Bon, je suis pas doué pour ça mais je vais quand même essayer d'ordonner mes impressions et de créer ce qui ressemblera de loin à une critique.
sur Batman TDK, évidemment
Le meilleur film de super-héros ? Pourquoi pas. En tout cas, le meilleur Batman.
Difficile d'expliquer en quoi il est meilleur tant il a l'air de surpasser les autres dans tous les domaines. La réalisation, l'histoire, le déroulement, les combats...
C'est avant tout une transition. Tandis que la pègre tend peu à peu à disparaitre, à cause d'une part au justicier masqué qui les contraint à se réunir en plein jour, et de l'autre à un procureur surpopulaire qui ne laisse rien au hasard, un ennemi d'un nouveau genre sort de l'ombre. Les règles, il les bafoue, l'argent, il s'en moque. On ne sait pas vraiment ce que recherche le Joker mais toujours est-il qu'il propose aux baron de la mafia de Gotham de les débarrasser de la chauve-souris.
On ne sait pas, et on ne saura jamais d'où est venu le Joker. Sa genèse est passée sous silence, pour pouvoir se concentrer sur l'actualité, et notamment ses méthodes. Dès le début, on se rend compte qu'il est le maître de la fourberie, mais ce n'est qu'au fur et à me sure qu'on se rend compte à quel point il est sadique, rusé, mais surtout... Psychopathe.
Le film joue beaucoup sur son personnage. D'abord très bien construit, avec des dialogues et une personnalités incisive, il est à mourir de rire (bien que de façon très souvent atroce : "Et hop, disparu le crayon !"). Mais surtout, il est superbement bien joué. Ses mimiques, comportements, sont air d'être constamment en bad trip, sa voix, ses traits...
Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est qu'il amène une très grande part de psychologie au film. La sienne, bien sûr, mais aussi celle de Batman, de Dent et finalement de l'être humain en général, puisqu'au final on nous offre une réflexion sur l'existence, la faillibilité de l'Homme et le rôle de la justice dans la société.
On se rend compte en effet au fur et à mesure du film que tout ce que le Joker veut, c'est foutre le bordel. La vie n'a pas de sens, il s'en est rendu compte, alors il a décidé d'être l'agent du chaos. Il veut montrer que les hommes sont mauvais, et il y arrive finalement en corrompant Harvey Dent.
Harvey Dent qui ne sera pas resté Double Face très longtemps. Un Double Face qui d'ailleurs n'aura été que faire-valoir du Joker, et c'est dommage. Mais sa psychologie est creusée, on le voit évoluer et descendre peu à peu, dévoiler son côté obsessionnel et passionné.
Et en plus de ça, il est doté d'un design magnifique. Qu'on ne peut malheureusement pas voir très longtemps, tellement il est gore, mais OMG comme c'est beau. :P
Pendant tout le film, on voit se constituer peu à peu les éléments qu'on connaît, et disparaître ceux qui sont apparus avec Batman Begins : Lucius Fox, le Mr Q de Batman, ou Rachel, s'en vont dans cet opus. Il en va de même pour la Batmobile version "tout-terrain" tellement décriée qui part en fumée. De son côté, le Lieutenant Gordon devient commissaire.
Mais ce qui donne son ambiance au film, c'est définitivement cet humour noir et cette obscurité omniprésente.
Et la scène finale du Joker, que j'ai comprise comme une grosse référence au Batman de Burton (très ressemblante à celle où Nicholson meurt en tombant d'un immeuble) se fond parfaitement avec le reste, en nous dévoilant finalement ce qu'est le Joker : un homme désespéré qui ne recherche qu'un antagoniste pour donner un sens à sa vie.
Batman TDK
Enfin bref, le film poutre à un point énorme. Et la fin est explosive. Allez le voir.