Le manga est moins gay-frindly que la plupart des shonen actuels. Araki est un styliste reconnu, à tel point qu'il a eu l'occasion d'exposer ses oeuvres au Louvre ou de créer des affiches publicitaires pour des marques ultra-connues. De ce fait, il ne se contente pas de "dessiner", comme le ferait un auteur lambda, mais bien de reproduire dans son manga ce qui a fait son succès en tant que styliste.
Il est vachement influencé par tout ce qui est culture occidentale, comics, etc. D'où la musculature saillante et l'anatomie particulière de ses personnages. Pour ce qui est des poses, c'est un mouvement particulier au Japon, qui n'a là-bas absolument aucun rapport avec l'homosexualité. Certains pensent d'ailleurs qu'il est s'est inspiré pour ça d'un peintre célèbre (tellement célèbre que j'en ai oublié le nom), qui faisait des portraits de gens qui adoptaient ce genre de positions farfelues.
Rater JJBA, c'est rater un monument du shonen, et du manga en général. Pas seulement parce qu'il a inspiré un nombre très conséquent de mangas et de JV par la suite, mais aussi parce que le manga en lui-même est d'une qualité incroyable. L'auteur a dépassé la centaine de tomes, et parvient encore à faire preuve de beaucoup d'originalité. Les stands ont inspiré de nombreux mangas, mais je pense que, paradoxalement, jamais personne n'est parvenu à exploiter le concept de façon aussi complète qu'Araki. Les personnages sont nombreux, travaillés, (très) charismatiques pour la plupart d'entre-eux, le rythme très soutenu, grâce à un découpage du manga par parties de 5 à 20 tomes.
Ce même découpage permet d'ailleurs à Araki de diversifier les thématiques abordées (western, thriller, mafia italienne, film d'aventure, d'horreur, policier, etc).
Bref, c'est juste un incontournable. Il est très difficile de ne pas y adhérer, pour peu que vous passiez le cap de la première partie et du puéril "c pr lé gué".