RESIDENT EVIL '96 :
A l'époque, c'était très novateur quand même. De la peur, dans un jeu vidéo, pour ma part, c'était du jamais vu. L'ambiance, la musique d'ambiance géniale, le fait de parcourir plutôt que de foncer de manière linéaire a carrément redéfini mes goûts en la matière.
Des énigmes qui m'ont torturé au point de parfois faire craquer la note de téléphone de mes vieux (car à l'époque, pas d'internet).
Ce jeu a été longtemps été une obsession... la moindre pièce dont la porte était fermée à clé était l'objet de convoitise.
C'était tellement bien amené, tellement neuf que Resident Evil premier du nom restera encré dans mon cerveau pour toujours.
Je jouais la plupart du temps Jill Valentine plus que Chris Redfield par question d'ergonomie plus que de difficulté. Jill pouvait transporter plus de choses (en faite 8 contre 6 avec Chris).
Resident Evil offrait autre chose. L'objectif était flou, je ne savais pas vraiment à quoi m'en tenir et cela participait à cette pesante ambiance.
RESIDENT EVIL 2
A l'heure actuelle, je n'ai toujours pas saisi tout le cachet de ce deuxième opus. Ce jeu est plus long que son prédécesseur. Mais qu'elle beauté, qu'elle ambiance. Moins anxiogène que son grand frère sur la forme, plus de chemin à parcourir, des PNJ plus intéressants et ces lickers qui me faisaient frissonner.
Ceci dit, RE2 ne me fera jamais autant faire popo la couche que RE1. La faute à une musique moins classieuse, bien plus portée au piano mais toujours aussi belle.
La première fois qu'on découvrait Leon et Claire Redfield, la sœur de Chris.
RESIDENT EVIL 3 - NEMESIS
C'est peut-être celui des trois premiers que j'aime le moins.
Peut-être à cause du dédale de rues à parcourir en premier lieu et où je me perdais tout le temps. Je le trouvais aussi moins soigné que RE2.
Mais surtout, la peur n'était plus là. Trop d'armes (ça peut paraitre idiot de pester sur l'abondance d'armes), trop de matière à sauvegarder et surtout : l'habitude.
En effet, le jeu n'impressionne plus, l'effet de surprise que CAPCOM avait réussit à relancer dans RE2 s'était estompé.
La présence de Nemesis sera plus agaçante pour moi que réellement inquiétante.
Et surtout, trop d'énigmes sans queue ni tête et très peu originales. Le jeu est aussi beaucoup plus court et laisse un goût d'inachevé.
RESIDENT EVIL : CODE VERONICA :
Malgré un changement radical dans la mise en scène car jouissant des capacités de la jeune Playstation 2 (et Dreamcast - que je n'ai jamais joué), ce jeu, certes beau, baroque et où la mise en scène est fouillée, me laisse un arrière goût fade.
Je m'explique : ce jeu est très beau, moins coloré qu'a l'accoutumé, très subtile dans les nuances de couleur mais il est aussi diablement punitif.
Mais un jeu peu être punitif et pousser au challenge. Alors qu'au final, après avoir crevé une vingtaine de fois dans l'avion et m'être taper par conséquent une vingtaine de fois tout ce qui se passe entre dernière sauvegarde et le boss, je laissais en général tomber.
Pourtant les personnages étaient intéressants et le scénario semblait se reprendre en main (semblait j'ai dit). Mais ce gameplay qui semblait s'allier en parfaite harmonie avec la difficulté dans les trois opus précédents devenait tout à coup peu attirant devant un boss surexploité.
Et c'est dans ce jeu que j'ai appris qu'une sauvegarde maladroite pouvait te condamner à faire avec pour la suite ou alors te faire recommencer le jeu. Du survival-horror ? N'exagérons pas.
C'est donc (et injustement peut-être) pour cela qu'un désamour de ce jeu s'est développé chez moi.
RESIDENT EVIL - REBIRTH
Dans le magazine Horror Games (RIP) de 2002 ou 2003 que j'ai toujours (c'est peut-être le seul numéro d'ailleurs), que j'ai pu lire les chroniques de ce Rebirth avant d'y jouer. J'ai acheté la Gamecube rien que pour cela à l'époque.
Putain, quelle claque !
Tout d'abord, il s'agit de Remake du premier, rebaptisé partout dans le monde Rebirth, sauf par Capcom. Les développeurs se sont tué à la tâche, rendant un jeu déjà exceptionnel en tout point un sacerdoce pour tout amateur survival-horror.
Ce jeu est tout simplement le plus beau jeu d'avant la HD. Ce jeu mériterait d'ailleurs une refonte HD car il est terriblement moche sur mon écran LCD 1080p. Plus que ça, je trouve honteux que cet écrin de l'horreur ne soit connu que par les possesseurs (passés ou présents) de la Gamecube qui rappelons-nous à très bien marché (lol).
Donc, ce jeu est terrible. Chaque point de vue ressemble à un tableau de maître pour reprendre les termes du magazine horror games. Le jeu est rallongée du double de sa durée de vie initiale grâce à de nouveaux lieux magnifiques de crasse et de lugubre, à des énigmes repensées, recrées, à des cinématiques magnifiées. Bref, il est indispensable à tout amateur de Resident Evil.
Jetez-vous dessus, c'est terrifiant !!!
Le monstre le plus horrible du jeu est sans nul doute le Hunter.
RESIDENT EVIL ZERO :
Ce jeu est aussi beau que le Rebirth. Tout est cradingue à souhaits, rempli de détails morbides.
Pourtant, ce jeu est fade. Je m'explique. Un scénario en deçà de ce qu'on aurait pu s'attendre, un pseudo mysticisme du boss de fin, et un gameplay qui force aucunement à l'introspection et donc à une peur certaine.
Rebecca est belle, Billy est plat et le couple ne fonctionne pas. Ou du moins, n'est pas développé ou très artificiellement par un flash-back moyennement intéressant concernant Billy.
Ce jeu ne fait peur qu'à certains passages (les hunters, toujours aussi effrayants et les babouins à faire frissonner).
Bref, ce n'est pas mon préféré.
RESIDENT EVIL 4 :
Sujet sensible s'il en est. Porté action plus que survival (pour ne pas dire plus du tout).
Ce n'est pour moi pas un Resident Evil mais Dieu que ce jeu est beau, agréable à jouer, intéressant, bien mis en scène, des armes et des munitions à gogo, tout aux antipodes de l'esprit même de la série.
On passera sur le scénario alambiqué, ce jeu est jouissif.
Je n'ai eu peur qu'avec Ashley dans les couloirs sombres et ces armures qui vous poursuivent, c'est vraiment de loin l'une des meilleurs flippes du jeu vidéo. Et dire que cette mise en scène emprunt à Silent Hill 2 (le coup de la torche).
Ce jeu, je pourrais le refaire à vie sans m'en lasser. Diversifié, intéressant sur le fond, il ne restera qu'un scénario et une Ada et sa "non-relation" avec Leon qui deviendra difficile à suivre.
RESIDENT EVIL 5 :
Je n'ai absolument pas aimé. Ce n'est qu'une resucée du RE4 avec ce qu'il faut de clichés et une ergonomie déplaisante en plus.
Si ce n'est que pour revoir Jill et ce sacripant de Wesker (qu'on ne cherche plus à comprendre), le jeu ne vaut pas vraiment le coup.
Je l'ai terminé une fois uniquement et me souviens pour ainsi dire de rien du tout.
Donc, je passe, j'aime pas.
RESIDENT EVIL 6 :
Je ne vais pas m'étendre sur ce jeu, je ne l'ai pas terminé. Je n'aime pas. Résolument, je hais ce jeu. De la QTE à l'excès (ce qui était assez inédit et rajoutait au charme du 4 devient un calvaire ici), un jeu scripté sans queue ni tête, des personnages caricaturaux au possible et la présent des deux mâles en puissance que sont Chris et Leon n'offrent rien de plus si ce n'est de la testostérone à en faire ovuler la plus lesbienne des lesbiennes.
Resident Evil se casse la gueule. Il est grand temps de retourner aux fondamentaux. J'espère que le 7 va rattraper le coup.
DIVERS SÉQUELLES :
Une séquelle laide mais sympathique sort au crépuscule du 20ème siècle : Resident Evil Survivor. Réalisée dans un supposé but mercantile, ce jeu fait l'effort de poser un scénario (même si on a rarement fait pire à ce niveau) contrairement à Survivor 2 sur PS2 qui est un immonde shooter reprenant de manière dégueulasse l'environnement de Code Veronica et aussi son nom par la même occasion.
Sur PS2 sortira les tests de patience que représentent les Outbreak 1 et 2 que je n'ai jamais développé au delà du niveau 4 de douleur. C'est raide, c'est beau, mais trop peu maniable et pas assez intéressant. Encore une fois, CAPCOM prouvait qu'il était près à capitaliser sur sa licence avec n'importe quoi.
Resident Evil Revelations tant à revenir sur ses fondamentaux avec un gameplay très RE4. Le jeu vaut le coup d’œil et bien que pas intéressé et donc pas terminé, je reconnais qu'il fait partie des séquelles les moins honteuses.
Resident Evil Deadly Silence : remake horrible du premier RE, ce jeu à le mérite d'apporter des nouveautés de gameplay ou comment mettre à profit la capacité de la Nintendo DS et son pad tactile. Pas inoubliable mais sympathique, bien que très laid.
Resident Evil Operation Raccoon City : commencé à dix minutes de jeu. Beau, vraiment beau, mais absolument pas novateur, portant sur le Gears of War mais avec toujours avec un scénario transparent et du cliché à tire-larigot. A développer mais je suis pas très motivé.