kotaro123
Posté le 25 novembre 2014 à 22:39:19
Tous ceux qui ont déjà écrit des choses un peu longues savent qu'il est littéralement impossible de tout prévoir, et que l'on finit souvent par pondre des trucs horriblement chiants et vides lorsqu'on essaie. L'écriture est dans la fluidité, l'imitation de la spontanéité. Un type qui part écrire 700 chapitres en sachant ce qu'il va se passer est un très mauvais écrivain, et ce n'est d'ailleurs, absolument pas crédible. Au fil de l'écriture, les personnages prennent leur degré de liberté, leur indépendance vis à vis des projets originaux de l'auteur, par le simple fait qu'ils changent, et c'est d'ailleurs, ce qui les rend attirants. La cohérence dépend alors seulement de l'amour de l'auteur pour son oeuvre, et c'est pour ça que Naruto devient de la merde à la fin et que OP gère. Je parie mon anus, une rondelle propre et virginale de qualité triple A (association des amateurs d'anus angéliques), que Oda ne sait absolument pas ce qui va suivre (et que par conséquent il mito lorsqu'il dit tout prévoir). Il a peut-être (probablement) une idée de ce qu'est le One Piece (et encore, il est probable qu'elle change), mais pas plus.
-> Je suis d'accord sur le fait qu'au fil de l'écriture, les persos prennent de la liberté par rapport à l'idée de début de l'auteur, mais les grandes lignes de l'histoire, elles doivent être prévues et ne pas changer, sinon l'auteur se plante (sauf quelques cas qui sont vraiment forts pour improviser). Plus l'auteur étoffe son univers, plus un changement de cap risque de créer des incohérences.
Et pour les mangas, ça se voit facilement quand l'auteur n'a pas prévu la fin. On se retrouve avec des trucs comme Gantz ou Naruto.