Le 01 septembre 2016 à 03:37:41 Potatos8 a écrit :
Haha, tu viens de m'enlever toute envie là.....
Le début de FF 9 était génial aussi, mais, étant un amoureux de cyberpunk, difficile de ne pas aimer le début de FF VII. Après, question dialogues, j'ai aussi préféré celui de FF 9, mais question "atmosphère", celui de FF VII possède une de ces mélancolies, naïveté, tristesse, mais aussi destruction. Et avec Anxious Heart, l'atmosphère de Midgar est exemplaire.
Après, moi, ce qui me surprend, c'est surtout le pourquoi FF 9 est aimé :son style fantaisie et philosophique avec Bibi. Mais, justement comme tu mentionne le côté théâtrale de FF 9 est très important. Tout comme FF 6 était littéralement une pièce de théâtre et d'opéra. Peu parle de la place impressionnante que le théâtre a dans Final Fantasy.
Je dirais même que le théâtre a une plus grande place dans FFIX que la philosophie, même les thèmes philosophiques majeurs soulevés par ce FF, la mort et l’ambiguïté entre un individu et le personnage qu'il peut incarner devant autrui, sont tout d'abord mis en avant dans un contexte théâtral. Avec la représentation de la pièce de théâtre du prologue qui s’achève sur une mort tragique, la première mort du jeu (la toute première mort que voit Bibi il me semble même), même si elle reste fictif, et les nombreux ambiguïté entre les personnages du jeu et les personnages qu'ils incarnent sur scène, avec Steiner qui peine jusqu'au bout a assimiler le principe d’incrédulité théâtral en prenant strictement tout les événements joués sur scène au pied de la lettre, ce qui est drôle, mais aussi pathétique puisqu'il est incompris et mis en ridicule a cause de cela, c'est un concept de personnage tragi comique dont Molière s'etait fait le spécialiste dans une grande partie de ses pièces d'ailleurs, c'est l'un des hommages théatraux de cet intro, avec plein d'autres:
-Hommage a Shakespeare, évident, dans le titre de la pièce représenté, "Je veux être ton oisillon", qui une tirade provenant de Roméo et Juliette, et qui reprend les base du scénario du Roi Lear du même auteur. D'ailleurs, le lieu de représentation ressemble pas mal au Shakespear Globe Théâtre, puisqu'il reprend sa formation ovale et ses fondations faites en bois.
-Hommage au théâtre Italien du XVIeme siècle, qui est un théâtre très visuel, et surtout qui avait comme particularité, durant les entractes, de combler l'attente avec des scènes improvisés par des acteurs mais également des personnes du public, ce que Steiner, Bibi et Grenat font, bien que forcé par la providence.
-Hommage a Molière, par le statut du personnage de Steiner, qui est un personnage purement Molierien durant l'intro, qui est a la fois ridicule, têtu et comique, prêchant de noble valeur tout en étant un guignol.
-Hommage a Ubu Roi, par le personnage de la reine, et de ses sbires, qui sont des personnages grotesques et loufoques, au physique ingrats, parlant avec grossièreté, tout en étant toujours a côté de la plaque.
-Après, j'ai l'impression que Pile et Face sont repris de la réécriture de de "Macbeth" de Shakespeare fait par Ionesco, "Macbett", plus précisément repris des deux ducs renégats du premier acte qui se répondent tout en se parlant, ce qui est le trait comique principal de Pile et Face, sa pourrait être un heureux hasard, mais j'aime a penser que sa n'en est pas un, notamment parce que ce serais un lien de plus tisé vers Shakespeare, et que les thématiques philosophies majeurs du théâtre absurde, dont Ionesco est l'un des pionniers, si ce n'est l'un des plus grand auteur, sont très proches de celle soulevé par FFIX. Si j'avait ne serais-ce qu'une question a poser a Sakaguchi, sa serais si il s'est inspiré ou non de Macbett honnêtement. 
Et après, je doit en louper d'autres, la scène du duel a l'épée par exemple me fait penser à "Le Cid" de Corneille, mais je ne me rappelle plus si son théâtre se permettait de tel fulgurance scénique, et évidemment il doit vraisemblablement y avoir des références théâtral Japonais, mais j'y connait rien.