Kilvan était assis sur le toit de l´université, le soleil commencait a ce lever et éclairait la plaine de quelques rayons encore timides.
Kilvan: Hmmm...
Kilvan soupirait et avait l´air de penser a quelque chose.
Faust: Hello!
Kilvan: Oh, salut, Faust...
Le nécromentien s´assit a coté de kilvan, juste a côté du terrible démon, il y avait un petit livre, Faust le ramassa.
Faust: " L´amour chez les jeunes"... Tu lis ce genre de livre?
Kilvan aurait surement du s´énerver, insulter faust et lui casser la figure, mais il n´en avait ni l´envie, ni la volonté, cet étrange lever de soleil concentrait ses pensées. Il se contenta de prendre gentiment le livre des mains de faust et de le poser plus loin.
Kilvan: A vrai dire, c´est un gamin nommé Vash qui me l´a donné, il voulait que je m´intéresse plus aux sentiments des autres... et des miens...
Faust: Oh... ok, excuse moi d´avoir demandé.
Kilvan s´appuya contre sa main droite et soupira.
Kilvan: C´est bon, ne t´excuse pas pour si peu...
Etait-ce ce superbe lever de soleil? Kilvan était radicalement différent dans son humeur, il semblait... mélancholique.
Faust: Quelque chose ne va pas? Tu ne me traites pas comme d´habitude.
Kilvan: Faust... Ca implique quoi d´aimer quelqu´un?
Faust avait l´air complètement surpris par cette question, mais restait relativement sérieux.
Faust: Difficile d´expliquer une notion aussi brute et belle que l´amour... Mais ma définition a moi serait que tu aimes la personne à un stade plus élevé que l´amitié, tu veux faire le bonheur de la personne et tu voudrais être avec elle le plus longtemps possible... Ca te convient?
Kilvan: beaucoup, merci...
Kilvan continuait a regarder le soleil se lever, il murmurait encore " beaucoup".
Faust venait de comprendre quelque chose, Mais il n´en était pas compètement sur.
Faust: Dis moi... tu ne serais pas amoureux de lino...
Kilvan se retourna vers Faust et avait reprit son air normal.
Kilvan: J´ai jamais dis ca, pauvre débile, à force d´etre seul, tu inventes des choses.
Faust: excuse moi ♥
Les deux compagnons se turent un instant, et Kilvan se remit a regarder le soleil, il ouvrit légèrement la bouche comme si il cherchait les bons mots.
Kilvan: Et...
Faust: Hum?
Kilvan: Et si je l´étais, qu´est ce que ça ferait?
Faust resta inexpréssif un instant, puis sourit, ce n´était pas comme d´habitude, c´était un vrai sourire, un sourire du fond du coeur, pas juste un trait sur le visage.
Faust: Ca ferait que tu la chérirais, que tu veuilles la protéger, faire qu´elle soit heureuse, et...
Kilvan: Je sais tout ca...
Kilvan se remit a regarder le soleil, dont les rayons lumineux se rapprochaient de l´uni.
Kilvan: Magnifique, radieux, brillant, chaleureux...
Faust avait posé une main sur l´épaule de son ami.
Faust: Tu... tu l´aimes depuis pas mal de temps, hein?
kilvan: Ouais...
Faust resta silencieux un instant, la prochaine question allait etre décisive.
Faust: Alors... pourquoi tu lui exprime pas tes sentiments? Je suis certain qu´elle en a aussi pour toi... Vous pourriez peut etre... euh...
Kilvan stoppa faust par sa simple expréssion, déprimée et morne.
Kilvan: tu as dit " aimer , c´est vouloir le bonheur de la personne qu´on aime"?
Faust: en effet! Alors pourq...
Kilvan: Pour cette simple raison, rien ne doit changer...
Faust ne comprenait plus.
Faust: Mais... tu viens de dire que...
Kilvan: Regarde moi... J´ai peut etre un bel aspect, mais tout ce que je touche est réduit en pourriture, tout ce que je regarde sombre dans la folie, tout ce qui reste pret de moi souffre les malheurs de l´enfer... Je veux son bonheur, et... ce n´est pas auprès de moi qu´elle l´aura...
Il soupira longement et reprit, mais en regardant Faust dans les yeux, ce qui le forca a détourner un peu du regard pour ne subir une illusion.
Kilvan: En etant avec moi, ou en m´aimant, elle est vouée a souffrir et à etre malheureuse, si je l´aime, alors... les choses doivent rester telles qu´elles sont.
Faust avait compris.
Faust: cette attitude recement plus froide et plus agressive? Ce refus de l´intégrer a l´ordre?
Kilvan: Exactement, il faut qu´elle s´éloigne de moi, ce sera mieux pour elle... comme pour moi... je suis le mal, je suis un corps sans vie animé par une gemme maudite, ca n´aurait aucun sens.
Faust avait a présent un ton très chaleureux, comme celui d´un grand frère.
Faust: Mais... Kil...
Ce surnom très gentil fit réagir Kilvan.
Faust: Kil... Si elle t´aime aussi, alors en la repoussant, tu lui fait aussi de la peine, tu sais?
Kilvan réfléchit un instant et serra les poings.
Kilvan: Un cercle... sais tu ce qui me donne cette haine? Cette puissance démentielle?!
Faust: Non...
Faust craignait d´entendre le pire.
Kilvan: Je suis aggressif avec mon entourage, le l´humilie, je le bafoue... Tu sais pourquoi?
Je les... envie.
La phrase prononcée résonna dans l´esprit de faust comme un point final a une affaire, tout s´expliquait, tout était su.
Kilvan: Ces misérables humains, sans pouvoirs, sans rien... Ils sont libre d´aimer, de vivre... moi... ce que je hais... C´est moi.
Kilvan parlait d´un ton de plus en plus aggressif.
Kilvan: Je me hais de n´etre qu´un parasite voleur de corps! Je me hais de n´etre qu´une machine a tuer! Je me hais d´etre un imbécile arrogant! Je me hais de ne pas avoir de sentiments! Je me hais de ne semer que tristesse et désacord... Meme si je veux mettre fin a mes jours, je me regénère ou je revient dans un autre corps... Cette haine me dévore... Comme mon amour pour Linoa... J´envie tellement ses humains...
Des gouttes noires coulèrent des yeux de Kilvan.
Kilvan: Moi... je ne peux meme pas exprimer mes sentiments....
La haine éternelle de Kilvan... en vérité, ses sentiments brûlants le blessaient plus que n´importe quel ennemi ou arme.
Faust tapota dans le dos de Kilvan.
Faust: J´ai foi... Je sais qu´un jour la lumière percera un peu de l´ombre de dans coeur, et ce jour la, tu seras surement plus humain que moi je ne l´aurais jamais été...
Faust resta silencieux un moment.
Faust: Ne... ne fais pas la meme erreur que moi, ne vis pas pour un passé déchiré et un amour perdu qui te tourmentera... ne deviens pas comme moi...
Le soleil éclairait a présent le toit de l´uni, Kilvan se leva.
Kilvan: Merci, Faust, tu es vraiment un ami.
La lumière éclaira le visage de Kilvan, il souriait, pour la première fois depuis bien des siècles, ce corps, mort depuis longtemps avait l´air doté d´un peu de vie, et les yeux bleus de Kilvan, avaient un éclat de vie jamais vu.
Faust: Eh... pas de quoi.
Le soleil était a son zenith, ca allait etre une journée superbe, annonciatrice de bonnes nouvelles.
Faust: Kil... vas y, tu peux y aller.
Kilvan: Ca vaudras mieux pour nous tous que cette discution n´aie jamais eu lieu.
Faust: Efface vite notre mémoire et redevient méchant et dur ♥
Kilvan: Merci... monsieur Faust huit le grand.
Faust: Pas de quoi, Kil.
Il y eu un flash noir et les deux compagnons disparurent du toit, dans quelques minutes, Faust sortirait de son lit de bonne humeur et sans souvenirs.
Kilvan, lui, aurait tout oublié, toujours seul, toujours persécuté par ses sentiments brulants...
Les chroniques de Kilvan, by neo_bahamut1.