Banni du championnat du monde pour la deuxième année consécutive par Franco Ballerini, Michele a répliqué de la même façon qu´en 2002 en remportant le Tour de Lombardie. Le coureur de la Fassa Bortolo, échappé à 18 kilomètres de l´arrivée en compagnie d´Angelo Lopeboselli ( Cofidis), a devancé au sprint son compatriote pour signer son septième succès en Coupe du monde, une de plus que Paolo Bettini. Ce dernier qui avait la Coupe du monde en poche depuis Paris-Tours, a abandonné à une trentaine de kilomètres de l´arrivée.
L´orgueil de Bartoli a parlé.
Quel panache! Michele Bartoli est décidément un champion d´orgueil. Comme en 2002, le Toscan adresse un magnifique pied de nez à Franco Ballerini, le patron de la squadra azzura, qui l´avait privé une nouvelle fois de championnat du monde. Cette décision de l´ancien vainqueur de Paris-Roubaix avait particulièrement peiné Bartoli, évincé malgré son excellente forme, en raison du choix de tout miser sur Paolo Bettini. Cette fois, il n´avait rien dit, préférant ruminer sa rage silencieusement. Sa victoire samedi à Bergame n´en est que plus belle, plus éclatante.
Le coureur de la Fassa Bortolo a été présent aux avant-postes toute la journée. Epaulé par son équipe, il a exploité à merveille l´échappée solitaire et matinale de son compatriote Francesco Bellotti, qui allait compter jusqu´à 14 minutes d´avance sur le peloton, avant d´être repris à 70 kilomètres de la ligne. Dès lors, les choses sérieuses commençaient. Dans la montée du Selvino, c´est Igor Astarloa, le nouveau champion du monde, qui montrait le premier des signes de faiblesse. A son tour, Paolo Bettini était distancé dans la Bracca. Fatigué nerveusement et physiquement après son échec à Hamilton et les polémiques qui on suivi, ce dernier allait finalement mettre pied à terre quelques kilomètres plus loin.