Alors, Six Feet Under.
L'histoire, comme il a déjà été dit, est celle d'une famille qui doit faire face au décès du paternel, Nathaniel Fisher, et à un héritage lourd en responsabilités : l'entreprise familiale, une maison funéraire. Les 2 personnes à véritablement hériter de ce fardeau sont David, le fils exemplaire qui n'assume pas complètement son homosexualité et Nate, l'autre fils qui a quitté depuis quelques années le cocon familial et qui ne comptait pas vraiment reprendre le flambeau. Au milieu de tout ça, il y a Ruth, la mère puritaine et coincée et Claire, adolescente rebelle et artiste en devenir, qui ne sait pas trop où elle en est.
Chaque épisode correspond à la mort d'un personnage - la majeure partie du temps quelqu'un qu'on ne connait pas - et à son enterrement. Au niveau de la réalisation et de l'histoire, je peux sans me mouiller dire que je n'ai jamais rien vu de pareil. C'est tout simplement exceptionnel.
Chez Spin-Off, toute la rédaction s'accorde à dire que c'est de loin la meilleure série dramatique qu'il nous ait été donné de voir. Pourtant ce n'est pas facile de rentrer dedans. Disons que dans la forme, ça fait vraiment penser à un « roman russe » (un peu comme The Wire) : les 100 premières pages sont difficiles à avaler parce que le développement des personnages prend une part très conséquente, mais le reste va tout seul. SFU c'est ça : les premiers épisodes sont plutôt lourds mais après c'est un bonheur. Il m'a fallu environ 8 épisodes pour bien apprécier la série. Sur notre site, http://www.spin-off.fr, le dernier épisode de la série a obtenu une moyenne de 19.5/20, pour 33 notes, un record aujourd'hui encore inégalé.
À mon humble avis, tout amateur de série doit donner une chance à Six Feet Under, et ce même si l'histoire ne l'attire pas forcément. Ce serait vraiment dommage de passer à côté de ce chef d'œuvre pour si peu. En espérant t'avoir donné envie.