Si Ori avait été un simple Metroidvania 2D, il ne m'aurait pas autant plu.
Déjà, et c'est quelque chose que j'ai déjà dis (notamment pour Child of Light), j'aime beaucoup les jeux vidéos qui se veulent être des contes, pour la simple mais très bonne raison que leur objectif, c'est d'émerveiller le joueur, quel que soit son âge. C'est un facteur que tous les AAA oublient (parce que explosion gore sang adrénaline bouaaaah) et qui est pour moi toujours un vent de fraicheur. A ce niveau, Ori est fabuleux.
Graphiquement, il est superbe, le jeu est un vrai spectacle visuel (et pas que dans la "poésie" hein, il y a des phases, qui sont en terme d'effets super impressionnantes ! Par exemple, toutes les phases qui prennent place après avoir réveiller un esprit). La bande-son est tout simplement magique et toujours en accord avec l'action.
https://www.youtube.com/watch?v=kN_LvY97Rco&list=PLTSIqhWP1gKWbtSaAFCz5erPddH--7D6L&index=32
En terme de design, d'ailleurs, je suis certain qu'ils sont allé puisés au moins une partie de leurs inspiration du côté de Ghibli, notamment quand tu vois que le nom du "méchant" c'est "Kuro", soit un mot japonais à la base.
Et puisqu'on parle de personnage, l'histoire du jeu est parfaite, autant en contenu qu'en terme de rythme. C'est pas foncièrement original, mais c'est vraiment prenant, et ça laisse libre court à l'interprétation sur pas mal de chose, et ça c'est bien. C'est un conte merde, pas un roman ou je ne sais quoi.
Mais Ori, c'est aussi un jeu vidéo. Et ce qui m'impressionne le plus dans Ori, c'est à faculté, tout au long du jeu, à se renouveler constamment, dans le level design autant qu'avec les facultés, qui, au fil de l'aventure, changent complètement la perception qu'on a du jeu. Je pense notamment à la faculté "frapper", qui permet de faire des choses complètement folles.
A côté de ça, le jeu propose un vrai challenge, pour ne pas dire qu'il est parfois légèrement frustrant. Mais c'est contourné par le fait que le système de sauvegarde est très bien foutu, et que c'est d'une fluidité de mouvement exemplaire.
Alors ouais, y a quelques défauts, défaut de lisibilité, défaut de traduction approximative, défaut de "c'est parfois un peu trop au poil de cul"...
Mais moi j'en retire une aventure magique, probablement mon coup de coeur de l'année.
Et y a une différence fondamentale entre Child of Light et Ori. Ori à la base, c'est un vrai projet indépendant, développé par un vrai studio indépendant. Le jeu ne l'est pas vraiment, parce que c'est quand même édité par Microsoft au final, mais c'est important de le souligner. Ce que Microsoft a apporté à Ori, c'est un support Marketting, rien de plus.