Pour moi c'est à partir de la saison 4 que la série prend une véritable ampleur spirituelle. Que ce soit dans la psyché de Tony, la maladie de Junior qui prend une nouvelle dimension. La série passe dans un rythme beaucoup plus lent. Moins de choses sont dites, beaucoup plus sont montrées. La photographie devient plus froide, le piqué des couleurs beaucoup moins important, le travail sur le contraste s'adapte à la tournure beaucoup plus pessimiste de la série.
Je pense surtout à l'épisode où Junior erre dans les rues, totalement perdu. On pourrait presque se croire dans un Lynch, inspiration qui se fait de plus en plus ressentir dans les dernières saisons.
Mention spéciale à l'épisode ou Tony est dans le coma, totalement virtuose.
Lindelof y fait un magnifique hommage dans un épisode de la saison 2 de The leftovers d'ailleurs.