est ouvert pour dire : "Walter, tu nous donnes des infos et on fait en sorte pour que tout se passe bien". Tous les entraîneurs de toutes les joueuses sont en contact avec Loïc ou Georges pour dire : "En ce moment, on fait plutôt cela, on oriente le travail comme cela". Il y a un fonctionnement à respecter et on ne peut pas changer sinon c´est le boxon.»
Et Nathalie Dechy corrobore complètement les propos de sa leader : «Si on laisse Marion faire cela, il y aura toujours une autre joueuse qui va arriver avec un autre fonctionnement. Et puis une autre, et puis une autre et à la fin, il n´y a plus d´équipe. A partir du moment où tu fais une exception, cela ne fonctionne plus. Et d´autre part, quand j´entends parler de fatigue, je ne suis pas du tout d´accord. On est toutes fatiguées, on a toutes des programmes, on a toutes un grand nombre de matches dans les jambes quand on arrive en Fed Cup, les changements de surface sont là pour toutes les joueuses, les semaines de Fed Cup ne sont pas faciles à mettre dans le programme qui est déjà chargé. Quand on est finaliste de Grand Chelem, si on n´est pas blessée, c´est un honneur et un devoir de représenter son équipe et son pays et d´aller se battre pour une place en finale. Je trouve dommage que Marion ne soit pas venue. Je pense que les résultats que les garçons ont obtenu en Coupe Davis et les filles en Fed Cup sont nés de cet esprit de groupe. C´est pareil en foot ou en rugby, c´est ce qui change entre les tournois et la Fed Cup. Jouer une Fed Cup, c´est bien plus difficile que de jouer un tournoi, il faut avoir l´équipe derrière. C´est ce qui fait la force de l´équipe.»
source?
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désolé pour le doublon
source?
En même temps vous n´avez pas besoin de Bartoli pour battre l´Italie.
Bon je la donne vu que agrippa semble mort :
http://www.lequipe.fr/Tennis/breves2007/20070713_162937Dev.html
MaX__ Posté le 13 juillet 2007 à 17:30:08
En même temps vous n´avez pas besoin de Bartoli pour battre l´Italie.
"
L´Italie est tenante du titre, donc rien n´est joué.
oui excusez moi de pas avoir donné la source
oui excusez moi de pas avoir donné la source
C´est pas grave,
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sion je pense qu´on va battre l´Italie mais c´est vrai que une fille qui sort d´une finale de GC pourrait jouer pour son pays une semaine plus tard
mais bon c juste un avis perso
De toute façon je l´aime pas Bartoli, elle prétend qu´elle peut pas jouer sans que son père soit à côté, elle est stupide.
Et son père doit être un vrai emmerdeur pour la coller comme ça, il pourrait au moins la laisser s´épanouir seule pendant quelques matchs, ça lui ferait pas de mal.
Je trouve un peu curieux, cette façon de considérer le refus de jouer en FedCup ou en Coupe Davis comme une sorte de haute trahison. Surtout en Fed Cup.
1) Je trouve déjà ça bizarre dans le foot. Si un joueur le conçoit comme un honneur, tant mieux pour lui, et je comprends tout à fait qu´il s´y investisse. Mais ça ne veut pas dire que celui qui "a déjà donné", ou même celui qui refuse une sélection est un traître. C´est vrai, quoi! Chacun est libre de choisir s´il veut défendre les couleurs de son pays ou pas. Il n´y a pas un "droit" du pays à exiger que tout un chacun lui sacrifie sang et sueur, et c´est totu particulièrement vrai dans le domaine du sport.
2) ça s´applique a fortiori en Coupe Davis. C´est certes un trophée prestigieux et une compétition passionnante, mais le tennis est un sport avant tout individuel, et il n´est pas étonnant que tous les joueurs ne se sentent pas forcément "appelés". Michael Chang le disait très bien en son temps.
3) ça s´applique encore a fortiori à la Fed Cup, qui est une compétition autrement moins cotée que la Coupe Davis, pour ne pas dire carrément pourrie. Alors, que certaines souhaitent y participer, c´est un choix respectable et tout à leur honneur, mais ce n´est pas une raison pour cracher sur celles qui ne le souhaitent.
En ce qui concerne Bartoli, c´est un peu différent : ce n´est pas qu´elle ne veut pas participer, c´est qu´elle souhaite que papa soit là. Alors là, je rejoins partiellement Partie_Noire : son père est un gros connard. S´il y a une chose qu´un père devrait essayer de donner à ses enfants, c´est bien l´indépendance. Quand on voit comme elle est condamnée à une sorte de dette éternelle parce que son cher géniteur l´a forcée à s´entraîner comme une dingue, quand on voit le lien de dépendance qu´il a patiemment construit, je suis dégoûté. C´est d´autant plus triste, qu´elle a l´air de s´y être résignée, voire d´y être attachée. Ce genre de commentaire est également valable pour Miss Sharapova. Qu´elles prennent modèle sur Martina, et qu´elles envoient un peu balader leurs parents envahissants.
Ne confond pas Richard Williams, Yuri [jecrois] Sharapov et Walter Bartoli à la mère Hingis...
Aucune de ces 3 joueuses ne sont arrivé à 14 ans sur le circuit et avoir un planning d´une joueuse adulte. Hingis était totalement sous le controle de sa mère alors que les 3 autres joueuses le sont tout de même moins. Elle décide de leur planning etc...
PS: J´espère que Sharapova sera interdite de JO.
* Posté le 13 juillet 2007 à 17:37:15 avertir modérateur
* MaX__ Posté le 13 juillet 2007 à 17:30:08
En même temps vous n´avez pas besoin de Bartoli pour battre l´Italie.
"
L´Italie est tenante du titre, donc rien n´est joué.
<< Peut-être, mais Schiavone Santagelo et Penetta enchaînent les contre-perf cette année, alors que l´an passé elles étaient assez fortes ( même si elles ont eu beaucoup de chance en finale).
D´un côté, c´est vrai que Mauresmo ne fait que la merde depuis le début de la saison, elle aussi.
faut espérer que Tati retrouve son vrai niveau cet après-midi
Je n´ai pas parlé de Williams, qui est un cas particulier. Mais Bartoli est entièrement sous la coupe de son père, ça crève les yeux.
Demain j´irai voir 1 ou 2 matchs de la rencontre Belgique-Chine.
Notre 1ère joueuse est classée 350ème à la WTA. ça risque d´être marrant.
Voila la France mène 1/0, Tati a battu Tathi 6/3,2/6,6/2