Giro d'Italia 2016
Etape n°11 (vallons)
Dès le début de l'étape, on comprend vite que c'est une étape "pour baroudeurs", et tous les coureurs se mettent en quête de prendre l'échappée. Mais plusieurs équipes roulent à bloc dans le peloton si bien qu'il faut 20 kilomètres pour qu'un groupe d quatre se détache, avec Dominik Nerz pour nous.
Dans la descente du premier col, Blel Kadri chute, mais l'essentiel a été fait pour lui puisqu'il est passé en tête du col troisième catégorie. La bataille s'annonce acharnée entre Kadri et Delaplace, les deux Français qui sont en tête du classement. Quelques kilomètres plus loin, dans le col deuxième catégorie, Vasil Kiryienka passe à l'attaque. Arnold Jeannesson prend sa roue avec Dominik Nerz, mais les deux hommes se sont mis dans le rouge et craquent. La victoire ne peut plus échapper au biélorusse de l'équipe Ag2r La Mondiale qui remporte une nouvelle étape de Grand-Tour. Nerz termine troisième mais remonte au quinzième rang du général. Pas mal.
Derrière, un groupe d'une vingtaine de coureurs réglé par Ulissi s'est détaché. De Gendt et Kangert sont là, par contre Daniel Navarro, sixième du général, est absent ce qui permet à Tanel Kangert de gagner un rang au général ! Belle journée pour nous.
Etape n°12 (montagne)
Siutsou non-partant. L'objectif n°1 pour nous aujourd'hui était de prendre l'échappée matinale, et c'est chose faite grâce à Pieter Weening qui est le mieux placé des fuyards, mais pas forcément le meilleur grimpeur. Tout le monde semble capable de gagner parmi les huit échappés. Heureusement, le peloton ne semble pas d'humeur à rouler, et l'échappée va se jouer la victoire à coup sûr. Et si Pieter Weening allait chercher le maillot rose en prime ? Au sommet du Monte Grappa, De Marchi passe en tête.
Dans le deuxième et dernier col, Alessandro De Marchi a tout tenté pour prendre les points de la montagne mais il ne passe qu'en deuxième position : Blel Kadri conservera son maillot pour trois petits points. Du coup, l'italien s'est mis dans le rouge et craque. Devant, Steven Kruijswijk tente de dynamiser l'échappée mais Cataldo le contre et part seul. Weening monte au train comme il peut et collabore avec De Gand. Les autres sont battus.
Et la victoire revient à Dario Cataldo. C'est la troisième victoire consécutive pour AG2R après Borut Bozic il y a deux jours et Vasil Kiryienka hier. Où va s'arrêter la formation française ?
Bon, petite déception pour Tanel Kangert qui perd du temps en franchissant la ligne avec Fabio Aru.
Mais la bonne surprise, c'est que Pieter Weening remonte au sixième rang du général, juste derrière Cataldo qui fait lui aussi la bonne opération du jour en plus de sa victoire d'étape !
Etape n°13 (montagne)
Après Pieter Weening qui a échoué pour la victoire d'étape la veille, c'est Tomasz Marczynski qui s'y colle. Mais cette fois-ci, ils ne sont que trois à l'accompagner.
Diego Rosa est le premier à attaquer au pied du premier col : il veut faire la montée en solitaire. Tomasz Marczynski, qui manque d'explosivité, ne peut pas prendre la roue de l'Italien mais prend la tête du groupe des poursuivants et monte au train. Six kilomètres plus loin, il revient sur Diego Rosa et le dépose. Maintenant, il faut gérer la fin de montée. Derrière, Kangert a accroché le bon wagon. Pinot et Uran sont partis.
Quelle montée de Marczynski ! Le Polonais remporte sa première victoire sur le Giro, sa deuxième en Grand-Tour après sa victoire la saison dernière sur la Vuelta.
Tanel Kangert a très bien géré son ascension, il termine onzième et très près du maillot rose Roman Kreuziger qui laisse sa tunique à Vincenzo Nibali.
Au classement général, Kangert remonte au septième rang. Pieter Weening a complètement craqué et chute, malheureusement.
Etape n°14 (vallons)
Après plusieurs échappées gagnantes, on s'attend encore une fois à ce que le peloton laisse filer aujourd'hui. Tom Dumoulin devait nous représenter à l'avant mais l'échappée a mis du temps à se former et c'est Albert Timmer qui se retrouve devant, avec de bons grimpeurs.
Dans la dernière côte avant l'arrivée, Albert Timmer craque complètement, et les cinq autres basculent en tête. Jean-Christophe Péraud fait la descente, derrière Trufimov ne peut pas prendre sa roue et lâche quelques mètres.
Et c'est Péraud qui s'impose avec quelques mètres d'avance sur Evans, Pauwels, Trofimov et Hoogerland. Albert Timmer conserve sa sixième place. Derrière, un groupe de six outsiders est sorti et prend trente secondes d'avance sur les autres leaders : Navarro, Kreuziger, Uran, Kangert, Fuglsang et Ulissi. Pas de place gagnée par Kangert, mais il se rapproche de Talansky, sixième.
Etape n°15 (plaine)
Final un peu trop difficile pour de nombreux sprinteurs. C'est un puncheur qui surprend tout le monde, il s'impose devant Nacer Bouhanni qui récupère le maillot rouge en raison de la onzième place de Bozic.
