Une coquille vide seulement si on ne le regarde qu'une unique fois. Sinon je pense qu'il y a un tel travail derrière qu'on peut en découvrir à chaque visionnage.
Déjà on peut passer un bon moment à admirer le ballet de la caméra, c'est un peu plus virtuose que chez Nolan quand même.
Des plans plus longs les uns que les autres pour saisir l'intégralité d'une unité de temps et de lieu. On saisit directement l'action et les conséquences sans avoir besoin d'un montage bancal.
C'est sur c'est plus long à penser, mais au final ça se ressent dans la fluidité.
Et pour un film où l'espace est omniprésent et écrase tout, c'est avant tout sur l'homme.
Voir une Bullock ( me souvient plus du nom du personnage ) sans repère, qui n'arrive pas à achever son deuil évoluer tout au long du film jusqu'à sa "renaissance" c'est quand même poignant.
Entre la scène où tu vois la géométrie ovoïde du module avec Bullock qui dort en apesanteur au centre relié par le cable de sa combinaison = enfant dans son liquide amniotique avec cordon toussa toussa
et le plan finale où Bullock jaillit de l'eau et de la vase pour se mettre à 4 pas puis émerger en contre plongée pour finir par se lever.
Je pense qu'il y a un peu plus qu'une coquille dans ce film 