Tous ceux qui ont déjà écrit des choses un peu longues savent qu'il est littéralement impossible de tout prévoir, et que l'on finit souvent par pondre des trucs horriblement chiants et vides lorsqu'on essaie. L'écriture est dans la fluidité, l'imitation de la spontanéité. Un type qui part écrire 700 chapitres en sachant ce qu'il va se passer est un très mauvais écrivain, et ce n'est d'ailleurs, absolument pas crédible. Au fil de l'écriture, les personnages prennent leur degré de liberté, leur indépendance vis à vis des projets originaux de l'auteur, par le simple fait qu'ils changent, et c'est d'ailleurs, ce qui les rend attirants. La cohérence dépend alors seulement de l'amour de l'auteur pour son oeuvre, et c'est pour ça que Naruto devient de la merde à la fin et que OP gère. Je parie mon anus, une rondelle propre et virginale de qualité triple A (association des amateurs d'anus angéliques), que Oda ne sait absolument pas ce qui va suivre (et que par conséquent il mito lorsqu'il dit tout prévoir). Il a peut-être (probablement) une idée de ce qu'est le One Piece (et encore, il est probable qu'elle change), mais pas plus.
Parole de ma maigre expérience de scribe couplée à celle du Pape du Roman Noir en France, dont je tairais le nom.