Manthra: Ceux qu´on va voir ont une puissance inouie mais malheureusement il n´en est pas de même concernant leur finesse d´esprit.
Kéia: Manthra! Commence pas!
La Leitorine émit un léger grognement, et Kéia garda le silence.
Ils traversèrentun dédale de rue où les gamins jouaient pieds nus dans la neige, habillés en Gavroche, au milieu des adultes tous plus grands que la moyenne humaine, et de leurs symbiotes.
Les trois (quatre si on compte celui qui n´est utile que pour l´entrée) arrivèrent devant un immense portail de métal noir, en plein centre, dan un quartier où les gens étaient pour la plupart habillés de costumes noirs, même les femmes (qui étaient parfois difficiles à différencier des hommes puisque ceux-ci portaient aussi les cheveux longs parfois, et elles n´avaient pas toujours grand chose à envier à la musculature masculine). Derrière se trouvait un escalier dont la largeur était impressionnante et masquait la longueur. Tout en haut, une autre muraille, moins grande que la pricipale, était coupée en son centre par un autre portail, beucoup plus important que celui du bas.
Manthra stoppa assez loin du portail mais ne laissa pas Goran descendre (celui-ci n´eut pas l´air d´en avoir envie, d´ailleurs).
Kéia, elle s´avança vers un des molosses qui gardaient l´entrée, et bien qu´elle même fit plus d´1m80, l´homme la dépassait de plusieurs têtes.
Kéia: Nous sommes attendus au château.
Garde: Votre nom.
Kéia: Adamanthe.
Garde: Une minute.
Il fit une pression de l´index sur un dispositif plaqué à son oreille et un petit écran vint se placer devant son oeil.
Un visage apparut sur l´écran et la voix de cette personne (masculine) donna son accord au garde qui retira l´écran.
Les portes s´ouvrirent automatiquement.
Kéia entra et Mathra suivit.
Elle fut arrêtée par le garde.
Kéia: Elle est avec moi.
Garde: Qui est-ce?
Il deséigna Goran d´un coup de tête.
Manthra: Le fils.
Le garde échangea un regard avec son collègue qui avança pour voir Goran.
Garde: Que lui est-il arrivé?
Manthra: Il a...
Kéia: Il a eu un malaise.
Garde: Pourquoi ne pas avoir contacté les services de santé?
Manthra: Il est coutumier du fait. Ca va passer, il n´y a rien à craindre.
Le garde qui était près d´elle prit le pouls de Goran en regardant sa montre. Puis il revint à sa place en aquiescant.
Garde: Et le jeune homme blond?
Kéia: Il est avec nous lui aussi.
L´impatience perçait dans sa voix. Mais les vigiles restaient impassibles.
Garde: Votre nom, monsieur.