Gag, tu as du pain sur la planche 
Je vous quitte après cet extrait
sans doute un peu plus court que les autres...
Bonne lecture
Je me rendis compte, de retour à la réalité, que je me tenais la tête et qu’une douleur fusait atrocement dans mon crâne. Elle se calma peu à peu. J’ouvris mes yeux. J’observais Logan avec appréhension. Il me rendit mon regard, qui disait franchement :
« Calme-toi, tout ira bien… »
Je gardais tout de même cette inquiétude au fond de moi. Je n’étais pas rassurée. Les paroles d’un homme me tirèrent de mes pensées :
- Alors, connais-tu ce jeune… hum… homme ? me demanda-t-il.
Je n’arrivais pas à prononcer un mot. Bien sûr que je le connaissais ! Mais les paroles restaient coincées dans ma bouche.
Tout à coup, d’autres flashes apparurent devant mes yeux. Je regardais la scène se déroulant sous mes yeux avec tristesse et étonnement à la fois. Je n’entendais aucun son, mais je voyais tout. Et ce que je regardais me laissa sans voix.
La scène se déroulait dans cette même clairière, là où je m’étais retrouvée avant que l’on ne m’assomme à nouveau. Mais cette clairière, était rajeunie de quatorze, longues, années. Le jeune homme était bien bleu. Mais vraiment tout bleu. Sa peau, ses cheveux, tout. Sauf ses yeux. Eux, ils étaient gris. Mais d’un gris si vivant, qu’il me figea sur place. Je continuais à regarder la scène avec cette même tristesse. Le petit garçon était là, lui aussi. Mais aucune trace de la jeune femme. Elle s’était comme… volatilisée. Je me laissais envahir par les émotions et les larmes commencèrent à rouler sur mes joues. Mais je n’avais pas bougé d’un pouce. Seules ces perles transparentes qui roulaient de mes joues certifiaient que j’étais vivante.
Encore cette fois, les images disparurent aussi vite qu’elles n’avaient apparu. Je me retrouvais à genoux, au milieu de ces hommes et femmes qui me regardaient de travers, pendant que je fixais Logan. Mais qu’avais-je donc fais pour qu’ils m’observent ainsi ? Mais lui, Logan, me regardais comme s’il avait compris ce qui s’était passé dans ma tête. Comme faisant partie de mes sens et de mon esprit…
J’essuyais les larmes qui étaient encore sur mes joues humides, puis je me relevais dignement, me redressant de toute ma hauteur. Je ne voulais pas les impressionner. Je voulais simplement qu’ils sachent que je n’aimais pas le regard avec lequel ils m’observaient. Ils durent comprendre le message, car ils sourirent.
- Alors, le connais-tu ?
Je lui répondais malgré moi :
- Oui. Mais lui m’a connue en premier. Et il m’a protégé. Jusqu´à aujourd’hui.
- Exactement.
Je me tournais vers la voix qui avait parlé. Ce fut Logan qui avait affirmé ce qui venait de sortir de mes lèvres. L’assemblée hocha la tête. Moi, je perdis la mienne. Trop d’émotions se mêlèrent avec les souvenirs douloureux que je détenais déjà à l’intérieur de moi-même. Je retombais au sol, la vitesse des flashes et des douleurs se succédant me martyrisant l’esprit.
Ma mémoire chevauchait le passé, les tumultes de souvenirs se bousculaient indifféremment, et moi, je me roulais par terre dans un dernier cri de douleur.