Voila...un extrait plus ennuyeux, mais nécéssaire...tout comme son chapitre...
Chapitre 2
Souvenirs douloureux
J’étais plongée dans le noir. Je repensais aux événements qui s’étaient passés depuis ce jour. Qui n’était d’ailleurs pas très loin. J’avais cru que la vie était simple jusqu´à ce jour. Ou du moins, pas aussi compliquée et difficile que celle que je vis maintenant.
Au fait, je me présente : je m’appelle Amy Lee. J’ai des cheveux argentés que je teint de noir. Mon nez est « concave », et mes joues sont rehaussées. J’ai une bouche qui fait penser « aux vagues rondes de la mer » comme dirait mon père. J’ai une silhouette fine et un caractère fort. Je fais de l’escalade et de la gymnastique depuis que j’ais six ans. Mais je suis en ce moment tellement faible que je ne réussirais même pas à me lever. Mais je m’attarde.
Tout a donc commencé ce jour là, ce jour baigné d’une chaude lumière d’été. Comme d’habitude, je partais au collège pour passer mes examens de fin d’année. Je serrais les mitaines soigneusement pliées dans mes poches. Mon frère me les avait offertes le jour de mes treize ans. Comme je grimpais souvent dehors en hiver, il me les offrit pour que je ne me gèle pas les doigts.
Elles étaient noires, simples et se resserraient avec un scratch. L’été, je les mettais pour ne pas avoir de blessures aux mains. L’hiver, pour ne pas me geler les doigts. Elles étaient pourtant coupées à la moitié de ces derniers. Mais le sang réchauffé n’avait sans doute pas le temps de se refroidir. De puis, je les conserve car elles m’affectionnent beaucoup, et me servent encore.
Ce souvenir me fit penser que je les avais encore dans ma poche. Je les sortis et les mis. Comme je disais, je marchais sur la route du collège pour aller passer mes examens. Réussir ceux-là m’importait peu, car ils ne comptaient pas vraiment pour moi dans ce que je voulais faire dans ma vie. J’avais une personnalité imaginative et voulait devenir écrivain. L’écriture m’avait toujours passionnée. J’avais voulu, pendant un temps devenir réalisatrice de films, mais avais abandonné cette idée par la suite.
Je marchais plutôt lentement, lasse et fatiguée par l’année de travail qui m’avais quelque peu défoncée. Les professeurs étaient sympathiques mais ils me reprochaient sans cesse l’attitude trop violente et mature à leur goût dont je faisais preuve pendant certaines pauses. Je défendais certains mais refusais d’admettre que c’était pour les protéger. Je disais que j’avais des « comptes à régler » ou des « ambitions personnelles ». Je ne restais pas dans le coin pour que l’on me remercie. Je ne reste pas plus maintenant. Du moins jusqu´à ce jour. Maintenant, c’était moi qui avais besoin d’aide.
Je rencontrais Emma sur le chemin. Elle, était fraîche et dispo comme toujours. Elle brillait dans toutes les matières sauf en sport : elle était tout particulièrement maladroite. Moi, c’était le contraire. Il n’y avait que deux endroits où je battais tout le monde. Le français, et le sport. Logique, vous me direz. Non, justement.
Je frôlais les records du monde de rapidité. Je me ralentissais énormément pour être tout de même crédible, mais je ne comprenais pas comment je pouvais dépasser ces records si durement gagnés avec autant de facilité. Seulement maintenant je commençais à comprendre mes capacités.
En français, mon imagination dépassait l’inimaginable. Je voulais l’utiliser pour parvenir aux fins de mon futur métier. Mais je m’attarde trop sur certains détails.
Nous arrivions devant le collège. Je traînais le pas. Emma me dit :
- Je suis en retard. A tout à l’heure !
Je ne lui répondais pas. Elle courut jusqu’au portail du collège, se ramassant à une ou deux reprises. Je marchais lentement vers l’ombre des buissons, pour m’asseoir, attendant une heure plus tard l’heure de mes examens. Mais je ne sus jamais de quoi répondraient les questions.
Je sentis un grand coup sur ma colonne vertébrale. J’avais l’impression de ne plus pouvoir bouger. Je remarquais que j’étais étendue sur le sol, mais qu’il n’y avait personne… je sentis des picotements dans tous mes muscles et me relevais péniblement. Je commençais à me remettre de ma paralysie passagère, quand on m’assena un grand coup sur la nuque. Ma dernière pensée avant de m’écrouler fut :
« Il y avait bien quelqu´un derrière moi… »
Puis je sombrais dans les ténèbres.