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[Fanfic] Tomb Raider : Lethal Secret

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Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

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VideoGammerMan
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Niveau 10
19 août 2008 à 11:14:09

Allez c’est parti. J’ai fini mon chap de fond en comble alors, comme promis, je me réattaque à cette fic :grrr:
Je recommence tout depuis le début, et je commente en même temps.
Let’s Rock.

Prologue :
Sympathique et introduit bien, difficile d’en dire plus sur cinq lignes.

Chap 1 :
Bon alors un chapitre fort sympathique qui fait introduction à l’aventure. Je ne sais plus ce que j’avais dit lors de ma lecture, mais je pense me souvenir que j’avais repéré le « Ca y est! » où il aurait fallut mettre le verbe au passé. Rien de grave cependant. Ah oui, et dernière chose, l’unviers de Lara est bien reconstitué, GG.

Chap 2 :
« - Le hasard fait bien les choses on dirait, dit gentiment Lara avant de se lever non sans peine, qu'elle tenta de dissimuler aussitôt. »
--> y’a un bug dans la phrase, elle ne rend pas bien.
Lara qui s’endort avant le décollage ? Point crédible mon cher…
Idem pour les flingues qui sont dans le sac… Alors qu’on a même plus le droit à une bouteille d’eau sur soi, ils lui auraient laissée les 9mm xD ?
(Idem pour le couteau)
« La camionnette démarra précipitemment, balançant de gauche à droite, telle une grosse tête qui oscille »
--> se balançant *
Et en rapport avec ce passage, il est totalement anomal qu’ils se fassent chopper sur n parking d’aéroport blindé de monde.
Suspens néanmoins bien géré pour l’artéfact.
La réaction de Lara face à Kev dans le camion (le coup de poing) est largement démesurée.
« et ce n'est peu dire » --> et ce n’est pas peu dire *
« et qui semblait pertinemment savoir où il se rendait. » --> le « qui » ne devrait pas être là.
« et je pense que vous êtes la meilleure personne à y pénétrer sans risque et assez rapidement » --> à pouvoir y pénétrer *
J’aime comment Kev se fait pwned à la fin xD
Un chapitre globalement sympathique, sans histoire, ou le scénar progresse un tant soit peu.

Chap 3 :
Tu oublies de dire que le professeur tend le dossier à Lara.
« Les portes étaient penchées, quasi à l'horizontal, respectant l'inclinaison de la pente de terre où elle était cammouflée » --> elles étaient camouflées *
Le portail et les portes sont mal décrits, on se les imagine avec difficulté… Et Lara est bien trop forte. Le coup des éclairs, ça passe, mais on ne devine pas pour les deux statues aussi facilement, même quand on s’appelle Lara Croft !!!
S’en suit une triple répétition de « quelque », peu agréable.
« Tous cherchèrent d'où celui-ci provenait, jusqu'à ce qu'un bruit sec et violent suivi d'un hurlement de douleur brisa la quiétude des lieux » --> brise *
Dans la phrase suivante : avait été *
« Les balles de m16 » --> M16 * :fou:
« Kev s'exécuta, laissant la jeune fille » --> Lara est une jeune femme, pas une jeune fille xD
Alors encore un chap sympas, malgré de nombreuses maladresses dans les descriptions (les pièges à la fin, le portail, …) et une originalité point trop présente. Tu t’inspires énormément de TR, et ça se voit. C’est sûrement le but, mais essaye de mettre un peu plus de personnalité dans tes pièges, tes créatures, etc…
Dernière chose, certains passages vont trop vite. Exemple : elle tue le tigre et, à la phrase d’après, ils sont déjà à l’intérieur du temple…

Chap 4 :
« et cela avant que le portable ne fût brutalement éteint. » --> Winston ne peut pas savoir si le portable est éteint, il ne peut que voir que la convers a été coupée :-p
« - Merci mon enfant. Soyez prudente. » --> Mdr, on ne dit pas ça au téléphone à une « inconnue » xD
Comme je l’ai dit plus haut, Lara est bien trop forte : c’est un robot qui esquive les pièges sans aucune émotion et qui, une fois qu’elle a réussi, ne souffle même pas. Elle n’a rien ressenti, c’est une machine.
Alors le dragon : la description est trop rapide et succinte, tout comme son arrivée. Tu aurais dû mettre plus de temps mort, de doute, avant qu’il ne surgisse.
« Esquivant de justesse un coup de mâchoires » --> Le dragon s’est télétransporté du fond de la salle jusqu’à Lara ?
Lara a des munitions illimitées pour flinguer à tout va sans recharger ?
Et le dragon soi-disant « massif » me semble un peu faiblard.
« se contenta de réponde Lara » --> répondre *
Chaud la trahison de Kev. GG.
L’histoire de fuite est… intelligente mais mal narrée, dommage.
Quant à Anaya, j’avais grillé que c’était elle et les retrouvailles sont un peu irréalistes.
« Des jurons s'élevèrent d'un peu partout, alors que trois fines silhouettes déguerpirent en direction de la jungle dense » --> déguerpissaient *
« Alors que ses deux amies reprirent leur course, » --> reprenaient *
« Elle remonta une liane qu'elle attacha solidement à sa ceinture et dégaina ses 9mm qui, eux, avaient eu le temps de sécher totalement. » --> Là y’a un gros, même très gros, problème : comment Lara a-t-elle butté le tigre et le dragon si ses flingues étaient enrayés par l’eau ? De plus, elle les a remouillé au retour. Et puis, j’y pense, comment a-t-elle remonté la cascade ? Grosse incohérence…
« Lorsque les hommes armés étaient suffisamment proches » --> furent *
« attérit » --> atterrit *
Le coup du grappin, bof. Et puis Lara a encore visiblement munitions illimitées…
Alors globalement, c’est un bon chapitre, malgré tous les reproches que j’ai pu faire. Je pense que le tout est sauvé par un style agréable à lire et un scénario qui a du potentiel. Néanmoins, fais bien attention à deux choses : d’abord, lorsque tu veux mettre en place un retournement basé sur un fait (par exemple le coup du fusil enrayé), assure toi que cela est cohérent avec le reste, Et puis Lara est une femme, elle a des émotions et n’est pas invincible, pas plus qu’elle n’a des pistolets avec munitons illimitées.

Chap 5 :
Deuxième phrase maladroite.
« Peu importe ce que Lara allait rencontrer comme obstacle sur son chemin, elle sentait que cette journée serait délicieuse! » --> je t’ai déjà dit que, lorsqu’on narre au passé, on dit « peu importait », et non « peu importe ».
Lara part bien dans la journée, non ?
Et bien dans ce cas, avec le temps de vol et le décalage horaire, elle arriverait vers 13h, et ce qui s’est passé avec Alister daterait de l’avant veille, et non de la veille. (et de plus, la journée ne commencerait pas)
Par contre, globalement, si toutes les légendes énnoncées sont réel, tu te documentes très bien, et ça c’est un réel plus.
Répétition de « peut-être » : « Et à un de ces jours, peut-être. Sinon, peut-être »
« Il le conduit sans un mot » --> conduisit *
« son père s'est tué à la tâche » --> s’était *
On comprend mal l’arborigène mort, au début.
Chaud, Lara qui tue un homme juste pour le fun ? Depuis quand se permet-elle cela ?
Clin d’œil à l’agent 47 d’Hitman ou simple plagiat ? …
« que ça ne m'arrêtera pas. » --> m’arrêterait *`
« Quelques bêtes s'écroulaient déjà, mais il devait encore en rester une bonne dizaine, visiblement très affamés. » --> affamées *
ARRRRRRRG grosse bévue : les dinos à trois cornes et à collerette sont des tricératops, pas des stégosaures !!!
Bon j’avais grillé depuis le début que c’était un rêve… Mais tu m’as fait une peur bleue ! J’arrêtais pas de me dire « si ce n’est pas un rêve, il vient d’amonceller des dizaines d’incohérences ! » Enfin tout va bien, tu as fait pire xD
Globalement un chap sympas malgré que le tout commence à se répéter : je tire avec mes muntions illimitées, je franchis un trou ou un piège et je vais chercher un objet. Certes, j’exagère, mais nous sommes dans un roman, pas dans un jeu vidéo, ne l’oublie jamais !

Il est 3h du mat’ et je m’arrête là pour le moment. Je posterai ça demain matin (dans 8h en fait, ah ok) à la médiathèque en passant si tout va bien ^^

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 décembre 2008 à 04:49:29

Le voilà enfin, nouveau chapitre ! Il a bénéficié du plus grand soin possible, et c'est un chapitre qui me tient à coeur car il contient quelques informations intéressantes sur l'intrigue. Enjoy !

Chapitre 9 - Padmasambhava

- Excusez-moi mon Maître, murmura Kenshaï.

Le jeune homme avait été obligé de s'immiscer dans la salle de méditation et d'interrompre son mentor lors d'une de ses très précieuses scéances de méditation, et cela le mettait on ne peut plus mal à l'aise. Il tentait désespérément de masquer sa nervosité, mais ses dents ne pouvaient s'empêcher de claquer. Heureusement, sa longue tenue empêchait de dévoiler ses fines jambes qui s'entrechoquaient. Le maître était un être supérieur extrêmement respectable envers lequel il valait mieux vouer un respect aveugle, si l'on voulait mériter de recevoir son précieux savoir en retour.
La pièce dans laquelle ils se trouvaient était vaste et imposante, ornée de bougies et chandeliers aux parures merveilleuses, innondant le lieu d'une douce lumière apaisante. Il y régnait une température parfaite, et une atmosphère des plus relaxantes. A l'avant de la salle trônait une grande statue dorée représentant Bouddha, au pied de laquelle des tas de pots, vases et décorations étaient déposés en guise d'offrandes. De longues tapisseries de couleurs rouge et vert olive étaient disposées dans le sens de la largeur de l'endroit de recueillement. Quelques moines y étaient assis, les yeux fermés, le dos droit et les jambes entrecroisées.
Tout devant, sur une serviette plus grande et isolée posée au centre, se trouvait Shanjukri, l'un des principaux maîtres du temple. Il était en train de donner la leçon de Mahasandhi, une méthode de méditation yogique puissante, lorsque son élève Kenshaï était venu le déranger.

- Que se passe-t-il, disciple ? Ne vois-tu donc pas que mon esprit est en pleine communion avec le silence sacré ?

- Si, Maître. Je m'en excuse sincèrement, mais des personnes veulent vous voir. Tout un groupe.

- Alors la prédiction de la femme errante était-elle juste ?

- J'en ai bien peur, mon Maître. Dois-je leur dire de partir ?

Shanjukri caressa sa longue barbe blanche pointue, dans une mimique de réflexion. Son regard semblait se perdre dans le néant, songeur. Puis soudain il revint à lui.

- Non. Ca ira, laisse-moi faire. Je vais de ce pas les accueillir.

Le vieil homme se releva, congédia ses disciples et remit ses sandales, avant de sortir et parcourir le long couloir aux larges baies vitrées, pour enfin emprunter le grand escalier de pierre polie menant au hall d'entrée. Celui-ci était orné de colonnes et de poutres en bois, auxquelles des banderoles colorées étaient suspendues. L'endroit était très accueillant et chaleureux, facilitant le bien-être et la sérénité. Une salle juxtaposée au hall servait de pièce d'accueil et de ravitaillement pour les ermites, voyageurs et autres errants. On les y installait sur de gros coussins rouges moelleux avant de leur servir une infusion revitalisante dont seuls les moines de Takthshang avaient le secret. Quelques personnes s'y trouvaient à ce moment-là, se reposant ou discutant calmement, mais ce lieu était assez déserté en raison du temps rude qui sévissait à l'extérieur. Il n'y avait que deux ou trois voyageurs bavardant joyeusement, un ermite encapuchonné dans une longue cape sombre, et un marchand un peu grassouillet.
Les moines du Nid du Tigre étaient pacifistes et très accueillants, mais leur méfiance envers les bandes de brigands était telle qu'ils avaient formé un groupe de combattants, au cas où une attaque survenait. C'est pour cette raison qu'ils n'appréciaient que très modérément les visites de groupes de personnes trop importants. Shanjukri salua amicalement les visiteurs dans la chambre des invités, et se dirigea vers l'imposante porte d'entrée en bois, entourée de fer forgé et ornée de parures dorées représentants des créatures imaginaires que seules les légendes bouthanaises ancestrales pouvaient nous faire connaître. Ces décorations avaient le don de forcer le respect à quiconque pénétrait dans le temple.
Mais le groupe qui se tenait devant les battants ouverts ne semblait pas tellement impressionné. Le sage s'arrêta net en les voyant.
Des occidentaux.
Cette visite était loin de plaire au vieil homme, lui étant même de très mauvaise augure. D'autant plus que les présages de la femme errante avaient été fort peu rassurants.
C'est avec consternation qu'il avait dû préparer ses élèves guerriers, spécialement formés au combat en cas de besoin : brigands, pilleurs, etc. Tout est à prévoir avec cette humanité impulsive et fourbe. Tous les cas doivent être envisagés, considérés attentivement, avant qu'on puisse y trouver une parade potentielle. Et ce avec d'autant plus d'application que le trésor que l'on protège est grand.
Le groupe d'occidentaux qui patientaient devant le porche n'avait rien de sympathique, pouvant inspirer la confiance. Non, il n'avait rien d'une horde de touristes affamés de dépaysement et réclamant son lot de photographies avant de repartir le sourire jusqu'aux oreilles et des légendes plein la tête. Le mois dernier encore, un important groupe d'étudiants en histoire de l'art oriental, venant d'un pays d'Europe de l'Ouest, avait visité le lieu avec un immense respect timidement teinté de curiosité. Shanjukri avait revêtu ses plus beaux habits, présentant, empli de fierté, son lieu de vie et de culte. Cet homme élégant était le reflet de la sagesse à l'état le plus pur qui fût, et cela s'illustrait à la fois dans ses gestes et dans ses propos. Ce fut avec ravissement qu'il constata à quel point il avait impressionné les étudiants, et même les professeurs. Le fait que l'on puisse montrer tant d'intérêt et de passion à son monastère, et même à sa vie toute entière, submergeait son coeur de joie. Ses fins yeux ornés de rides scintillaient, retenant de peu une petite larme d'excitation. Malgré son âge respectable, le sage débordait encore de vitalité et d'énergie. Cela avait de quoi surprendre de prime abord, mais à bien y réfléchir, on pouvait aisément deviner que l'homme excellait dans l'art de vivre et jouissait pleinement des fruits juteux que lui offrait l'existence, les croquant à pleines dents et rajoutant ainsi quelques années de réserve à dans le long calendrier que constituait son espérance de vie. Il aimait se cultiver l'esprit, mais également le corps, qui avait déjà vu renaître la nature au printemps soixante-sept fois.
Les occidentaux qui se tenaient à présent devant lui, au pied de la porte à doubles battants, semblaient dirigés par une grande femme à l'élégance glaciale et rude. Vêtue d'un tailleur noir, lui-même recouvert d'un manteau de la même couleur et orné de grand boutons brillants semblables à une rangée de paires d'yeux vides et cruels, la demoiselle arborait un regard perçant, sur lequel la politesse tentait vainement de cacher un mépris sans limites. Ses cheveux blond clair ondulaient calmement tel un long voile gracieux parcourant la Méditerranée un beau soir d'été. Cette personne avait l'air secondée par deux acolytes, sous les vestes desquels on pouvait déceler la forme élancée des AK 47. Les mercenaires, quant à eux, se tenaient derrière le trio, leurs armes à la main, sans aucune retenue. Un autre homme se tenait un peu à part et ne paraissait pas armé. Il affichait une mine légèrement crispée, voire inquiète, et ne comptait visiblement pas se battre.
Ces personnes exigeaient quelque chose, et Shanjukri craintif, pensait savoir de quoi il s'agissait. Lorsque la femme s'avança dans sa direction, le vieil homme sut qu'elle n'irait pas par quatre chemins. Ce fut effectivement le cas.

- Nous venons chercher votre trésor, susurra-t-elle en le perçant de son regard à la beauté empoisonnée. Pas de compromis, pas de conditions, pas de négociations. Vous nous le donnez et nous repartons, c'est aussi simple que cela. Nous ne désirons nullement en venir aux mains.

Sur ces mots habilement pesés, l'un des deux acolytes, le chauve à la cicatrice, tapota sa Kalachnikov, et fit un sourire en coin déformant davantage son visage mutilé, prenant un air narquois.
Shanjukri allait devoir improviser un plan de défense. Tout en réfléchissant, il les invita poliment à entrer.

- Après vous, je vous prie, dit-il d'un ton calme.

Il avait parlé dans un Anglais basique mais correct. Le genre de formules de politesse qui revenaient souvent pour les visites touristiques. Il avait appris les notions de plus de six langues différentes grâce aux voyageurs, et maîtrisait plus ou moins son Everyday English. Mais pas facile de barratiner quelqu'histoire farfelue destinée à faire diversion dans une langue qui n'est pas la sienne.
La femme entra d'un pas décidé dans le monastère, directement à la suite du sage, et ses talons claquèrent sur le carrelage multicolore, le bruit se répercutant partout dans la salle, glissant entre les poutres. Les deux hommes armés d'AK 47 leur emboîtèrent le pas, alors que les autres restèrent devant le portail d'entrée, bloquant complètement l'accès.
Par chance, Shalmian, un jeune et robuste apprenti aux épaules et au visage carrés, flaira le danger et alla discrètement prévenir l'équipe de combat de Taktshang. A la vue des armes, les moines tout comme les touristes s'agitèrent. Le gros marchand et les trois voyageurs à la langue bien pendue s'encoururent dans une pièce plus reculée alors que les habitants du monastère s'éclipsaient ou cherchaient le moindre recoin pour se cacher. La tention montait, passant du stade de palpable à celui d'envahissante. Maintenant que Shelmian allait déclencher le plan de défense, Shanjukri pouvait risquer d'entamer une discussion. Il s'arrêta et fit face à cette jeune Occidentale blonde qui n'avait même pas pris le soin de se présenter.
Il l'avait fait pénétrer dans leur domaine, leur territoire, qu'ils connaissaient mieux que leur poche, et toute attaque la mettrait en position de faiblesse. Caroline sembla le comprendre, leva la main, index et majeur tendus, et de ces deux doigts, fit une légère courbette vers l'avant.
En réponse à ce petit signal, les mercenaires firent irruption dans la salle, non pas en bloc mais en deux rangées qui s'écoulèrent le long de chacun des deux murs latéraux, les longeant jusqu'au bout du hall afin d'encercler totalement celui-ci. L'homme inquiet en costume-cravate et lunettes de soleil se tint à l'écart de la scène. Contrairement aux autres, il paraissait terriblement nerveux.
Shanjukri se décida enfin à mettre son plan de tentative de diversion à exécution. Pourvu que Shelmian ne trainât pas trop.

- Je crois que trésor que vous recherchez, pas si facile à avoir. Pas seulement gardé par nous, moines de Taktshang, mais aussi par gardien sacré, très féroce. Lui ne voudra pas vous laisser trésor.

- Je me contrefiche de votre maudit gardien, lança brusquement Satilana en serrent les dents.

Elle était maintenant penchée en avant vers le vieil homme, qui crut ressentir si près de son visage une aura glaciale, parcourant ses membres et le paralysant sur place. Jamais il n'avait vu un être reflétant autant de cruauté. Pourtant, elle était d'une beauté rare, avec sa bouche sensuelle aux lèvres semblables à de fins pétales de roses, et son doux nez gracieux. Mais le plus troublant, c'était ses yeux : d'un bleu océanique et ornés d'un très léger maquillage élégant, ils étaient aussi sublimes que perfides, pénétrant le regard de son interlocuteur jusqu'à l'âme comme des milliers d'épines ardentes. Il était extrêmement laborieux de tenir tête à une telle beauté fatale. Mais Shanjukri se débrouillait plutôt bien et en était fier. La jeune femme s'approcha encore un peu de son visage, si bien qu'il pouvait désormais sentir son haleine fraîche, souffle envoûtant mais également vénimeux.
Le vieil homme ignorait de quelle obscure organisation elle venait, mais il s'agissait d'une femme très importante, il en était certain. Beaucoup plus importante qu'on ne pourrait le penser...

- Et dépêchez-vous de me trouver ce fichu artefact, si vous ne voulez pas que du sang soit versé.

Le sage ne la quitta pas du regard et tenta d'inhiber ses tremblements de toutes ses forces.

- Trop dangereux, depuis toujours trésor doit rester à sa place.

- Je ne vous le répéterai plus, cracha la jeune femme. Conduisez-moi à la clé, en vitesse !

L'homme priait intérieurement pour que Shalmian eût eu le temps de donner le signal à l'équipe de combat avant de défier la blonde au charme fatal. Il n'avait plus le choix, la discussion tournait en rond et chaque exutoire qu'il tenterait d'employer envénimerait la colère de l'Occidentale.

- Personne ne peut prendre la clé. Trop puissante pour nous, humains.

Les yeux de Caroline se rétrécirent jusqu'à devenir deux fines fentes desquelles émanait un regard noir, meurtrier. Elle se redressa dignement et fit un hochement de tête à son acolyte aux cheveux longs plaqués. Celui-ci se rendit dans une pièce adjacente et revint avec un jeune moine, son AK-47 sur la tempe de celui-ci. Le dénommé Bill, qui avait reçu un coup de crosse sur la nuque et souffrait depuis lors d'un fulgurant mal de tête, bougonna au passage de l'associé de sa patronne.

- Regarde-moi ce malade avec ses méthodes de barbares. Il serait prêt à le flinguer, ce pauv' p'tit gars.

- Tu comptes pas faire feu si on t'en donnait l'ordre toi ? lui demanda son camarade à voix basse.

- Nan mon pote, j'pense qu'ils feraient jamais ça ces bourges aux airs de gros durs.

En discutant discrètement dans leur coin, les deux mercenaires ne remarquèrent pas la silhouette encapuchonnée qui venait de sortir de l'ombre juste au-dessus d'eux, sur les poutres. Deux yeux luisants les observaient avec une infime patience de prédateur. Bill se tourna vers son autre voisin, à sa gauche

- Tu descendrais un gamin comme ça sans te poser de questions, toi ? lui chuchotta-t-il.

Alors qu'il échangeait ces quelques mots avec son nouvel interlocuteur, le mercenaire bavard ne vit même pas la silhouette fondre sur son ami, utilisant une corde pour l'attrapper à la gorge et le soulever jusqu'aux poutres. L'homme eut à peine le temps d'émettre un gargouillis étouffé que sa tête avait déjà effectué un demi-tour. Un craquement, une vie de partie.
Bill se retourna et écarquilla les yeux lorsqu'il réalisa que son collègue avait disparu. Son premier réflexe fut de regarder son voisin de gauche qui lui rendit une expression de totale incompréhension. Les autres mercenaires, dissipés par l'impatience face à la situation plus qu'ennuyeuse, n'avaient eux non plus rien remarqué. Ce n'est qu'au moment où un autre homme armé fut happé par une ombre silencieuse en hauteur, que Bill lança l'alerte :

- Un intrus, là-haut les gars !

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 décembre 2008 à 04:50:22

Tous les membres de l'équipe de Satilana chargèrent leurs armes et s'apprêtèrent à tirer vers le plafond, y compris les deux étranges acolytes. Ils n'attendait plus que le signal de leur patronne. Celle-ci ne dit cependant pas un mot. Elle cherchait un mouvement, un glissement, le moindre petit bruit pouvant trahir cette mystérieuse personne. S'agissait-il seulement d'un être humain ? Quel être pouvait donc être capable de telles choses ? Caroline connaissait déjà la réponse. Elle ne laisserait pas regner la confusion une fois de plus. Le massacre du Vietnam avait fortement décimé son équipe, elle se refusait d'encaisser une nouvelle défaite. Shanjukri, aux côtés de son jeune élève mort de trouille, priait pour qu'il n'arrivât rien aux combattants du monastère. S'ils arrivaient maintenant, ils seraient tous criblés de balles et c'en serait fini de Taktshang. Non, ce n'était pas du tout l'instant propice. Mais il comptait sur l'esprit tactique et stratégique de Shalmian. Il lancerait l'attaque au moment opportun.
Un bruissement venant des poutres juste au dessus de la grande porte d'entrée.

- FEU ! cria Satilana sans une once d'hésitation.

Les Kalachnikov se mirent à cracher des balles par dizaines toutes en choeur, parsemant la pièce de flashes brefs et intenses. Certains mercenaires pouvaient affirmer avec certitude avoir vu la silhouette se lever sur les poutres et courir dessus d'un bout à l'autre de la pièce, évitant les projectiles sans aucune crainte. La scène faisait penser à ces vieux films en noir et blanc où l'animation n'était pas encore très au point, et où chaque image était succédée rapidement par la suivante de manière encore perceptible à l'oeil nu. L'ombre avançait un peu plus à chaque flash, prenant l'allure d'une de ces images monochrome au rythme haché. Les balles continuèrent de trouer le plafond, laissant parfois filtrer l'un ou l'autre rayon de lumière issu de l'extérieur. Après un moment, les chargeurs arrivèrent plus ou moins ensemble à leur terme, et les mercenaires se dépêchèrent de saisir un chargeur accroché à leurs ceintures pour recharger. C'est cet instant précis que choisit la silhouette pour descendre, atterrissant comme un félin, sans un bruit du côté de la pièce opposé à la double porte où elle s'était fait repérer. Elle se redressa, dégaîna ses pistolets, laissant tomber sa cape sur le coup. Du sombre vêtement à capuche émergea, la rage aux yeux et prête à se battre jusqu'au bout, Lara Croft.

Cette même Lara Croft, deux jours plus tôt, harpentait son manoir de long en large, faisant les cent pas entre le bureau de Zip, la bibliothèque et sa chambre en réparations suite au casse de la semaine précédente. Alister l'avait interpellée alors qu'elle ramenait quelques vieux bouquins poussiéreux dans la salle de séjour, dont le feu dûment entretenu par Winston enveloppait la pièce d'une chaleur rassurante. Lara lui avait répondu d'un ton énervé qu'elle n'avait pas le temps de discuter. Elle était plus que préoccupée par cette histoire pleine de mystères, ces clés aux pouvoirs étranges et les intentions encore obscures de Satilana.

- Zip a trouvé quelque chose. Il faut vraiment que tu viennes voir ça, Lara.

- Bon, très bien. Mais qu'il fasse vite, nous n'avons pas beaucoup de temps.

Ils traversèrent l'un des couloirs parsemés de tableaux et statuettes en tous genres que l'Anglaise ou ses ancêtres avaient ramenés de diverses excursions à travers le monde. Ces objets imbibés de magie, marqués par l'âge mais pourtant toujours aussi intrigants, se portaient fièrement en symboles de leur légende ou mythologie respective. L'Histoire de l'humanité récèle d'une si grande quantité de savoirs secrets... c'est ce qui attisait tant de passion chez l'aventurière de renom.
Alors que cette dernière entra en compagnie d'Alister dans le bureau informatique surplombant le salon, les deux pièces n'étant séparés que par une haute baie vitrée aux motifs rectangulaires, Winston s'approcha d'eux avec la discrétion et la politesse dont il avait coutume.

- Voulez-vous un peu de thé, Lady Croft ?

- Non merci Winston, répondit-elle gentiment. Mais restez donc avec nous. Plus on est de fous, plus on rit n'est-ce pas ?

La maîtresse de maison et son majordome s'échangèrent un clin d'oeil discret, un simple petit signe qui traduisait des années d'entraide et de complicité. La vie n'avait en effet pas toujours été facile pour eux deux. En particulier la période qui suivit le décès de Richard où ils se retrouvèrent seuls dans ce vaste manoir vide. Lara, alors âgée de 18 ans, avait entamé des études d'archéologie et d'antrhopologie et pris des cours d'arts martiaux et de gymnastique quatre soirs par semaine. Elle congédiait Winston dès qu'elle le pouvait de manière à ce que ni l'un ni l'autre ne ressente trop la solitude qui plombait désormais l'immense demeure. Tous deux fuyaient cette atmosphère déprimante dès qu'ils le pouvaient.
Heureusement, depuis l'arrivée de Zip et Alister qui travaillaient assez souvent au Manoir en semaine, ce vide s'était quelque peu estompé.

- Alors Zip, quoi de neuf du côté des reliques ?

- Ces clés sont absolument fantastiques, Lara ! J'ai effectué des recherches, mais je n'ai obtenu aucun résultat quant à leur origine. Elles ne sont marquées d'aucun scéau hormis ces petits ornements autour des pierres précieuses. Mais impossible de les déchiffrer, Alister a appelé une douzaine de traducteurs et sémiologues en tout genre, sans résultat.

- Il va dans ce cas falloir changer de relations professionnelles mon cher Alister. Même si l'on ne connait pas cette écriture, on peut y apercevoir un bon nombre de similitudes avec le linéaire A minoen et même le linéaire B mycénien. Ce sont à vrai dire des écritures issues de la Crète ancienne retranscrivant les langages des minoens et des chypro-minoens, et remontant jusqu'à 2000 avant Jésus-Christ. Ces symboles-ci présentent une forme bien plus archaïque, se rapprochant même de l'écriture cunéïforme.

Alister resta bouche bée.

- Mais c'est impossible Lara, le cunéïforme a plus de 5500 ans !

- J'ignore comment ces deux objets ont été si bien conservés. C'est... extraordinaire. La matière dont ils sont constitués ne ressemble à rien que je ne connaisse. Ils ont l'air vieux comme le monde. Mais ces ornements... J'ai déjà vu cela quelque part, hormis dans cette caverne au Vietnam. Ma mémoire me joue peut-être des tours, mais il me semble avoir vu le même type d'écriture il y a quelques années dans un vestige au milieu de la Méditerranée.

- Tu parles de ce vestige de l'Atlantide que tu as détruit ? avança Zip prudemment.

- Exactement, tout porte à y croire. Ca expliquerait par la même occasion beaucoup de choses, y compris la raison du cambriolage. Mais je t'en dirai plus à ce propos si mes hypothèses sont confirmées. Tu as pu analyser les pierres précieuses ?

- Oui chef ! Et c'est là que ça devient intéressant. La première, celle que t'as dégotée au Vietnam, est une topaze. La seconde, trouvée en Australie, est...

- Un rubis, je parie ?

- Dans le mille, ma chère Lara. Mais elles semblent reliées aux réceptacles des clés par des microorganismes qui exploitent inexplicablement leur potentiel. J'ai observé tout cela au microscope pendant pas mal de temps, c'est tout simplement incroyable, je n'ai jamais rien vu de tel ! J'en ai conclus temporairement que pour la topaze, par exemple, ces minuscules organismes incrustés dans cette étrange matière qui soutient la pierre, entrent en réaction avec les constituants du minéral pour former une variante de l'adrénaline et d'autres anabolisants encore méconnus jusqu'ici. Cela expliquerait la force incroyable que l'objet procure à son possesseur.
Le rubis fonctionne d'après un mécanisme similaire, mais leur action est plus complexe : elles émettent une sorte de stimulant invisible à l'oeil nu, permettant d'entrer en contact direct avec les cellules souches adultes de la moëlle osseuse et entraînant ainsi la régénération instantanée des tissus abîmés. Démonstration.

D'une main, il s'empara de la clé et de l'autre il prit un couteau de cuisine déposé à côté de son repas à moitié terminé qu'il avait laissé sur son bureau. Avec la lame, il s'entailla la main d'un côté à l'autre. La blessure était profonde et le sang commençait déjà à affluer. Winston, pris de panique, tendit un bras en avant mais Lara stoppa son geste calmement. Elle observait la scène avec autant de passion qu'Alister.
Peu à peu, le sang s'arrêta de couler, et l'on aurait même cru qu'il était partiellement réasborbé par l'organisme de Zip. Lentement la blessure se referma sous la création d'une peau toute neuve. Ses tissus s'étaient cicatrisés spontanément, sans aucune trace.

- C'est dingue, murmura l'historien anglais, réajustant ses lunettes rectangulaires.

- Comme tu dis Alister, l'appuya Lara. C'est à peine croyable.

Zip semblait prendre un malin plaisir à exploiter le pouvoir des clés, et cela commença à inquiéter Lara : elle n'appréciait guère la façon dont l'informaticien lorgnait les reliques avec convoitise. C'en était presque malsain.

- Fini de jouer maintenant, Zip, lui ordonna-t-elle d'une voix autoritaire. Crois-tu qu'il pourrait en exister d'autres ? Et en quoi pourraient-elles intéresser Satilana ? Qu'est-ce qu'elles ouvrent ?

- Du calme, Lara. Je suppose que leur pouvoir en lui-même doit fortement attirer ta fichue employeuse, mais je doute qu'il n'y ait que cela. Quant à ce qu'elles ouvrent, je n'en ai pas la moindre idée. Peut-être un autre vestige ? En tout cas j'ai trouvé un site web qui pourrait fortement t'intéresser.

Il ouvrit une page Internet et l'Anglaise se rapprocha de l'écran d'ordinateur pour lire le contenu à haute voix. A chaque phrase, son excitation grandissait.

- " D'antiques traditions prétendent que les pierres précieuses sont vivantes et peuvent à leur tour donner la vie, qu'elles naissent de la roche, après avoir mûri en elle, tels des fruits minéraux. Si la pierre brute fut considérée comme une matière passive, la pierre taillée par Dieu ou par les hommes, indiquait le passage de l'âme à l'illumination de la connaissance divine. Le christianisme naissant conserva ici et là ces superstitions populaires, se contentant de les assimiler, en gravant les pierres sacrées d'une croix symbolique, les marquant ainsi de son sceau. "

Elle s'interrompit quelques instants pour réfléchir, le regard perdu dans le vide. Ses trois compagnons respectèrent son silence, attendant qu'elle leur fasse part de ses pensées. Ce qu'elle ne tarda pas à faire.

- Il est évident que le sceau en question n'est pas la croix, mais bien ces symboles antiques. De nombreux mythes présentent des similitudes pour la simple et bonne raison qu'ils ramènent tous à un seul et même fait initial. C'est exactement comme la légende du Roi Arthur. Et Avalon...

- Excuse-moi Lara, mais je pense que tu devrais lire également ce passage, un peu plus bas.

Alister lui désigna un paragraphe constitué d'une liste de noms de pierres suivis d'une description précise de leurs vertus. Croft continua sa lecture à voix haute.

- " La Topaze. Autrefois appelée 'pierre de joie' son rayonnement dissout les idées noires et combat les états dépressifs. Les Indiens de l'Arizona l'appelaient aussi 'pierre du bonheur' car elle rendait les femmes amoureuses et fécondes. La topaze bleue favorise l'inspiration des musiciens et des poètes. La topaze dorée est la pierre de chance des danseuses classiques. "

Elle resta une fois de plus muette quelques instants, mais cette fois-ci ses yeux s'étaient posés sur la clé du Vietnam. La topaze qui y était incrustée renvoyait une lumière jaune se rapprochant étrangement de l'or.

- Les danseuses... Cette pierre activée procurerait-elle une agilité surhumaine ?

- C'est également mon avis, répondit Zip. Elle stimule les réflexes, mais nous permet également de jouir de tout notre potentiel musculaire par cette émission d'anabolisants. Les cellules photoréceptrices et ganglionnaires ainsi que les muscles oculaires sont aussi optimisés, permettant à leur propriétaire de voir de loin ou même dans une obscurité quasi totale. Regarde donc la description de l'autre pierre.

- " Le Rubis. Excellent pour les intellectuels et les cardiaques, le rubis contribue à cicatriser les plaies. C'est la pierre royale qui convient aux ambitieux. Sa couleur varie du rouge clair, presque rose au rouge violacé. Il symbolise le bonheur et le feu. Il apporte joie et prospérité. Il procure énergie et santé. Il préserve du poison, préside aux réconciliation, détourne des mauvaises pensées. Pierre divinatoire par excellence, il annonce un malheur en changeant de couleur, se ternit en cas de maladie grave, ce qui fit sa réputation de pierre malégique. La possession d'un rubis est une promesse de vie heureuse et de bonheur. [...] La tradition attribue au rubis le pouvoir de bannir la tristesse, d'éloigner la peste et de détourner l'esprit de toute mauvaise pensée ".

Lara dut s'asseoir sur le coup. Si elle n'avait pas trouvé la deuxième clé, non seulement ses plaies auraient pu sérieusement s'infecter, mais surtout elle aurait risqué de perdre la tête après son séjour déstabilisant dans Black Mountain. C'est donc pour cela qu'elle avait survécu miraculeusement. Elle avait évité la catastrophe de justesse grâce aux vertus de la relique.

- Alors, merci qui ? la taquina l'informaticien.

- Tu es un génie Zip, ta trouvaille est tout simplement... une mine d'or.

- Je tenterai de faire d'autres recherches pour savoir s'il existe d'autres clés de ce genre. Et nous finirons bien par trouver ce qu'elles ouvrent. Tu comptes faire quoi, à présent ?

- Hugh Portman m'a dit que Satilana comptait se rendre personnellement au Bouthan dans les prochains jours. Je suppose qu'elle cherche à me distancer, mais je n'exclus pas la possibilité qu'elle s'attende à ma présence. Je vais donc devoir faire preuve de prudence.

- De toute façon tu ne risques rien avec ces deux clés, renchérit Alister.

- Il faut tout de même rester sur nos gardes, lui répondit Lara en se remémorant les paroles de Portman. Reste à savoir où elle compte aller précisément. Hugh m'a parlé des environs de Paro. Dans cette région, il y a bien le Musée National, mais je doute qu'un objet pareil y soit présenté au public sans que personne n'en ait eu vent. Il serait plutôt gardé dans l'un des Dzongs, les monastères abrités par les montagnes.

- Si ça peut t'aider, je vois ici que l'un des monastères bouddhistes les plus importants -et surtout les mieux gardés- est celui de Taktshang. On le surnomme "Le Nid du Tigre".

- Mmh, voilà qui est alléchant. Je crois que je vais aller y faire une petite visite. Cela fait longtemps que je n'avais pas discuté avec ces braves moines des montagnes himalayennes. Depuis le périple au Tibet, plus précisément. Tu peux m'imprimer la liste des pierres, Zip ? Je la glisserai dans mon carnet, et pour l'heure je vais préparer mes affaires. Je pars ce soir pour le Bouthan.

crofti_888
crofti_888
Niveau 10
24 décembre 2008 à 11:02:32

wouah, j'ai tout compris

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 26 décembre 2008 à 04:46:02

Désolé, mais tu n'es pas obligé de lire. A la limite, je préfère n'avoir aucun commentaire que de lire des trucs comme ça qui sont tout sauf constructifs et encourageants.

Craninos
Craninos
Niveau 4
27 décembre 2008 à 23:51:39

Keviouk, en écrivant un livre et en le postant sur un forum d'ados qui adorent Tomb Raider, tu ne peux que recevoir de bonnes critiques! Mais chez d'autres gens, cela ne marchera pas super..

En écrivant un livre, tu dois passer par les bonnes critiques comme par les mauvaise. Tu ne lira pas que des 'boosts' pour ton histoire..Même si les critiques sont plus que méchante, tu dois prendre sur toi, tu as fais le choix d'écrire ton histoire, assumes les critiques. :)

Bonne continuation.

crofti_888
crofti_888
Niveau 10
28 décembre 2008 à 15:25:42

OK! Te fâche pas :peur: ! Si tu veu devenir écrivain t'es sur la bonne voie! Préviens-moi quand tu aura publié le livre :-)))

crofti_888
crofti_888
Niveau 10
28 décembre 2008 à 15:27:28

Moi aussi j'écris, mais je publierai pas parce que c'est trop chiant c'que je fais! Entre nous j'adore les longues histoires, je vais prendre le temps de bien lire c'que t'a fait

crofti_888
crofti_888
Niveau 10
28 décembre 2008 à 15:30:16

Dernie com's après je me tais (hum, pas sûr...) J'adore ta façon de décrire les choses!! :ok:

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 30 décembre 2008 à 04:24:46

Heu ce n'est pas un livre Craninos, juste une simple fic pour le plaisir et pour faire partager ma passion d'écrire avec d'autres. Je n'attend aucune critique littéraire professionnelle, comme tu dis on est sur un forum, pas sur jekiffelalecture.com.
Cela dit j'accepte tout à fait les critiques négatives, mais pour que critique il y ait, peut-être faut-il avoir lu la fic en question avant =) C'est ça que je veux dire.

Crofti_88 :d) Merci, c'est gentil de te rattrapper :rire:

crofti_888
crofti_888
Niveau 10
01 janvier 2009 à 19:25:04

c'est Crofti_888 et pas Crofti_88, lol! Tu sais entre personne qui aime écrire c'est normal!

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 04 octobre 2009 à 02:23:37

Chapitre 10 - Vengeance et culpabilité

Lille, France.

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Quatre adolescents habillés de noir. Une assemblée. Un cercueil. Elle, recouverte d'une robe et d'un châle noirs comme la nuit. Eux, vêtus de pantalons et de vestons sombres.
Malgré les circonstances sinistres, cette fin de journée automnale était superbe. Les rayons moelleux du soleil carressaient paisiblement les saules aux couleurs brunes et orangées. Les oiseaux virevoltaient en chantant dans le ciel d'un bleu apaisant. Pas un seul souffle de vent ne venait agiter ce paysage serein. Il faisait calme, et seule la voix du prêtre rompait le silence. De temps à autre, un sanglot s'emparait de l'une ou l'autre femme. Mais Léa, elle, ne pleurait pas. Elle fixait la tombe couchée devant elle. Une superbe tombe, d'un noir brillant avec toutes sortes d'ornements blancs nacrés. Au milieu de la surface du dessus était incrustée une très belle croix aux contours doux, gracieux. Quatre poignées dorées se trouvaient à chaque extrémité. Quelle jolie tombe pour un événement si tragique... A l'arrière de celle-ci, on pouvait voir un grand cadre décoré par des images de fleurs, de colombes et d'anges. En son centre se trouvait la photo d'une fille ravissante dont la peau abritait la chaleur de la Martinique. Désormais, ce visage était froid comme la glace. Ou comme la mort.

- Très chers amis, parents et proches, nous sommes réunis en ce jour pour demander une faveur au Seigneur. Une faveur bien modeste, puisqu'il s'agit de prendre sous son aile cette jeune fille exceptionnelle qu'était Séverine...

Déjà, Léa n'écoutait plus. Ce n'était pas de la tristesse qu'elle ressentait, ou du moins pas essentiellement. Un autre sentiment la submergeait et l'aveuglait face à toute autre émotion : la colère. Une rage démesurée qu'elle peinait à contenir. Serrant les poings sous son châle, elle se pencha discrètement vers Benjamin.

- Cette saloperie ne s'en tirera pas comme ça.

Le jeune homme tourna la tête vers elle, surpris par une telle affirmation mais surtout par le ton glacial qu'avait adopté son amie.

- Comment ça ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Séverine ne méritait pas ça. On doit la venger. Cette chose ne l'emportera pas au paradis, crois-moi.

Lionel et Jimmy lui lancèrent brièvement un regard inquiet, peu rassurés par la conviction de leur camarade. Ils avaient du mal à croire que cette dernière désirait se rendre sur les lieux où s'était produit l'accident tragique. Jamais ils n'oublieraient les cris étouffés de Séverine, qui gargarisait sous les effluves de sang émergeant dans sa gorge. Ils en frissonnaient encore tous les quatre. Jamais les garçons n'auraient pensé à remettre les pieds dans cet endroit. Mais Léa ne semblait pas de cet avis. Derrière ses lunettes de soleil se cachaient des yeux qui crachaient des flammes de revanche et de haine. Elle n'allait pas en rester là.

- T'es tombée sur la tête, lui murmura amèrement Lionel.

- Va te faire foutre, j'irai avec ou sans toi.

Le regard de Benjy passait de l'un à l'autre, sans réellement savoir dans quel camp se ranger. C'est Jimmy qui fut le suivant à rompre à mi-voix le discours du prêtre.

- Je viens avec toi, Léa.

Cette décision permit à Benjy de faire son choix. Il acquiesca doucement d'un signe de tête à l'adresse de son courageux ami et se tourna vers elle.

- Moi aussi.

L'attitude de ses camarades ne sembla guère plaire à Lionel, mais ce dernier n'abandonnerait pas ses amis et se voyait obligé de se joindre à eux. Il n'hésita pas à montrer son mécontentement par un long soupir agacé. Et puis après tout, il devait bien cela à Séverine... Une adolescente sauvagement assassinée dans le Parc de la Citadelle, dans d'atroces et mystérieuses circonstances. Le périmètre avait été clôturé mais les enquêteurs ne trouvèrent aucune trace de la chose qui avait tué l'adolescente. L'autopsie avait révélé des griffures profondes et des marques très pointues ressemblant à des morsures, mais cela n'avait rien d'humain. Comme si ces dents étaient aiguisées, telles des lames de rasoirs. La partie droite du visage, incluant l'oeil, avait été lacérée jusqu'à l'oreille et trois doigts de la main gauche manquaient. Ils étaient restés introuvables malgré les heures et les heures de recherches effectuées par les experts. Aucune trace de ce qu'avaient vu les cinq amis ce soir-là. Un véritable mystère.

Léa rouvrit les yeux pour chasser ces sombres pensées de son esprit. Mais la soif de vengeance, elle, deumeurait bel et bien. Elle regarda derrière elle, tournant le dos à l'assemblée et au cercueil. De superbes cerisiers laissaient s'échapper quelques pétales, allant parsemer la pelouse d'un vert étincelant. Une pelouse douce et accueillante qui constituerait la future couverture protectrice de Séverine. Toujours retournée et à l'abri des regards, l'adolescente vêtue de sombre laissa s'échapper une larme qui s'écoula le long de sa joue. Son coeur se serrait et elle sentait une boule se former dans sa gorge. Il ne fallait pas qu'elle éclate en sanglots, il fallait qu'elle soit forte. Elle en aurait énormément besoin durant les heures à venir...

Une fois la cérémonie de funérailles terminée, les gens repartirent chez eux, têtes baissées, serrant la main à d'autres personnes avec un faible sourire teinté de compassion. L'atmosphère était pesante, mais la vie continuait inlassablement son cours. Léa observait rêveusement une radieuse femme enceinte. Elle avait une main posée passionnément sur son ventre. "Une vie qui s’envole, une autre qui commence", pensa-t-elle troublée.
Sa mère la prit par le bras et l'emmena doucement vers la voiture.

- Allez viens Léa, rentrons à la maison.

Elle ignorait encore que sa fille s'apprêtait à faire la plus grosse bêtise de toute son existence.

Le soir, les quatre amis se réunirent dans la remise au fond du jardin de Léa. Une vieille lanterne illuminait l'endroit poussiéreux. La lueur attirait quelques moustiques curieux qui avaient entamé leur inlassable ballet en zigzag. Benjy, Lio et Jim se tenaient debout, regardant attentivement leur amie fouiller dans une imposante mallette grise. Elle en sortit quelques objets afin d'y voir plus clair à l'intérieur et finit par trouver ce qu'elle cherchait. Prenant l'objet à deux mains, elle le retira de la mallette et la brandit devant les trois garçons, un oeil derrière le viseur.
C'était un fusil de chasse, tout ce qu'il y avait de plus banal. Mais suffisant pour faire d'importants dégâts à du gros gibier.

- Mon père ne l'a jamais utilisé, ça appartenait à mon grand-père et il l'a gardé pour sa valeur émotionnelle. Foutaises...

Dans sa tête, si cette arme était restée là durant toutes ces années, c'est parce qu'elle attendait de remplir son rôle, elle avait une destinée précise, un devoir à accomplir. C'était ça, cette vengeance qu'elle attendait. Elle était la matérialisation des émotions de sa nouvelle propriétaire, prête à verser du sang pour l'honneur de son amie. Jimmy rompit le silence qui devenait un peu trop lourd à son goût.

- Mon beau-père cache un pistolet dans sa commode, un Desert Eagle. Il dit que c'est pour nous défendre si jamais on se faisait cambrioler, mais je crois plutôt que c'est juste parce qu'il trouve ça beau.

- Mon père possède une carabine, continua Lionel. Il allait souvent chasser la volaille avec des amis, mais maintenant il n'a plus trop le temps avec son boulot.

Tous les trois se tournèrent vers Benjamin qui haussa les épaules.

- Heu... Je peux toujours prendre mon canif...

Léa partit d'un rire nerveux, un rire qui avait quelque chose de malsain, de déséquilibré. Cela fit frissonner les garçons, qui se demandèrent si leur camarade ne commençait pas à péter sérieusement un câble. Dans la pénombre qui enveloppait les lieux, elle semblait avoir un regard fou, possédé par le sadisme et la violence. Jim se dit qu'une fois cette histoire terminée, elle pourra passer à autre chose et reprendre ses esprits. C'est de moins ce qu'il espérait, ce qu'il se disait pour se rassurer...