De nombreux écrivains occidentaux, surtout des poètes, ont été opiomanes sous une forme ou une autre, à commencer par les Britanniques John Keats, Samuel Taylor Coleridge et Alfred Tennyson. Percy Bysshe Shelley, autre poète romantique, époux de la romancière Mary Shelley, était, lui, un grand consommateur de laudanum, tout comme Thomas de Quincey, auteur en 1822 des Confessions d'un mangeur d'opium anglais. On peut encore citer Walter Scott, Charles Dickens ou l'Américain Edgar Allan Poe, autre buveur de laudanum, qui parle notamment de l'opium dans sa nouvelle Ligeia.
Chez les auteurs de langue française, Charles Baudelaire, dans Les Paradis artificiels, évoque longuement l'opium et ses effets, de même que le poète et journaliste Jules Boissière, installé en Indochine, qui voit en lui une clé pour comprendre l'Orient et qui meurt en 1897, à trente-quatre ans, d'une occlusion intestinale sans doute liée à sa toxicomanie[réf. nécessaire]. Dans les années 1920, Jean Cocteau tombe sous la dépendance de la drogue, et il rend compte de son expérience dans Opium : Journal d'une désintoxication. Le Français Charles Duchaussois parle lui aussi longuement de l'opium dans son roman autobiographique Flash ou le Grand Voyage.
Je crois que je vais me shooter avant de passer la philo et la Littérature 