Petite critique pour ceux que ça intéresse :
A la base j’ai regardé cette série car bon nombre d’acteurs de la précédente série de la BBC, Luther, sont aussi présent dans celle-ci. Et quelle bonne surprise ! Cette décidément trop courte série, seulement quatre épisodes d’une heure, est vraiment intéressante.
Il s’agit d’un petit bijou de narration non-linéaire, nous contant donc le présent et l’avenir des protagonistes, mais tout cela dans un parfait souci de réalisme. La série m’a largement fait penser à Looper, récent film de 2012 qui est en ce point une purge cinématographique illisible en termes de cohérence dans la timeline et de crédibilité en ce qui concerne les différents personnages. Bon, dans Looper il y a 30 ans d’écart entre les deux « moments » de l’histoire, alors que dans Inside Men, il n’y a que 6/7 mois. Mais quand même, c’est foutrement mieux foutu dans la série britannique, on ne se perd pas une seule seconde, et ce qui arrive est logique, et c’est la moindre des choses, ce qui n’était pas le cas dans Looper.
Alors si la série est un chef d’œuvre de montage, elle est aussi pertinente dans la réalisation en elle-même, très sobre, donnant lieu à une histoire légèrement intemporelle, fluide et rythmée, qui embarque totalement le spectateur avec ces hommes de l’intérieur. Hommes de l’intérieur dont nous pouvons parfaitement comprendre les motivations de départ. C’est incroyablement bien mis en scène, nous présentant trois personnages avec des antécédents et des caractères bien distincts, ce qui ne fait pas de l’intrigue quelque chose de redondant.
Bref, cette série c’est du tout bon. Comme certaines autres séries anglaises, on reste tout de même un peu sur notre faim, on en redemanderait bien un peu plus. Puis comme la série est dramatique, ça n’aide pas, la fin à laquelle nous avons droit nous donne parfaitement le droit d’imaginer une suite, d’ouvrir sur quelque chose d’autre. Enfin bon c’est normal, et il faut bien que ça se termine d’une manière ou d’une autre. Excellente série à voir tout de même.