Anarkia: C´est un rite que m´a appris Mana.
Elle fit apparaître un poignard magnifique dans sa main.
Elle se pencha ensuite sur l´un des corps.
En murmurant des choses incompréhensibles, elle planta le poignard en plein milieu de la poitrine du marin mort, puis trancha la cage thoracique en y faisant deux croix entremêlées (un + et un x).
Malgré l´aspect carrément immonde de la scène, elle semblait on ne peut plus sereine, et finit ses incantations sur un simple "Amen".
A peine le mot prononcé elle plongea brusquement et sans hésitation sa main et une partie de son bras à l´intérieur du corps du marin qui fut soulevé comme par un spasme de douleur, puis lorsqu´elle le retira elle tenait quelque chose de brillant dans la main, et le cadavre redevint totalement inanimé.
Shaka avait fini par détrourner les yeux pendant qu´Anarkia s´"occupait" des cadavres.Lorsqu´elle eut finie,il se leva et commença à ramasser divers "souvenirs" des memebres de son équipage.
Cela était très pénible pour lui de passer entre les cadavres et deramasser divers objets pour leurs familles.
Lorsqu´il eut fnie,il fit un paquet rapide et posa une lettre d´explication pour les familles.
Shaka:Bien...
Il tendit une de ses bagues au dessus du paquet.
Shaka:Envoie ce paquet à Palmacosta( N.d.A: l´île d´origine de Shaka),Andarta!
Le paquet fut immédiatement téléporté.
Shaka:Bien,on rentre Anarkia?
La fillette était descendue pour aller se débarrasser du sans qui lui couvrait les bras et les mains, et pour rincer les objets brillants qu´elle avait récupéré à l´intérieur des cadavres. Son poignard avait diparu.
Les objets qu´elle avait pris ne ressemblait pas à des choses distinctes, on pouvait tout au plus interpréter leurs diverses formes. Ils avaient tous des reflets nacrés et paraissaient légèrement translucides. Ils étaient commes de petites pierres qui changeaient de forme quand on les touchait.
Entendant l´appel de Shaka, elle remonta sur le bateau pour le rejoindre, les pierres dans la main.
Anarkia: Elles vont être fières de moi.
Shaka ,le temps qu´Anarkia revienne avait récupéré quelques rondins de bois,les avait attachés et déposés les corps dessus.
Il poussa l´embarcation à l´eau.
Shaka:Je rends vos corps à cette mer que vous aimiez tant...
Voyant qu´Anarkia était revenue il la prit dans ses bras et son Ärm de téléportation se remit à briller.
Shaka:Au repère des Nécromanciens!Andarta!
Ils réapparrent immédiatement au meême endroit d´où ils s´étaient téléportés vers le bateau.
Shaka redéposa Anarkia au sol.
Shaka:Et voilà,on y est!
Anarkia semblait songeuse, mais releva tout de même la tête avec le sourire.
Anarkia: Tu seras plus tranquille, maintenant qu´ils sont repartis dignement.
Elle se retourna, et appela Mana, qui semblait pourtant ne pas être là. Celle-ci apparut comme un fantôme. Voyant Shaka, elle stoppa son mouvement et le fixa.
Mana: ...
Anarkia vint à sa rencontre.
Anarkia: Regarde, j´ai réussi!
Mana baissa la tête vers la petite fille, qui lui tendait les pierres. Elle écarquilla un peu les yeux et un ptit sourire se dessina sur ses lèvres.
Mana: Elles sont très belles, tu as fait du beau travail. Je suis très fière de toi.
Anarkia: Mais je les trouve un peu petites...
Mana: C´est la première fois que tu fais ce rite. C´est tout à fait normal. Un novice plus âgé que toi n´aurait pas fait mieux, loin de là.
Anarkia avait l´air comblée.
Anarkia: Je te les donne, c´est toi qui m´a appris comment les extraire, elles te reviennent. Et je ne sais pas comment m´en servir.
Mana prit les pierres, puis après les avoir examinées une par une, elle en choisit une qu´elle remit à Anarkia.
Mana: Garde celle-ci, je t´apprendrai à l´utiliser.
Anarkia prit la pierre, puis se jeta dans les bras de Mana, sur la pointe des pieds (car elle ne lui arriave qu´au niveau du ventre).
Mana lui carressait les cheveux, mais fixait de nouveau Shaka.
Elle semblait avoir quelque chose à dire, cependant elle hésitait.
Shaka se tourna vers Mana et la fixa quelque instants.
Shaka:Hé bien,qu´avez-vous à me dire ?
Mana: On m´a dit...
Anarkia s´écart un peu de Mana, pour se mettre entre Shaka et elle.
Mana: On m´a dit que l´un de vos compagnons avait vaincu le grand Lucifer il y a peu, alors que celui-ci avait profité d´une brèche pour s´introduire dans notre niveau.
Anarkia fronça les sourcils. Il y avait quelque chose d´étrange dans la voix de Mana qu´elle seule pouvait ressentir.
Mana: Je souhaiterais que vous me conduisiez à votre ami, s´il vous plaît.
salut est c que je peux m´inscrire stp
ya quelqu´un ?? ?? ![]()
Shaka gardait son regard fixé dans celui de Mana.
Shaka:Hé bien,celui dont on vous a parlé est Hyoga Hawkeye.Il doit être dans sa chambre,allez le voir...
Mana: Je vous serais infiniment reconnaissante si vous daigniez m´amener jusqu´à lui.
Un léger sourire s´était dessiné sur son visage. Cela lui donnait une expression étrange.
Shaka:Très bien.
Il se rapprocha de Mana.
Shaka:Accrochez vous à moi,ce sera plus simple,je connais pas la topographie des lieux,mais je peux nous y téléporter si vous le voulez.
Mana haussa un sourcil, ne sembla pas encline à bouger.
Anarkia s´avaça pour prendre la main de Shaka mais Mana réagit:
Mana: Anarkia, je préfère que tu ne viennes pas avec nous. C´est une affaire personnelle.
Anarkia eut une mine déçue, mais obéit et s´assit sur le bord d´une treille, en regardant la pierre qu´elle avait dans la main.
Mana posa juste la main su l´épaule de Shaka.
Mana: Je suis très réceptive en ce qui concerne les flux d´énergie, pas besoin d´exagérer le contact...
Shaka:Très bien.
Son Ärm de téléportation se mit à briller.
Shaka:Devant la chambre de Hyoga!Andarta!
Il furent transportés devant la chambre.
Shaka:Hyoga je peux entrer?
Hyoga : c´est ouvert.
Shaka poussa la porte et laissa passer Mana.Hyoga était allongé sur le lit.
Hyoga:Elle vient faire quoi?
Shaka:Elle veut juste te poser quelques questions.
Mana regarda Hyoga, et dans ses yeux passa un éclat de fureur bestiale, instantanément réprimé.
Mana: Vous êtes donc... (l´assassin) le... "héros" qui a vaincu Lucifer, d´après ce que j´ai entendu. Puis-je vous demander de me racconter comment cela s´est passé?
Hyoga:Hé bien...
Il renversa sa tête vers l´arrière et se passa les mains sur son visage.
Hyoga:...Je ne me considère pas vraiment comme un héros.J´ai juste agi pour...sauver mes amis.J´ai déjà perdu un grand nombre de mes amis,vous savez,et c´est pour les venger que je suis mort avec leur assassin,j´ai cette manie de toujours vouloir sauver tout le monde,mais...
Sa Fée se mit à voleter autour de son visage.
Hyoga:Mais,vous voulez savoir comment j´ai tué Lucifer n´est-ce pas ? Ce n´est pas une très longue histoire ^^ J´ai passé en un Enfer dans la plus "dure" région de l´Enfer et j´ai appris à être très récéptif aux âmes.C´est en formant,à partir de mon Sabre et d´une relique,une Epée composée d´âme et d´énèrgie bénéfique - très rare pour un vampire,je vous l´accorde - que j´ai pu le renvoyer en Enfer avec l´aide de Shaka et des ses pouvoirs de Shinigami.Et...
Shaka le coupa.
Shaka:Ca s´arrête là.J´ai juste renvoyé les autres démons que j´ai rencontré en Enfer.
Il fit un signe discret à Hyoga,lui demandant de se taire pour le moment.
Shaka:C´est ce que vouliez savoir n´est-ce pas?Et,Lucifer n´est pas mort.Son âme est juste retournée en Enfer,selon le contrat passé entre les Shinigamis et l´Enfer.Il devrait s´en remettre c´est un des plus puissants Démons Majeurs après tout.
Il haussa des épaules.
Shaka:Vous voulez que je raccompagne ?
Tout en disant ça il souria.
Tsuki redressa la tête avec une lueur d’intérêt dans les yeux, il sourit et se tourna vers Malaïko.
Tsuki : Ca y est.
Malaïko : Quoi donc ?
Tsuki : Il a atteint sa force maximale. Ca fait un an qu’il s’y est mit, c’est pas trop tôt... Va falloir sortir d’ici, pas la peine de moisir plus longtemps, t’es prêt ?
Malaïko soupira et répondit par une autre question.
Malaïko : Et... je suppose que tu as un plan pour atteindre le portail ? Sinon... Un peu rouillé seulement.
Tsuki : Bien sûr que j’ai un plan.
Il enfila son armure réglementaire en mettant en évidence ses galons et jeta négligemment quelques pièces de celle de Malaïko à son propriétaire qui les attrapa toutes au vol -y compris son épée qui suivit rapidement-.
Tsuki : On s’équipe.
Il ceint son imposante épée derrière son dos et Malaïko fit de même.
Tsuki : On sort, on passe gentiment à l’armurerie histoire de voir comment nos moyens ont évolués depuis notre absence, on fauche ce dont on a besoin et on éclate tout le monde jusqu’à la sortie.
Malaïko : Je te voyais venir...
Tsuki haussa les épaules et repassa mentalement son inventaire en vue.
Tsuki : Bon, on oublie rien, faudra pas perdre de temps, ils donneront l’alerte c’est inévitable.
Le gardien mis ses mains sur les grandes portes blanches qui séparaient leur sanctuaire du reste du monde et les ouvrit d’un geste un peu trop théâtral pour la situation.
En sortant, ils furent accueillis par le visage lugubre d’un homme en armure resplendissante, ils reconnurent un Juge... Malaïko s’empressa d’inspecter le couloir, à son grand soulagement -et celui de Tsuki- il était désert à l’exception des trois hommes. Après cette inspection, seulement, ils saluèrent le Juge.
?? ?: Commandant des gardiens de caste supérieure Coral... et gardien d’élite Malaïko... Si vous sortez de vos appartements c’est que vous avez mené à bien votre mission, vous êtes le premier, apparemment vous avez eu plus de facilité que les autres à maîtriser cette technique. Veuillez me suivre, tout les deux, nous avons d’autres instructions pour vous.
Tsuki : Hum...
Malaïko : Non...
Tsuki : Voilà.
L’homme ne changea ni de ton ni d’expression, il était parti dans le couloir immédiatement après avoir terminé sa phrase. Il se retourna et revint sur ses pas.
?? ?: Je vous demande pardon...
Malaïko & Tsuki : En fait... Non.
En un instant, Malaïko dégaina son épée et décapita son supérieur d’un seul coup, Tsuki empoigna le corps de celui-ci et le jeta précipitamment dans leurs appartements, il s’empressa de refermer la porte et d’en sceller l’entrée.
Malaïko : Je m’attendais à plus de résistance... on dirait qu’il n’a même pas réalisé ce qui lui arrivait.
Tsuki : Tu vois, qu’est-ce que je te disais. Ces types sont que des politiciens, pas des guerriers, allez on traîne pas, direction l’armurerie.
Sur le chemin de la sortie de l’étage, les deux gardiens découvrirent que celles-ci étaient solidement verrouillées par tous les moyens de protections possibles et imaginables, ça posait un problème...
Tsuki : ...
Malaïko : ...
Tsuki : ...
Malaïko : Humf...
Tsuki : Hé ! Le bleu, là !
Tsuki montra du doigt un gardien de caste supérieure qui venait d’apparaître devant leurs yeux, puis les portes solidement scellées.
Tsuki : C’est quoi ces portes fermées ?
Gardien tombant au mauvais endroit au mauvais moment : Les issues de sécurité sont verrouillés sur ordre des seigneurs Juges en personne, mon Commandant. Nous utilisons le pylône de transfert pour circuler d’un étage à l’autre depuis... Plusieurs mois déjà.
Le gardien désigna la colonne qui se trouvait derrière lui, il s’agissait d’un grand cylindre de métal qui allait du sol au plafond et portait des glyphes dispersés un peu partout, tout d’un coup une étincelle traversa le cylindre en un éclair, elle partait du plafond.
G-t-m-e-m-m : C’était un membre du personnel, pour utiliser le pylône de transfert il suffit de le frôler, vous verrez apparaître un plan de la tour, en tout cas la partie autorisée au personnel, vous faites glisser votre doigt vers votre étage, et vous faites une légère pression. Superbe système, n’est-ce pas ?
Tsuki : Ouais, c’est du très beau b... Euh je veux dire c’est marrant, ouais, mais sans plus...
Malaïko : Intéressant.
Gardien : Je venais vous chercher tout les deux pour vous informer que vous êtes convoqués à l’armurerie, je devais dire ça aux premiers sortis de leur chambre, vous allez être promus et vous recevrez votre nouvel équipement, c’est étrange qu’on ne vous ait rien dit, j’avais cru voir un seigneur Juge dans le couloir...
Malaïko : A l’armurerie ?
Il échangea un regard entendu avec Tsuki et s’adressa une nouvelle fois au gardien.
Malaïko : Hé ben, on vous suit.
Sur ces mots, le gardien se volatilisa en posant sa main sur la colonne qui leur faisait face. Tsuki s’avança le premier, frôla la colonne et un plan très schématisé de la tour du Pandémonium apparu, il chercha l’étage de l’armurerie mais appuya malencontreusement sur l’étage du dessous. Il eût l’impression de se faire aspirer et d’être ensuite réduit à l’état de courant électrique, il fut ensuite propulsé hors de la colonne à un autre étage et s’étala de tout son long.
Tsuki : %@#$^/
Tsuki : .......... Sensible, la bête...
Il parvint tant bien que mal à gagner l’armurerie ou Malaïko l’attendait déjà.
Malaïko : Ah, quand même, je me demandais où t’étais passé.
L’armurerie possédait plusieurs salles en forme de disque... Une pour les gardiens de caste inférieure, qui donnait sur tout les autres, contenait surtout d’énormes gants munis de griffes assez intimidantes et des pièces d’armure en métal noir, conçu pour résister à la chaleur du corps des démons. Une pour les gardiens de caste supérieure contenait des rangées et des rangées d’uniforme blancs et aussi bon nombre d’armes. Une pour les gardiens d’élite, dans celui-ci il y avait nettement moins d’uniformes que dans les autres, elles étaient faite de métal violet et Tsuki reconnaissait volontiers que celui qui les a conçu avait du goût, ce qui est un exploit. On y trouvait également toute une palette d’armes. Et enfin, une pièce à quelle les gardiens n’avaient pas accès où se trouvaient les prototypes d’armes.
L’accès à tous ces étages se fait par une porte verrouillée qui libère automatiquement le passage en reconnaissant les gardiens.
Le gardien les emmenait à l’armurerie des gardiens d’élite, la porte était ouverte. Il les mena à celle-ci, les salua, referma la porte et prit congé. Dans la grande pièce circulaire se trouvait un gardien d’élite vêtu d’une impressionnante armure avec un casque qui lui couvrait tout le visage, il pouvait voir par une petite vitre, devant ses yeux, il y avait, sur une table, des armures flambant neuve, une identique à celle du gardien et encore une autre sans heaume, et enfin, des galons posés devant chacune.
Le gardien s’adressa à eux d’une voix caverneuse, comme si il s’agissait d’un androïde.
Capitaine des gardiens d’élite : Capitaine Malaïko, lieutenant Coral. Vous deviez être conduit ici par un seigneur Juge, où est-il ?
Les gardiens d’élite n’étaient pas à sous-estimer, il serait impossible de régler la question en changeant de sujet, et encore moins en engageant un combat contre un haut gradé. Malaïko répondit le premier, sans hésitation.
Malaïko : Il s’est contenté de se retirer après nous avoir donné les instructions, apparemment il y a eu des problèmes dans les autres appartements de notre étage, il a été régler ça.
Capitaine: Humf... Je vérifierais ça plus tard, venez par ici.
En fait non... Les gardiens d’élite ne sont pas bien malins non plus.
Il fit signe aux deux gardiens de le suivre et les mena devant la table, cette fois il fit un mouvement de la main et les armures et les armes disparurent aussitôt pour se transformer en deux sphères vertes.
Tsuki : De la matéria !
Capitaine: Exact ! C’est le modèle standard, toutes les armures et les armes blanches que vous voyez autour de vous sont en réalité de la matéria, regardez.
Il s’approcha d’une étagère et la poussa, elle coulissa ensuite ver leur droite et découvrit une pièce remplie de petites sphères de différentes couleurs, un globe d’une matière similaire au verre se trouvait au centre de la pièce, à l’intérieur, des matérias qui émettaient une lueur éblouissante gravitaient autour d’un point invisible : il y en avait une violette, une blanche, une verte et une noire.
Capitaine: Ici, il y a différents modèles d’armure, toutes les matérias que vous voyez ici en sont. Les matérias dans le globe, on y touche pas, la violette et la blanche sont les seules terminées et elles sont pas pour vous. La verte et la noire sont les plus avancées après les deux autres, mais on fait encore des test, la verte a déjà provoqué quelques explosions... Avec quelques galons vous aurez accès à de nouveaux modèles... Bon, vos galons. Mettez vos uniformes, allez !
Tsuki et Malaïko s’exécutèrent, chacun « inséra » sa matéria dans son torse, le même uniforme que le capitaine, à ceci près que Tsuki n’avait pas de casque, apparu alors sur eux, ils prirent un moment pour s’admirer et ils fixèrent ensuite leurs galons.
Capitaine des gardiens d’élite : Vos armes sont inclus dans la matéria...
Tsuki tendit alors la main et une grande épée violette à la lame fantomatique ainsi qu’une épée plus courte se matérialisèrent dans ses mains. Quant à Malaïko, c’est une unique épée gigantesque qui lui fut attribuée.
Les deux amis savaient ce qui leur restait à faire... Se débarrasser du capitaine et voler les matérias interdites, seulement mettre son propre capitaine dehors, ou pire, se battre contre lui, n’allait pas être facile. Ils n’avaient aucune raison de rester ici plus longtemps et si ils sortaient et attendaient qu’il parte, la disparition du Juge tué par Malaïko serait vite remarquée.
[Ca fait un bail que j’ai pas utilisé ce système... Je rappelle qu’un dialogue entre parenthèses est une conversation télépathique]
Tsuki : (Malaïko ? Je crois qu’il va falloir se le faire, tu penses qu’on peut l’avoir à deux ?)
Malaïko : (Non... Mais on peut essayer)
Capitaine : Vous pouvez disposer.
Tsuki : D’autres gardiens doivent arriver ?
Capitaine : Normalement... Si vos collègues n’arrivent pas les premiers je devrais distribuer quelques uniformes.
Malaïko : Raison de plus pour ne pas traîner !
Sur ces mots, ils se jetèrent tout les deux sur le capitaine qui sortit de nulle part un marteau plus volumineux que l’épée de Malaïko et l’abattit avec une vitesse phénoménale sur les deux gardiens qui eurent du mal à esquiver le coup.
Capitaine : Ah ! Traîtres ! Vous êtes morts ! Je me doutais que vous complotiez quelque chose !
Heureusement, aucun son ne pouvait sortir de cette pièce, si ils gagnaient ce combat rapidement, ils avaient encore leurs chances.
La preuve était, faite, l’adversaire des deux hommes n’était ni plus ni moins un taré. Le fait de confier à un homme qui pulvérise toute une armurerie en quelques coups de marteaux une salle remplie de matéria confirmait l’état de santé mentale des Juges. Ceci dit, le taré en question maniait sa titanesque arme à la perfection, naturellement, Malaïko et tsuki étant d’excellents épéistes, ils avaient la possibilité de se défendre uniquement grâce à leur vitesse...
Malaïko : Hé... Tsuki.
Tsuki : Hum ?
Malaïko : On est deux contre un, autant exploiter cet avantage au maximum, non ?
Le message était passé, chacun attaqua sur un flanc. Le capitaine était un homme expérimenté, il contra immédiatement en faisant tournoyer son marteau autour de lui. Mais Tsuki avait prévu le coup, avec une vitesse surhumaine, il s’accrocha au manche du marteau qui avait doublé de volume pour offrir une plus grande portée à son propriétaire (ces matérias étaient décidément fascinantes), quant à Malaïko, moins vif que son camarade, il prit le marteau de plein fouet et fut propulsé vers un râtelier d’armes qui s’écroula dans un grand fracas... Heureusement pour Malaïko, son armure avait tout pris et n’avait pas une égratignure. Tsuki, lui, s’était élancé sur le capitaine et lui avait décoché un grand coup d’épée en plein sur l’épaule, mais celui-ci empoigna sa lame, tira Tsuki vers lui et lui envoya un formidable coup de poing, le poing en question étant entouré d’une armure, qui l’envoya rejoindre Malaïko.
Tsuki : Euh... Merde, il a rien...
Malaïko : On peut retirer une matéria d’un corps sans le tuer ?
Tsuki : Ouais...
Malaïko : Et c’est... ?
Tsuki : C’est un coup dur à placer, je vais devoir frapper pile dans le sternum et va me falloir environ deux secondes pour lancer mon sort, je dois frapper juste après.
Malaïko : Je vois le problème... Bon, voilà ce que tu vas faire, moi je lui saute dessus, je tente de le désarmer, d’attirer son attention, tout les moyens sont bons, et quand tu repères une faille, tu fonces et tu lui retires son armure. Simple, non ?
Tsuki : Sur le papier, ouais...
Disaient-ils, tout en sautant dans toute la salle pour éviter les féroces coups de marteau de leur adversaire.
Ils mirent donc leur plan en action : Malaïko se rua sur le capitaine, et avec une vigueur surprenante, il bloqua son coup de marteau de sa gigantesque épée et le jeta de toutes ses forces en arrière, ce qui déséquilibra le capitaine, mais celui-ci se laissa tomber en arrière et donna un coup de pied dans le menton de Malaïko qui ne broncha que légèrement, mais l’autre s’était relevé et tenta de lui faucher la tête avec son arme, Malaïko sauta par-dessus l’arme et tenta une attaque en plein dans la vitre par laquelle son adversaire pouvait voir. Belle attaque, la vitre était en effet moins solide que le reste de l’armure, mais elle se fissura seulement. Déception... Malaïko changea de tactique, il avait un nouveau plan : il se mit à courir tout autour de son adversaire et le harcela avec de petits coups d’épées de tout côtés, le capitaine était handicapé par son armure, et fut contraint de réitérer son attaque de tout à l’heure, son marteau doubla de volume et il le fit une fois de plus tournoyer. C’était ce qu’attendait Malaïko ! A l’instar de Tsuki, il attrapa le marteau en plein vol et chargea dans le vide, emportant l’arme et son propriétaire avec lui.
Malaïko : Vas y, Tsuki !
C’était le moment, Tsuki chargea à son tour, se stoppa devant le capitaine, au sol, et leva sa main qui passa par d’étranges teintes pour former comme une lame autour d’elle qu’il planta en plein dans le sternum du capitaine, impuissant. Aussitôt, il retira sa main, la lame avait disparue, mais il conservait une sorte de gant de la même couleur qui tenait une petite sphère mauve.
Capitaine : NOON !
Tsuki : Ecarte toi, Malaïko !
Celui-ci sauta donc en arrière et Tsuki pulvérisa littéralement le capitaine, dépourvu de protection.
Malaïko : Joli coup... Il faudra que tu m’apprennes ça.
Tsuki : Ouais, si tu veux. Mais ne perdons plus de temps, vient, on va emporter les matérias.
Ils se dirigèrent donc vers l’étagère qui camouflait la salle aux matérias, la fit pivoter, et s’intéressa immédiatement aux matérias interdites, dans leur globe de verre.
Tsuki : Alors...Comment on l’ouvre ?
Les deux amis entreprirent alors de chercher toute sorte de mécanisme susceptible d’ouvrir la sphère, lui donnèrent moult coups de pieds inspectèrent donc la salle... Quand :
Tsuki : J’ai une idée.
Il dégaina son épée courte, l’enfonça dans le globe, elle y entra comme dans du beurre, il trancha donc celui-ci en deux et les matérias se stabilisèrent dans les airs, toujours en suspension.
Tsuki : Je prends la violette !
Malaïko : Je prends la blanche !
Tsuki : Euh... Tu veux prendre les autres ?
Malaïko : Si nécessaire...
Ils retirèrent leurs matérias et s’équipèrent chacun de la nouvelle, mais rien ne se passait...
Malaïko : Il faut peut-être... Faire son armure soi-même ?
Sur ces mots, il regarda son bras et fit apparaître des gants de métal, de petits boucliers en forme de ovales blancs sur ces avant-bras, attachés par des lanières encore de la même couleur.
Malaïko : C’est bien ça.
Il compléta sa protection de la même manière et Tsuki façonna une armure similaire, mais d’un violet assez foncé.
Tsuki : Jusque là, tout se passe comme prévu, on doit être dans les temps.
Dès qu’il eût mit le pied dehors... Les murs se mirent à « clignoter » étrangement (en s’approchant, on voyait que c’était des glyphes qui circulaient un peu partout) et on ne tarda pas à entendre les voix de plusieurs dizaines de gardien se presser devant l’armurerie des gardiens d’élite.
Tsuki : Bon... Comme je l’avais dit c’est inévitable, tout se passe encore comme prévu tant qu’un gardien d’élite n’est pas là pour déverrouiller la porte. La question est donc... Comment on va sortir avec tout ce monde dehors ?
A la seconde où Tsuki avait prononcé ces mots, un gigantesque éclair de lumière verte le frôla pour aller faire un grand trou dans le mur de l’armurerie.
Malaïko : Comme ça.
Tsuki : Qu-C’était quoi, ça ?!
Malaïko : La matéria verte, dans le globe, ça c’est de la magie !
Tsuki : Héhé, tu l’as dis. Tu vas la garder ?
Malaïko : Ouais, j’essaierai de l’améliorer, ça m’a vidé de mon énergie, ça...
Tsuki : Et la noire ?
Malaïko : Je sais pas à quoi elle sert et elle m’inspire pas confiance, alors je la leur laisse... je vais pas essayer de la détruire elle serait capable de nous faire exploser.
Tsuki : Ca marche, allez, on perd pas de temps !
Tsuki et Malaïko s’engouffrèrent alors dans la brèche et s’envolèrent vers le portail.
yks sortait de sa chambre lorsqu’il entendit les explosions dans l’Armurerie. Il reconnaissait l’explosion caractéristique de l’instabilité des Matérias.
Etant un gardien d’Elite, il se déplaça rapidement jusqu’à l’armurerie,qu’il découvrit en ruines.
Il remarqua la trace spirituelle de Tsuki et Malaïko, mais avant de partir – « officiellement »- à leur poursuite, Lorsque Lyks eut procédé à un examen un peu plus complet de l´Armurerie dévastée, il découvrit l´une des matéria-Projet de couleur Noire - la plus instable - et pensant que cela pourrait lui être utile, il la prit et la plaça sur son torse. L’armure se forma rapidement sur le corps de Lyks. Composée essentiellement de plates d’Acier, couvrant tout le corps (sauf la tête, Lyks préféra un simple bandeau) ; les gants en Acier bleu occupaient tout l’avant-bras,le plastron était fait d’une cuirasse assez fine pour une meilleure liberté de mouvement se terminait aux épaules par deux piques et arborait le blason de la famille Valken.. Les jambières classiques recouvrait l’intégralité des jambes et étaient de couleur noire ainsi
que la cuirasse.
Il forma aussi deux nouvelles armes, il conserva la forme du Zanbatô pour l’épée tout en allégeant le poids et en rendant l’arme plus fine. Il conserva bien évidemment la cape montrant son appartenance aux Gardiens d’Elite.
Ainsi équipé, il s’élança par le trou de la brèche et s’envola, suivant les traces spirituelles laissées par Tsuki et son ami.
Il les cherchait, bien évidemment pour les aider, Hyoga lui avait parlé de Tsuki quelques mois auparavant et s’était tout de suite mis en tête de les aider,pour le « fun » tout d’abord mais en apprenant plus sur leurs projets,il décida de les aider,peut-être à cause de son mépris pour les hautes instances de l’Enfer qui l’avait placé – sans lui demander son avis – après qu’il ait lui-même tué son père.
Lyks arriva près de Tsuki et Malaïko quelques minutes plus tard. Ils étaient déjà en train de combattre des gardiens supérieur dont un gardien d´Elite qui ne le remarquèrent que quand la lame de Lyks s´enfonça dans le dos du Gardien d´Elite.
Les deux gardiens saisirent l’occasion, un septième avait débarqué, avec une étrange armure, et avait proprement embroché le gardien qui avait déverrouillé la porte. Ils finirent donc facilement les survivants et se préparèrent à un assaut du nouveau venu.
Malaïko : N’avance pas ! Tu es de quel côté ?