Il a suffit d’un croisement de regard
Pour ressasser tout cette histoire
Une retrouvaille non programmé
Les souvenirs de toutes ces larmes versées.
Et tous ses moments ancrés en moi
Qui jamais ne devais sortir
Je croyais ne plus jamais penser à toi
Moi, coupable pour t’avoir fait souffrir
Je t’ai évité, j’ai détourné les yeux
J’ai jamais eu de couilles, dis le si tu veux
Pourtant, c’est pas l’envie qui m’a manqué
D’aller à ta rencontre et enfin pourvoir te reparler
J’ai enfermé mon cœur dans une cage en acier
J’ai libérer mon âme du poids de toute ces années
J’ai voulu faire une croix sur notre histoire à tout les deux
Tout ce travail anéanti depuis que j’ai revu cette lueur dans tes yeux.
J’aurais pu avancer, faire comme si rien ne c’était passé
Comme à l’époque où je t’ai remballé
Il m’a fallu plusieurs années pour m’en rendre compte
C’est seulement maintenant que j’en ai honte
J’aurais aimé prendre mon courage à deux mains et te dire ça
A croire qu’après tout ce temps, j’ai pas vraiment changé
Moi qui pensais avoir fait le plus dur cette fois
Et à annihiler les démons du passé
Deux ans, cette putain d’histoire à duré
Rien au monde n’aurais pu y mettre fin
Pourtant en deux jours tout c’est évaporé
Mon égo qui t’as obligé à lâcher ma main
Pourtant, tant de monde se rappelle de cette époque idyllique
Cette dernière ou l’on prouvait au monde, qu’a deux, rien ne pouvais nous faire peur
Enfermé l’un contre l’autre, où tout nous semblait magique
Oui, j’appréciais être menotté à ton cœur.
Tes lettres, longtemps je les ai gardées
J’ai fais l’erreur de les détruire un jour lorsque j’étais de mauvaise humeur
Récemment, j’en ai retrouvé une et j’ai presque chialé
Une manière comme une autre de dissimulé ma culpabilité et mon malheur
Je sais bien que tous les pardons n’y feront rien
Beaucoup d’eau ont coulé sur ce fichu pont en ruine
Trop d’années ont passé pour que l’on puisse faire comme si tout allais bien
Jamais je ne me suis senti aussi mal lorsque j’ai appris que tu étais maintenant orpheline
Je t’ai lâché au plus mauvais des moments
J’aurais aimé pouvoir prédire l’avenir
A ton âge, ne plus avoir de parents
Sincèrement, j’aurais voulu mourir
Je n’ai pas été là pour t’aider à te relever
J’ai fait l’impasse sur tes problèmes fautes de sentiments
Je n’ai pas été là pour sécher tes larmes qui n’ont cessé de coulé
Je n’ai jamais su si tu m’en voulais vraiment
Juste avant noël, j’ai fait cette connerie comme un imbécile
Te dire « j’te quitte » comme un cadeau de ma part
Une semaine après, le monde s’écroule sur tes épaules si fragiles
Téléphone à la main, j’hésite, je laisse tomber, c’est trop tard.
On m’a rapporté des rumeurs à ton sujet
Que tu trainais dorénavant avec des gens peu fréquentable
Toi, la fille innocente, celle que je connaissais
Ton humeur et ton caractère si instable
Toi que j’ai connu, discrète et sensible
Toi que j’ai revu, libre et insubmersible
Moi qui ai voulu, réparer toutes mes erreurs
Moi qui ai tenté de prouver ma valeur
Aujourd’hui encore, des affamés me posent la question
Comment cela c’était passé, si j’avais mes raisons
De t’avoir quitté, d’avoir tout arrêté du jour au lendemain
De t’avoir laissé te noyer dans ton chagrin
Histoire douloureuse que les autres non pas cesser de me rappeler
Que notre histoire était mal-embarqué
Poings serré, je trouve qu’il y a des coups qui se perdent
S’ils savaient alors, à quel point je les emmerdes
Apres le drame, tu es partie
Vivre ailleurs, chez tes grands-parents, loin d’ici
Aller rejoindre la seule famille qui te restait
Et recoller les morceaux de ton cœur qui se décomposait
Durant des années, tu es resté là-bas
Tentant d’oublier tout ton passé, ton chagrin et tes idées noires
Revenir là ou tu es née n’étais pas une option pour toi
Putain, je n’ai jamais cessé d’y croire
Je n’ai pas trouvé la force de te le dire avant
Je n’ai pas trouvé le courage pour régler nos différents
J’ai baissé la tête en murmurant que je n’y étais pour rien
J’ai cru rembourser ma dette en te jurant de meilleurs lendemains
Instant douloureux marqué à jamais
La seule vision d’une fille me le rappelait
Dans le reflet de l’eau, j’observais meurtri
Le visage d’un mec champion des abrutis
Je ne te demande pas de faire impasse sur le passé
C’est une manière pour moi de lâcher tout ce qui m’a tué ces dernières années
Je ne sais pas pourquoi j’écris ça, tu ne l’aura jamais devant les yeux
Je ne vois pas pourquoi on se comprendrait de nouveau tout les deux
Le pardon ne suffit plus, j’aurais voulu m’y prendre à avance
J’ai changé depuis, je ne suis plus le même auquel tu pense
Un signe de vie même infime me ferait pousser des ailes
Mon dieu que c’est bon d’écrire bordel
C’est comme une tornade qui emporte mon cœur
C’est comme si j’entendais encore, le son de tes pleures
Transformé en tsunami qui ravage ma tête et causerait ma mort
Condamné pour l’éternité à trouver des métaphores
Apres tout pourquoi en faire tout une histoire
Te revoir m’a juste donné un sentiment d’espoir
Et me rappelé tout ce que j’ai fait pour ma part
Il a suffit d’un regard
Juste un regard…