Maintenant, Dom, tu sais ce qu'il te reste à faire...
Il nous faudrait la suite... ![]()
Mais... Mais.... on ne saura jamais ce qu'il y a en bas des escaliers ??? ![]()
Même en noir et blanc, je penses que nous sommes capables d'aprécier... ![]()
Bien joué, Foumarc ! ![]()
Tu as réussi ce que je n'ai pas osé faire...
Je suis le premier à vouloir la suite de "Je fus une Légende" !
Un fan qui veut sa pitance quoi. ![]()
Ça y est, Dom se défile..... ça faisait longtemps... ![]()
Ouais il se défile facilement je trouve aussi!
Allé j'attends ton mail dans la semaine!
Ceux qui t'ont dit ouais ne sont pas des amateurs de Bande dessinée c'est tout. Ils ne considèrent pas le boulot monstrueux que cela demande et ils ne voient pas la subtilité des perspectives des vignette et les bonnes trouvailles.
Moi quand on commence à me raconter une histoire dans laquelle on réussi à m'immerger je veux la suite c'est d'une logique. ![]()
Je ne sais pas ce que tu as entendu mais c'est une reprise si c'est Please Bleed que j'ai posté pas loin de là.
Un Ben harper que j'ai refait et réarrangé de de A à Z.
Sinon je fais essentiellement de la musique d'illustration.
Voici l'une de mes compos sur un projet de Manga à la française.
http://studiocube.free.fr/Demo%20Trailer%2002%20Citeria.mov
Je sais, chaud d'écouter au taff
Mais ce post ne bougera pas.
Bon, pour remonter ce topic je vais poster une petite histoire que j'ai écrite il y a recemement
Veni, vidi, amavi ...
Mon nom? Gaétan, Gag pour mon vieux père. J'avais été embauché pour la saison dans un hôtel de luxe, Le Largo. Je devais ce job d'été à un amis de mon père, Pascal, qui travaillait là-bas en tant que chef bagagiste. Je pouvais le remercier car à dix huit ans, il était très dur de trouver un emploi dans ce genre d'établissement. Mais comment aurais-je pu savoir qu'il allait m'apporter beaucoup plus que cela?
Tout a commencé le jour où Mme de Morante, la célèbre créatrice de mode, est venue avec sa fille pour assister au défilé annuel des nouvelles collections. Cela coïncidait exactement avec mon premier jour de travail. À l'arrivée de nos prestigieuses clientes, Pascal me chargea de porter leurs bagages « pour faire mes preuves », ajouta-t-il malicieusement.
Mme de Morante traversa le hall d'un pas assuré et demanda la clé de sa suite à l'accueil. La jeune fille qui la suivait n'affichait pas du tout la même assurance : elle semblait plus réservée, le regard un peu fuyant. Étais-ce de l'ennui ou de la timidité ? Son teint très pâle contrastait avec l'éclat de ses lèvres. Elle se regarda furtivement dans un des miroirs vénitiens et repoussa un mèche de cheveux rebelles, mettant ainsi en valeur ses immenses yeux d'un bleu océan. J'avais rarement vu visage aussi harmonieux et angélique, sauf peut-être dans les portraits de Botticelli. Elle portait avec élégance un tailleur rose de haute couture et des escarpins assortis. Sa silhouette svelte et élancée présageait d'une belle carrière de mannequin.
J'aurais pu la contempler pendant des heures mais de peur qu'elle ne croise mon regard, je m'empressai de déposer leur valise dans l'ascenseur. Mme de Morante et sa fille me suivirent. Je me sentais ridicule à côté d'elles c'est pourquoi je me fis le plus discret possible. Je regardai à la dérobée ses mains parfaitement manucurées, humai son doux parfum à la violette... J'aurais voulu que ce moment dure des heures. Malheureusement, le quatrième étage arriva bien vite. Je laissai mes clientes s'installer et repartis dans le hall d'accueil, les yeux pleins d'étoiles. Cette jeune fille m'avait séduit et cela me rendait heureux.
~ ~ ~
Encore un hôtel. Nous n'avions plus de foyer, depuis la mort de mon père ; seulement des souvenirs comme cette vielle photo de lui qui ne me quittait pas... Mère changeait sans cesse d'endroit : elle enchaînait les défilés et les soirées mondaines. Ce genre d'hôtel, j'en voyais une trentaine par an. Toujours le même scénario : une entrée fracassante, un concierge prêt à tout pour satisfaire nos désirs, des bagagistes empressés pour porter tous nos paquets, même les plus légers. Aujourd'hui, il y avait eu ce jeune homme empoté, à peine plus âgé que moi, qui n'avait pas arrêté de me dévisager. Ridicule…
Le travail de ma mère pourrissait notre vie. Avec le temps, elle était devenue de plus en plus froide, de plus en plus stressée par la concurrence, « trop sous pression » disait-elle. Elle n'avait plus de temps pour moi, pour nous. J'avais dû très tôt apprendre à me débrouiller seule. Ma mère m'avait élevée certes avec tout l'amour dont elle était capable, mais elle ne m'avait pas vraiment regardée, pas accompagnée dans mes découvertes. Elle compensait le peu de temps et d'attention qu'elle me consacrait en me couvrant de cadeaux, en me traitant comme une princesse, persuadée que cela me suffisait… Cela ne m'avait pas suffit, loin de là. J'avais grandi sans qu'elle s'en rende compte, et l'avais détestée de plus en plus chaque jour. Comment pouvait-on être aveugle à ce point? Avec le temps, je m'étais mise à changer de comportement. Je devenais comme elle : hautaine, froide… Je devenais une personne que je détestais, à l'humeur fantasque, pleine de mépris et de haine. Je n'avais plus d'ami, personne ne me connaissait vraiment. Qui voudrait de quelqu'un comme moi? Je ne me connaissais même pas moi même. Tout était beaucoup trop flou dans ma tête. J'étais perdue.
~ ~ ~
Que devais-je faire ? Aller la voir ou non? Quel idiot je pouvais être ! Il ne fallait pas que je me berce d'illusion : elle ne m'avait sans doute même pas remarqué. Et si nous nous croisions encore, elle n'aurait aucune raison de me parler. Je n'avais rien des mannequins ou des athlètes blonds aux yeux verts qu'on voyait dans les magazines. Non, j'étais tout le contraire : maigre et longiligne comme mon père, avec un nez aplati et des oreilles légèrement décollées. Et quoi de plus banal qu'un regard sombre ? Bref je n'étais pas vraiment attirant, et ce genre de fille un peu superficielle 's'intéressais beaucoup au physique… Mais si elle ne voulait pas parler avec moi, cela n’aurait aucune importance… Enfin, si, cela en aurait beaucoup en réalité… Mais bon, Alea jacta est et qui ne tente rien n'a rien!
Mon père arriva, ce qui me tira hors de mes pensées.
"Salut, c'est moi! Alors Gag, comment s'est passé cette première journée à l'hôtel ?
- Parfaite, P'pa !"
Oui, cette journée avait été vraiment parfaite…
~ ~ ~
Je buvais une coupe de champagne près de la piscine. J'étais entourée de vieux riches en villégiatures qui, au lieu de donner leur argent à des associations caritatives, le dépensaient dans des cures de thalassothérapie... Toute cette ambiance bourgeoise et guindée correspondait bien au style de ma mère, ce style que je détestais...
J'étais plongée dans mes pensées lorsque je vis un jeune homme arriver vers moi. Il me fallut quelques secondes avant de reconnaître le bagagiste à l'air niais de la veille... Il s'avança vers moi et essaya d'engager la conversation :
"Vous avez besoin de quelque chose?"
Je posai lentement mon verre avant de répondre, pinçai des lèvres et pris un ton hautain, celui que je détestais, mais que j'employais constamment lorsque je parlais à quelqu'un.
"Vous êtes serveur ou bagagiste?" Le mépris que j'avais mis dans ma voix ne sembla pas le déstabiliser... Il répondis au tac au tac:
"Et même si j'étais les deux, cela vous ferais quoi ?" Son ton provocateur me plut immédiatement et je rentrai rapidement dans son jeu.
"Oh à moi rien du tout, répliquai-je, cependant je ne pense pas que votre patron se contenterait de cette réponse si je lui apprend que vous... hum "draguez" les jeunes filles au bord de la piscine au lieu de porter les valises d'une vieille dame...
- Qui vous dit que j'essaie de vous séduire?
- Est ce que j'ai parlé de moi en particulier?"
Un silence un peu embarrassé s'installa entre nous.
" Je m'appelle Cathy, dis-je pour rompre le silence.
- C'est un beau prénom...
- Vous trouvez?"
Nous discutâmes pendant quelques minutes au bar de l'hôtel. Le tutoiement s'était installé naturellement entre nous. Je commençais à perdre ce ton désagréable. En vérité, la présence de ce garçon me mettait à l'aise, je me trouvais naturelle, drôle... Pour la première fois de ma vie. Mais cet instant de bonheur fut de courte durée, j'entendis les claquement caractéristiques des talons de ma mère qui s'approchait. Une peur m'envahit alors: que me dirait-elle si elle me voyait avec ce garçon? J'entendais déjà les leçon de morales qu'elle allait m'administrer. Je ne pouvais pas courir un tel risque, il fallait que je m'en aille.. et vite.
"Il faut que j'y aille, dis-je au bagagiste.
- Pourquoi? Que se passe-t-il?
- C'est trop long à t'expliquer, je dois vraiment y aller...
Une voix stridente retentit alors:
- CATHY! cria ma mère, que faites vous ici, je vous cherche depuis dix minutes, vous m'aviez dit que vous m'attendriez à la piscine! - Je sais mère, désolé je...
- Et qui est-ce?"
Elle fit un geste de la tête en retroussant les narines comme si il s'agissait d'un moins que rien.
- Personne, mère, c'est juste...
- C'est un employé ! Il vous a importunée? Qu'on m'appelle le directeur ! Et vous Cathy, dit elle en s'adressant à moi, nous allons avoir une petite conversation. Montez dans la suite, immédiatement ! Et préparez vos bagages, nous partons demain."
Elle se tourna brutalement vers le bagagiste.
"Quant à vous jeune homme, quand j'aurai parlé avec votre patron, vous pourrez dire adieu a votre emploi..."
Je regardais tristement s'éloigner ce garçon avec lequel j'avais eu quelques instants de complicité ; je ne le reverrai jamais plus. Je ne pouvais pas l'accepter. Mais que pouvais-je faire? Rien naturellement, je ne pouvais pas contester les décisions de ma mère… Je ne voulus pas emprunter l'ascenseur, l'endroit de notre première rencontre : cela aurait été trop dur. Je pris donc les escaliers, en courant de plus en plus vite pour m'étourdir. Je me jetai sur le lit en pleurs défoulait : cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pleuré, depuis la mort de mon père en fait... Pourquoi ces larmes ? Je ne le savais même pas… Était-ce parce que j'étais vexée par l'intervention impétueuse de ma mère ? À cause d'elle ce garçon formidable allait perdre son emploi. Une mère capable de tant de froideur pouvait-elle vraiment aimer son enfant ? Comment pourrai-je continuer à vivre dans un tel isolement ? Cela faisait beaucoup de raison de pleurer en effet. Et si cette douleur montrait tout simplement que j'étais en train de tomber amoureuse ? Cela me terrifiait …
~ ~ ~
"Gag, ça va pas?"
Mon état était indescriptible. J'étais assis dans la cuisine, anéanti. Pourquoi? C'était bien simple, je venais de perdre mon emploi et de voir pour la dernière fois une fille si extraordinaire, que toutes les autres me paraîtront désormais mornes et sans intérêt. Comment aurais-je pu savoir que cette fille, Cathy, que je prenais pour une fille tout à fait banale au départ, était en réalité drôle, gentille, attentionnée… Et cette fille si parfaite, je ne la reverrai plus jamais.
"Gaétan, est-ce que ça va?"
La voix inquiète de mon père me réveilla. Je me tournai vers lui, hochai la tête. Je ne pouvais plus parler. Je retins un sanglot et finis par tout raconter à mon père : la rencontre de cette fille superbe, les hurlements stupides de la mère, mon renvoi… P'pa m'écouta, jusqu'au bout, sans m'interrompre, il compatissait, ça se voyait dans son regard.
"Ils partent demain, P'pa, à la première heure. Je ne peux pas laisser partir Cathy sans même lui dire au revoir… Elle ne connaît même pas mon prénom! Je crois que je suis amoureux… Il faut faire quelque chose..."
Mon père parut réfléchir pendant quelques instants, puis un sourire vint éclairer son visage:
" Ne t'inquiètes pas fiston, je vais arranger ça…"
~ ~ ~
Si je sais quelque chose sur la soufrance, c'est bien qu'il n'y a pas plus douloureux que de perdre quelqu'un que l'on aime. J'étais bien placé pour le savoir: quand ma femme m'avait quitté en me laissant Gaétan, j'avais cru que mon cœur allait se déchirer en lambeaux… Je ne voulais pas que mon fils subisse la même chose. Et pour ça, il fallait d'abord téléphoner à un vieil ami qui avait déjà rendu service à Gaétan …
~ ~ ~
L'heure du départ approchait, ma mère était très énervée, elle n'allait pas assister au défilé qu'elle aurait tant voulu voir. La seule chose qu'elle m'ait dite, c'était de faire ma valise et ne pas venir avant que cela soit fait.
Je n'avais même pas défait mes bagages qu'il fallait déjà les remballer. Moi qui, au départ, voulais quitter à tout prix cet hôtel , je me retrouvais à ne plus vouloir en partir. Mais à quoi bon? Le jeune bagagiste ne travaillait plus ici à l'heure qu'il était, ma mère n'avait sans doute pas eu de mal à persuader le directeur que ce garçon avait voulu me soutirer mon argent ou pire encore. Car si ma mère savait faire quelque chose, c'était mentir.
Je déposai donc ma valise à la porte, je vis rapidement quelqu'un s'approcher avec l'uniforme des bagagistes. Un fol espoir m'envahit alors. Non, bien sûr, ce n'était qu'un vieil homme gros et chauve… Il s'empressa de prendre ma valise et de l'emmener dans l'ascenseur.
"Eh, attendez, qu'est-ce que vous faites?"
Trop tard, la porte de l'ascenseur s'était refermée. Je pris l'escalier et le dévalai quatre à quatre. Mais qui était donc cet homme? C'était bizarre, il me rappelait vaguement quelqu'un. sans doute l'avais-je déjà aperçu dans un couloir. J'arrivais enfin dans le hall, me dirigeai vers l'ascenseur, ouvris la porte et y trouvai ma valise intacte,. Je l'ouvris, rien ne manquait… Mais qui était donc ce fou, et pourquoi avait-il agit ainsi? Je n'eus pas le temps de réfléchir davantage que déjà j'entendais la voix sèche de ma mère:
"Cathy, il est l'heure, montez dans la voiture, et pas d'histoire."
Mon cœur se serra: alors c'était ainsi? Je ne reverrai plus ce garçon si formidable. J'éclatai en sanglot, je me retournai une dernière fois vers l'hôtel, seul souvenir qu'il me restait de lui. Je l'aimais.
~ ~ ~
Ça y est, elle était partie maintenant. Seul, triste, anéanti, voilà les mots qui me décrivaient le mieux en cet instant. Mais qu'avait voulu dire mon père avant de sortir précipitamment ? Peu importe, c'était le seul espoir qu'il me restait. Mais cela était tellement dérisoire… car je l'aimais.
~ ~ ~
Épilogue:
J'avais changé d'hôtel... Seule, triste, déprimée, fâchée contre ma mère, je ne voulais même plus exister... À contre-cœur je résolus de sortir mes affaires : pour moi, c'était comme tirer un trait sur toute cette histoire.
J'ouvris lentement ma valise, et y découvris entre deux vêtements un morceau de papier plié en quatre. Je l'ouvris lentement, une pétale de rose en glissa et tomba sur le plancher. Mes mains tremblaient... Sur cette feuille, quelqu'un avait écrit ceci:
"Voici mon numéro, appelle moi. Je t'aime.
PS: Je m'appelle Gaétan..."
Une larme vint s'écraser sur le mot. J'étais heureuse.
Mais..
Cette petite nouvelle est splendide!
Flo! C'est bien de toi?
(Flo qui m'écrit en language sms sur msn parfois à écrit ça?
)
On passe d'un personnage à l'autre d'une façon subtile, les sentiments sont bien décrit les perso ont une profondeure psychologique! La mise en scène excellente!
Bravo! Fais nous une fic man! ![]()
Décidément que de bonnes surprises parmis les forumeurs et leur talents cachés!
J'attends que Kty pousse la chansonnette et comblé je serais! ![]()
Bon d'accord, la prof de français a corriger TOUTE les fautes ^^
Mais oui, c'est moi qui l'es écrite ^^
qui l'ai* corrigé* toutes* xD
^^ Ah oui c'est toi que l'es écrite mais le prof à corrigé les fautes
Je vois//
Non mais sans dec' Bravo ! ![]()
Merci ![]()
Je confirme ce que je t'ai dit Flo, c'est très bien tout ça ![]()
Bon, moi je vais tout, mais alors tout casser ![]()
Flo, j'ai déjà lu, et je te le redis : j'ai beaucoup aimé ![]()
Betty : tu dessines super bien, les dessins que je préfère sont les deux ou trois premiers. Les autres, je vais te donner quelques petits conseils (eh, t'es pas la seule à dessiner ici
)
Quand tu fais les décors, genre montagne, essaye de pas couper en un trait quasi-horizontal, et pour les couleurs, je te conseille d'utiliser des crayons plutôt que des feutres, ça te permet de donner du relief plus facilement, par exemple, ou même un mouvement plus fluide... ![]()
Dom : ils ont tous raison... y a quoi au fond des n'escaliers ? Un pitit
loup-garou-qui-vous-déchiquette-et-vous-tranche-po
ur-en-faire-des-pitits-pââââtés ? ![]()
Nimette, foumarc et les autres chanteurs : comme par hasard, on se demande pourquoi, le son de l'odrinateur ne foncitonne plus ! Donc, je peux pas écouter vos chef-d'oeuvres ![]()
je ne suis pas certain de comprendre...
Moi non plus ![]()