Tennis - ATP - Lyon : Gicquel sur un petit nuage
Il reconnaît «être passé par tous les états». A l´issue d´un match plein de rebondissements remporté face à Xavier Malisse (6-4, 1-6, 7-6), Marc Gicquel, fatigué, exténué même, raconte son bonheur de se qualifier pour sa première finale d´un tournoi ATP.
«Marc Gicquel, comment avez-vous vécu ce match à suspense ?
Je réussis un très bon début de match. Je joue très bien, je joue mon tennis, en fait. Dès le début du deuxième set, j´ai un bon coup de moins bien. Je n´ai plus de jus, je me sens physiquement touché. Mais au début du troisième, je me suis dit que c´était la dernière chance pour atteindre la finale. J´ai tout donné, je me suis battu sur tous les points. A 5-2, je me procure trois balles de match. Puis il revient à 5-5.
A ce moment-là, comment cela se passe dans votre tête ?
Je ne me vois pas très bien. Mais je passe ensuite beaucoup de premières balles à 5-5, puis dans le tie break. C´est ce qui m´a sauvé. A la fin du match, je tombe à genoux car je n´en pouvais plus. J´en avais même les larmes aux yeux. Je suis un peu passé par tous les états durant ce match, mais l´avoir gagné est vraiment fabuleux. La première chose que j´ai faite, de retour dans les vestiaires, c´est m´allonger par terre. Ensuite, j´ai retrouvé mes parents, qui m´ont félicité, mais sans en faire trop. Chez moi, on intériorise beaucoup.
Au-delà du physique, ne craignez-vous pas d´avoir laissé beaucoup d´influx nerveux dans ce match marathon ?
C´est nerveux, c´est physique, c´est tout. Mais il ne reste plus qu´un match, donc ça va aller. Je vais bien me reposer, me faire masser, d´ici à dimanche. Et puis, j´espère que la deuxième demi-finale sera également très longue. Comme cela, mon adversaire sera aussi émoussé.
Quel regard portez-vous sur votre remarquable parcours depuis quelques semaines ?
Depuis l´US Open, je suis dans une très bonne spirale. A Metz, j´étais déjà très content de mon parcours avec une demi-finale. Si on m´avait dit que je ferais encore mieux à Lyon, je ne l´aurais pas cru. Je suis sur un petit nuage.»