Numéro 1 sur tous les tableaux, Juan Carlos Ferrero déroule son tennis. Au Masters Series de Madrid, l´Espagnol, tombeur de son rival Roger Federer en demi-finale, a largement dominé la finale contre le surprenant Chilien Nicolas Massu. Ferrero s´impose 6-3, 6-4, 6-3 et prouve s´il en était encore besoin qu´il n´est plus seulement un spécialiste de la terre battue. Le " Mosquito" sera un sérieux client à Bercy et à la Masters Cup de Houston où il entend bien confirmer son nouveau statut de patron du tennis mondial.
Ferrero, maître chez lui.
Cet homme est riche. Du haut de ses 23 ans, Juan Carlos Ferrero accumule les titres, les victoires et les honneurs. Dimanche, devant son public et sous les yeux de son père auquel il dédiera sa victoire, l´Espagnol a certes empoché la bagatelle de 450 000 euros. Mais plus encore que ces considérations financières, c´est bien de sa domination sur le jeu et sur le circuit que Ferrero retire aujourd´hui sa plus grande richesse.
A partir de lundi, le prodige espagnol cumulera les fauteuils de numéro un au classement technique mais aussi au classement du Championnat mondial ATP où il déloge l´Américain Andy Roddick. Une véritable revanche pour celui qui avait dû s´incliner face au colosse US en finale du dernier US Open. Trajectoires croisées, alors que Roddick tombait dans la capitale espagnole dès les huitièmes de finale sous les coups de Massu ( 7-6, 6-2), Ferrero, lui, aura mis la planète tennis à ses pieds et surtout oublié la déception de Flushing Meadows.
Premier titre en salle
Une finale qui avait pourtant déjà sonné comme un coup de semonce. Le champion de Roland Garros 2003 avait averti ses concurrents qu´il comptait étendre sa domination au-delà de la seule terre battue. A Madrid, dimanche, Ferrero, vainqueur du Chilien Nicolas Massu, a décroché son premier titre indoor, fruit de son extraordinaire polyvalence.
Après Valence, Monte-Carlo – déjà un Masters Series – et bien sûr Roland-Garros cette saison, le nouveau boss du tennis mondial n´a fait dimanche qu´une bouchée de son adversaire. Comme si Ferrero n´y suffisait pas, Massu avait à faire, dans un Rockodromo enfiévré, à 10 000 Espagnols ne jurant que par le « Mosquito ». Le Chilien aura beau batailler durant près de deux heures trente, la sévérité du score ( 6-3, 6-4, 6-3) en dit long sur le cavalier seul du nouveau héros ibérique.
Déjà l´animal avait piqué fort et juste samedi en demi-finale dans le duel au sommet face à son rival Roger Federer. Une victoire en trois sets ( 6-4, 4-6, 6-4) qui aura fini de libérer Ferrero. Car en attendant des jours meilleurs, le champion helvète doit se rendre à l´évidence. Si les deux hommes, accompagnés de Roddick, s´annoncent comme les deux grands leaders du circuit, Ferrero mène aujourd´hui la danse comme jamais.
Avec en point de mire un dernier Masters Series à Bercy qui ne dépareillerait pas dans sa nouvelle collection, un tournoi des Masters à Houston où il mettra un point d´honneur à marquer son territoire et enfin une finale de Coupe Davis à jouer sur le gazon australien, Juan Carlos, plus souverain que jamais, se voit offrir un programme à la hauteur de son nouveau statut. Royal !