Bravo Jérémy !
Ce n'est pas de l'incompétence, selon moi, Gio. 
Je vais le développer, mais c'est avant tout une bataille de pouvoir et d'idéologies différentes.
Le problème réside déjà dans le fait que les mandats gouvernementaux soient trop courts. Et dans une certaine logique par rapport à ce que je viens de dire, une politique décente au niveau de l'Éducation Nationale ne peut se faire que dans le souci du long terme.
Le problème est que chaque nouveau ministre de l'Éduc' Nat' (de Ferry à Peillon en passant par Châtel) a sa propre vision de l'éducation et de la scolarité et vient donc y apporter sa petite ou grande réforme, et chamboule le travail pré-établi par ses prédécesseurs.
Au fond, les idées ne sont pas idiotes et ne relèvent pas de l'incompétence, elles manquent juste de temps pour porter leurs fruits, ce qui au final résume ce secteur à un éternel chantier.
Ces gens au final sont compétents, du moins pour établir des "plans d'action" valables, cependant on peut à mon sens leur objecter deux choses :
- Créer une instabilité toujours plus chiante en réformant à tout va selon leurs visions de l'éducation.
- Être trop déconnecté de la réalité et penser qu'une solution sera miraculeuse sur le court terme.
C'est ça le problème, au grand maximum, un ministre va rester en place cinq années, si tant est que le chef de l'État n'opère pas à une refonte du gouvernement, ou même que le gouvernement ne change pas de parti en cas d'échec aux législatives et de cohabitation. Et à ce niveau là c'est un court terme qui va finir par être fatal.
Si il y a un secteur à retravailler également, c'est sur la valeur des diplômes, car un bac pro ou un CAP ne vaut désormais plus rien, alors qu'il y a encore 30 ans, tu pouvais encore réussir à t'en sortir et à faire carrière avec juste ça en poche. 
(Tiens à une échelle purement anecdotique, nous avons eu un premier ministre qui avait comme diplôme un CAP de tourneur-fraiseur si je ne m'abuse.
)
Puis au delà de ça, tu lies une certaine incompétence de l'état sur le fait que des personnes que tu estimes d'un niveau "inférieur" obtiennent leur bac, mais il serait grandement dommage de baser "résultats scolaires" sur "intelligence", car tu peux être le dernier des cons, si tu bosses, et peu importe l'époque, tu finis par obtenir ton bac.
Tu peux très bien être cultivé, intelligent, avoir des qualités hors-normes, bref, être un "petit génie", si tu branles rien, tu ne l'auras pas.
Le bac n'est au final pas à la portée de tout le monde. Si tu te cantonnes à bosser un minimum et à écouter en cours, tu l'obtiens. Mais au fond, il souffre beaucoup plus de problèmes de forme qui bout-à-bout entraînent à des problèmes de fond, comme on a pu le voir pour les épreuves d'Histoire-Géographie de 1ère S.
Au fond, ça tournera toujours, et il y aura toujours des soucis, c'est un perpétuel chantier et il y aura toujours des mécontents. Je pense qu'à l'heure actuelle, le principal souci serait une revalorisation du baccalauréat et des BEP/CAP/Bacs Pro.
Pour le reste, les réformes seront perpétuelles, et chaque année il y aura toujours + ou - 80 % d'admis, la roue tourne. 