Désolé du retard, je faisais autre chose avant
Sans plus attendre, voici des phrases extraites du texte :
Car, à considérer les choses elles-mêmes, la fonte des 'neiges et ce qui en résulte ne sont pas des événements successifs, ou plutôt la notion même d'événement n'a pas de place dans le monde objectif. Quand je dis qu'avant-hier le glacier a produit l'eau qui passe à présent, je sous-entends un témoin assujetti à une certaine place dans le monde et je compare ses vues successives.
Les "événements" sont découpés par un observateur fini dans la totalité spatio-temporelle du monde objectif.
Il n'y a pas d'événement sans quelqu'un à qui ils adviennent et dont la perspective finie fonde leur individualité.
Dans les choses mêmes, l'avenir et le passé sont dans une sorte de préexistence et de survivance éternelles.
Si le monde objectif est incapable de porter le temps, ce n'est pas qu'il soit en quelque sorte trop étroit, que nous ayons à y ajouter un pan de passé et un pan d'avenir. Le passé et l'avenir n'existent que trop dans le monde, ils existent au présent, et ce qui manque à l'être lui-même pour être temporel, c'est le non-être de l'ailleurs, de l'autrefois et du demain.
Le passé et l'avenir, d'eux-mêmes se retirent de l'être et passent du côté de la subjectivité pour y chercher, non pas quelque support réel, mais, au contraire, une possibilité de non-être qui s'accorde avec leur nature.
Si l'on détache le monde objectif des perspectives finies qui ouvrent sur lui et qu'on le pose en soi, on ne peut y trouver de toutes parts que des "maintenant".
C'est pas forcément celles dont le sens est le plus difficile à comprendre, mais c'est celles qui m'auraient fait partir en courant quand j'étais au lycée 