Tout-à-fait, les scénaristes ont su revisiter l'univers BB, avec brio. C'est une prouesse, nous sommes bien d'accord là-dessus.
À titre purement personnel, j'ai bien plus été touché par Jimmy que par Walter. Les deux ont pour point commun d'être des survivants, survivants de la vie. Walter, au sens plus littéral que Jimmy, je le concède (son cancer). Mais Jimmy... il est si immature. C'est un éternel enfant, on le voit d'ailleurs dans un bon nombre de scènes en apparence anecdotiques : dans le magasin de téléphone s'amuse avec une balle contre le mur, pendant toute une après-midi, dans la maison octroyée par Davis & Maine également, il s'amuse avec les objets en bois se trouvant la maison. Jimmy est sincère, en fait, il est même très sincère.
En ce sens, BCS sait parfaitement nuancer l'aspect psychologique de chacun de ses personnages, et surtout celui de Jimmy. On assiste à une éclosion, avant laquelle a lieu une véritable dualité, d'abord inconsciente (visualisation d'oreillette sans fil dans un restaurant, portée par le mec qui parle très fort, visualisation de costumes colorés sur une affiche publicitaire alors qu'il est arrêté à un feu rouge), puis consciente ! Consciente car il commence à s'assumer, il sait qu'il est bon, mais il ne sait pas comment l'être. Alors, peu à peu, l'évolution se fait.
Kim, Nacho, Gus (sclérosé ?????) sont aussi des personnages à part entière. J'adore Kim, c'est un personnage très très bien travaillé. J'ai tiré mon chapeau deux fois à la série, et je crois que c'est la première fois que j'ose découvrir ma tête face à une série.