J´aime ta compréhension 
voila l´extrait, c´est la suite du dernier :
J’attendais que la nuit la plus complète nous enveloppe pour commencer mon ascension. Je soupirais. La paroi était remplie de prises, sans aucun doute, mais le moindre faux pas pourrait me conduire à la mort… j’entamais tout de même l’ascension sachant que c’était la seule solution pour sortir de cet enfer. Je mettais mes mains sur une prise en hauteur, puis mes pieds. Je m’allongeais au maximum pour atteindre une cavité me permettant de me hisser sans crainte. Je m’accrochais à deux mains dessus et montais mes pieds. J’étais déjà haut de trois ou quatre mètres et j’entamais le devers. Je me retrouvais dans une position en équilibre précaire. Je glissai tout à coup. Mes pieds pendaient dans le vide. Seule ma main gauche était accrochée à la paroi. Je tentais de lancer ma jambe droite avec rapidité pour passer au-dessus du devers. Trop bas. Mon pied retombait violemment manquant de me faire tomber. Ma main glissait et manquait de lâcher à n’importe quel moment. Je relançais mon pied avec plus de force, mais mes doigts lâchèrent prise et je me senti soulevé dans les airs. Mon dos heurta quelque chose de dur et ma main attrapa la roche. J’étais parvenu au-dessus du devers. Mais quelque chose d’autre m’attendais au-dessus… je regardais le dièdre avec une grimace d’horreur. Je continuais pourtant à monter vers mon espoir de survie. Mes jambes étaient en opposition et je tremblais de tous mes membres… je continuais ainsi jusqu´à ce que, après quelques heures d’escalade mortelle, j’arrivais enfin en haut.
Je respirais l’air qui me semblait pur, après ces longs jours passés dans les confins des flammes et de leur fumée. Je savais que je devais m’éloigner le plus possible d’ici si je ne voulais pas que l’on me capture. Les sentinelles de nuit étaient des drows et voyaient mieux que moi. Je me couchais, et commençais donc à ramper. J’avançais plutôt rapidement, mais pas aussi vite que si j’avais marché. Mes muscles me faisaient mal mais je continuais sans relâche pour réussir à passer le champ de vision des drows. La terre sur laquelle j’avançais lentement était sans aucun végétal, ni même eau. C’était une terre desséchée et chaque membre de mon corps qui bougeait la faisait craquer. Je priais le ciel pour que les sentinelles ne m’entendent pas. Seul le craquellement continu que mes membres faisaient provoquer m’accompagnait dans ma fuite. Peu de temps avant l’aube, n’en pouvant plus, je m’arrêtais et me couchais sur le dos, laissant la brise fraîche de l’aube me caresser le visage encore brûlant des flammes d’en dessous. Je sursautais. L’aube ? Il fallait que je coure à toutes jambes, sinon ils me verraient et me tuerais ! Je me levais le plus vite que je pouvais et commençait à essayer de courir. Une douleur au ventre me plia en deux et un cri étouffé s’échappa de ma gorge. Plaquant mon bras contre mon abdomen, j’essayais de courir en direction de la forêt que je voyais. Mais elle me semblait si lointaine que je doutais d’y arriver. Pendant ce temps, l’aube approchait ainsi que mon angoisse grandissait. Je courrais de toutes mes forces, quand une flèche venant de cette même forêt me transperça l’épaule et me fit tomber à terre. J’eu le temps de gratter un mot sur le sol, voyant arriver d’autres elfes, que je connaissais : Logan. Je n’eu pas vraiment conscience de ce qui se passa alors, je senti des mains me porter et m’amener vers la forêt, en entrant dans le bois je sentais parfois des branches me griffer doucement les mains et parfois les joues.
Je me réveillais enfin, au milieu d’arbres gigantesques, couché sur un tapis de mousse verte. Je passais ma main sur mon ventre : il était entouré de tissu blanc et lisse. On m’avait soigné. Je regardais autour de moi, et vis que la forêt était baignée d’une chaude et agréable lumière. J’étais enfin en sécurité. Puis je m’endormi aussitôt, comme je n’avais plus pu le faire pendant longtemps.
J’entendais des voix mais je ne comprenais rien. J’ouvris les yeux. Je voyais des gens qui parlaient mais je ne les entendais, ni les reconnaissais. Je voyais leurs lèvres bouger, je les voyais faire de grands gestes, mais il semblait que mon cerveau ne captait plus aucune information. Puis, j’entendis un murmure. Et ce murmure, prononçait mon nom.