de l’actuelle lanterne rouge du championnat ?
Vahid Halilhodzic : « L’apprentissage est difficile pour eux. Sur aucun de ces matches, Le Mans n’a été ridicule. Cette équipe ne ferme pas beaucoup le jeu, et même face à Marseille ( 5-0), ils ont eu quatre-cinq véritables occasions. Alors je me dis qu’un jour ou l’autre, tout va se déclencher, pour cela je ne cesse de dire aux gars que c’est un piège. Personne ne nous pardonnerait de perdre après quatre victoires. Nous avons une obligation de résultat, même si cela ne sera pas facile. Attention piège ! Je le répète. »
PSG.fr -. N’as-tu pas peur que ces deux semaines de coupure ne soient néfastes pour ton équipe ?
Vahid Halilhodzic : « Il n’y a pas eu une grosse charge de travail la semaine passée. En revanche, depuis lundi nous avons bien travaillé. D’ailleurs, nous avons fait passer des tests VMA ( vitesse maximale aérobie qui permet de mesurer le VO2 max., nda), et tous les joueurs ont amélioré leurs performances, ce qui est bon signe. »
PSG.fr -. Tu parles de match piège, mais quels sont les joueurs qui t’inquiètent plus particulièrement chez les Manceaux ?
Vahid Halilhodzic : « Il y a de bons joueurs au Mans, Cousin, Capron, D’Amico, etc. Il y a peut-être un manque de maturité car l’équipe est encore en apprentissage de la Ligue 1, mais c’est une formation qui aime bien combiner et qui ne balance pas trop les ballons. »
PSG.fr -. Serais-tu tenté d’aligner une formation très offensive face au Mans ?
Vahid Halilhodzic : « Mais vous pouvez jouer avec cinq attaquants sans pour autant espérer marquer des buts. Tout dépend de l’organisation du jeu plus que de toute autre chose. »
PSG.fr -. Il y a quelques semaines de cela, il y a eu tout un débat autour de la présence du Mans en Ligue 1. Quelle est ton opinion à ce sujet ?
Vahid Halilhodzic : « Mais que je sache, Le Mans a gagné sa place en Ligue 1 sur le terrain, elle ne l’a pas obtenue grâce au fair play ou au Père Noël ! Il n’y a pas eu de décret pour jouer à ce niveau, ce débat n’a donc pas lieu d’être. Il y a juste l’apprentissage qui est un peu difficile. »
" Le PSG doit toujours être
le plus haut possible "
PSG.fr -. Vos quatre victoires consécutives en championnat ont dû vous soulager. Comment te sens-tu aujourd’hui ?
Vahid Halilhodzic : « Bien-sûr que ça va mieux. Nous étions dix-septièmes, et les critiques pleuvaient de toutes parts. Nous étions ridicules. Aujourd’hui, la qualité du travail défensif et offensif est plus performante. Chacun comprend mieux son rôle. Mais le PSG n’est pas pour autant à l’abri d’une défaite inattendue, d’une déception. Je demeure très modérément optimiste. »
PSG.fr -. Qu’est-ce qui a changé depuis un mois ?
Vahid Halilhodzic : « Nous avons franchi un palier dans la confiance, mais j’attends la phase suivante où nous saurons marquer plus, lorsque cela s’avèrera nécessaire si l’on veut vite se mettre à l’abri. »
PSG.fr -. Samedi, Paris retrouve le Parc, où il s’agira de continuer à se faire respecter…
Vahid Halilhodzic : « Oui, d’ailleurs j’ai été positivement surpris que le Parc soit resté solidaire alors que nous étions dix-septièmes en début de saison. Les joueurs avaient d´ailleurs peur de la réaction du public, et je suis certain que cette attitude a dû les aider. »
PSG.fr -. Comment va Lionel Letizi ?
Vahid Halilhodzic : « Letizi a un problème au mollet, il a encore besoin de temps, et il a très envie de montrer ses qualités. J’ai confiance en ceux qui sont là. »
PSG.fr -. Par le passé, Paris n’a jamais fermé la porte aux stars, au contraire même puisqu’il s’agissait un peu de sa marque de fabrique…
Vahid Halilhodzic : « Il manque en effet deux-trois joueurs de classe à ce groupe. En disant cela, je parle évidemment d’un autre budget, largement revu à la hausse. Alors je veux bien admettre qu’il s’agit d’une année de transition, mais la saison prochaine, je pense que je serai plus exigeant avec mes dirigeants. »
PSG.fr -. Pour conclure, on se rend compte que le ton et la vision d’Halilhodzic ont changé depuis son arrivée à Paris…
Vahid Halilhodzic : « Lorsque j’ai vu que des joueurs refusaient de venir à Paris, cela a été une dure vérité à assumer. Alors si cette année, nous avons vendu deux fois plus que nous avons acheté, le PSG doit toujours être le plus haut possible. C’est la réalité des choses. »