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Un petit essai

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
25 août 2003 à 18:11:49

Evidemment il faut un peu de patience et le texte n´est pas de grande qualité mais si une fois vous trouvez qu´il n´y pas assez d´activité sur le forum vous pouvez venir lire un petit bout.

Chapitre I : La clairière

Un nouveau hurlement retentit au milieu de la nuit, long et lugubre, comme un appel. J’aurais voulu pouvoir accélérer encore car je savais trop bien ce qu’il amenerait à notre poursuite. La vallée boisée fit résonner le cri et j’entendis autour de moi les gémissements craintifs des hommes apeurés, angoissés, terrifiés à l’idée de ne pouvoir sortir vivant de cet endroit inconnu. Nous courions depuis de longues minutes désormais dans cette forêt dense de hauts arbres qui ne laissaient apparaître qu’un faible rayon de pleine lune, à travers ces sous-bois épais dont les petites branches nous écorchaient le visage, entre ces grands pins qui semblaient d’un nombre infini, perdus dans cet espace si noir, si froid, si gigantesque, si terrible.
Nous enjambions les immenses racines, slalomions entre les taillis, filions le plus vite possible dans une direction qui n’existait plus. Notre chef lui-même s’affolait, ne savait plus où aller, semblait ignorer l’emplacement du refuge. Il gueulait, stimulait ses hommes pour leur redonner un semblant de courage mais la panique faisait baisser le ton de sa voix et ses braillements se perdaient dans l’obscurité. Il se traitait de fou, se demandait pourquoi il avait quitté son navire, pourquoi il avait entrainer son équipage dans ce lieu maudit, oublié par Dieu lui-même.

Le danger mortel qui nous poursuivait se rapprochait, il nous traçait ; lui, ne se fatiguait pas et il n’abandonnerait pas avant de nous avoir exterminé jusqu’au dernier ; il était le roi des ces contrées et défendait avidement ses terres. Il se rapprochait toujours plus et la peur, le désespoir s’intensifiaient proportionnellement ; nous ne pourrions jamais le semer et pourtant il n’y avait d’autres solutions que de courir, courir toujours droit devant et de survivre, alors que ce qui était notre seule issue semblait avoir disparu. J’y croyais de moins en moins, le refuge pouvait se trouver à côté de nous comme à plusieurs lieues d’ici et nous pourrions passer cent fois à côté sans le voir. Ils se rapprochaient. Les jappements devenaient fréquents : ils fondaient sur nous, ils avançaient comme une onde de malheur.

J’avais déjà dépassé plusieurs des mes camarades et chaque fois je regardais leur visage crispé par la douleur, dégoulinant de sueur , ou de larmes peut-être, qui roulaient sur leurs rides et leurs cicatrices. L’effroi se lisait dans leurs yeux bleu profond et à chaque fois je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était probablement la dernière fois que je les voyais. Je pouvais sentir leur souffle court qui s’annonçaient être les derniers, une maigre fumée sortant de leur bouche dans un râle de mourrant.
Un nouveau hurlement perça la nuit, bientôt repris par d’autres. Je levai la tête vers la falaise dégarnie, portée au devant des collines et j’y apercus une silouhette à la fois lointaine et beaucoup trop proche qui disparut aussitôt. A ce moment là, il y’eut un grand choc sourd, je sentis me faire pousser vers l’avant et plaquer sur le sol. Il m’avait eu. Ma chute fut lourde mais je ne sentais plus rien, j’étais déjà mort, j’attendais écrasé sur le sol qu’il m’achève.
Je vis en ouvrant les yeux mon ami fidèle.
- Qu’est-ce tu fous ? Dépèche toi si tu ne veux pas te faire bouffer. Par Dieu, lève toi bon sang, ils arrivent ! s’exclama-t-il en avançant rapidement vers moi pour m’aider à me relever.
Surpris, je me remis debout et regardai autour de moi interloqué. Il ne m’avait pas eu, je n’étais pas mort, du moins pas encore. Je vis par terre la grosse racine sur laquelle j’avais en fait trébuché. Un autre cri, bien plus proche cette fois, et une bousculade de mon compagnon me ramenèrent brusquement à la réalité. « Cette fois il faut vraiment y aller ». Et malgré mon genou douloureux je me remis à courir, la main portée au fourreau. Nous avions été distancés par le groupe de tête et leur voix s’éloignaient. Un cri atroce déchira alors la nuit, un cri humain. Je fermai un moment les yeux en essayant de ne pas écouter l’agonie du malheureux, puis repensant à la racine je me concentrai sur ma course. J’avais l’impression qu’ils étaient sur mes talons, à quelques mètres derrière moi mais je n’osais me retourner pour vérifier. Sans m’en rendre compte j’avais tiré instinctivement mon épée de son fourreau. Je découpais énergiquement les branches sur mon passage pour me frayer un chemin dans les épais bosquets. D’autres cris retentirent, plus proches que jamais. Quand je fléchissais, mon compagnon me donnait de violents coups dans le dos et me forçait ainsi à continuer.
Les arbres devenaient légèrement plus espacés maintenant, signe que j’approchais d’un endroit dont j’osais à peine entendre le nom, pourtant crié très fort par les premiers à y parvenir : La Clairière.
- La Clairière, murmurai-je du fond de moi-même… La Clairière ! répétai-je à pleine voix. Enfin ! L’espoir me redonna des jambes et je débouchai rapidement au milieu de ce vaste disque d’herbe haute, à la rondeur presque surnaturelle, au mileu duquel trônait notre refuge, une grande cabane de bois massive qui nous abriterait durant la nuit et nous protégerait.

hohohohoho
hohohohoho
Niveau 10
25 août 2003 à 18:13:45

C´est la mode des Fan fic

Slipknot_Manson
Slipknot_Manson
Niveau 10
25 août 2003 à 18:14:18

15.5 :ok: C good je dirai ! !

Dove-17
Dove-17
Niveau 10
25 août 2003 à 18:20:33

Tu parlais de mes talents, tu en as au moins autant que moi, à ce que je vois ! Continue, le début donne envie de lire la suite. :ok:

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
25 août 2003 à 19:11:49

J´ai peut-être autant de talents mais tu as 2 ans de moins. Dans 2 ans tu seras encore meilleur. Donc je suis en fait bien en-dessous de toi.

Nous étions les derniers à rentrer et tout le monde vérifia attentivement que la lourde porte de chêne fût bien fermée. C’était un grand batîment d’environ 40 pieds sur 20 mais d’une hauteur qui dépassait de peu celle d’un homme. Il était formé d’une grande pièce unique aux parois faites d’énormes troncs clairs et supportée par quatres poutres démesurées en ses quatres angles. Des fenêtres à carreaux se trouvaient à intervalles réguliers. Des sièges et des bancs étaient disposés un peut partout, quelques lanternes éclairaient fortement le milieu de la pièce. Il y avait surtout une immense cheminée de pierre en face de moi dans laquelle de grosses bûches semblaient brûler depuis des heures et sa douce chaleur me fit oublier un instant l’horreur que j’avais vécue peu auparavant. Sur le haut de la cheminée étaient disposés quelques objets et collés plusieurs dessins de femmes dénudées.

Les hommes étaient très secoués et fatigués par la longue course poursuite mais ils discutaient et riaient déjà bruyamment, sûrement encouragés par la chaleur, la convivialité et l’impression de sécurité que procurait la maison. Une odeur délicieuse de viande rotie montait au milieu de celle de la bière. Je m’afalai sur un tronc dans un angle, habilement orné de petites gravures représentant des animaux de la forêt mais aussi signé des noms des anciens hôtes de la cabane. Reprenant mon souffle je me mis à observer chaque personne. Il devait en manquer une dizaine et cela me fit frissonner. Tous étaient soit pirates, corsaires, flibustiers, marins, toute une racaille qui s’était éloignée de la mer, attirée par l’apât du gain et de l’or qu’on nous avait promis. Tous étaient habillés de pantalons flottants et usés, de chemises blanches tachées et déchirées ; parfois un bonnet ou un chapeau, un crochet, une jambe de bois, un bandeau ou un foulard renforcait souvent une apparence qui se voulait terrifiante. Ils se déplaçaient gauchement à travers la salle, une bouteille à la main, découvraient avec plaisir la variété d’alcool, jetaient des coups d’oeils sur les portraits et goûtaient à un bohneur mérité.

À côté de moi se trouvait mon ami Rick, un grand espagnol au teint foncé mais d’origine anglaise. Il avait laissé sur lui sa veste noire d’un étrange tissu à la fois souple et fin comme de la soie mais solide comme du cuir. Le col replié lui donnait un air élégant qui contrastait avec sa chemise blanche, un vêtement pitoyable et crasseux, déchiré de partout qui laissait entrevoir un torse musclé abimé par bien des combats. C’était un homme puissant et imposant aux traits durs mais à la peau fine, étirée ; il avait le visage osseux, un front légèrement bombé recouvert de moitié par la mèche de ses cheveux noirs raides coupés mi-court, de petits yeux noirs enfoncés dans leur orbite et des sourcils fins, un nez assez mince, des dents blanches, une barbe légère qui recouvrait un menton presque inexistant, se confondant avec un cou large de taureau.
J´étais le seul à le savoir : il était d’origine noble, issu d’une famille riche qui lui avait assuré une enfance heureuse et une bonne éducation. Mais un jaloux avait réussit à prouver que leur fortune n’était pas honnête et ce fut la condamnation à mort pour son père tandis qu’on saisissait tous les biens. Ruiné et déshonoré, il quitta l’Angleterre à l’âge de quatorze ans avec son grand-oncle, un marin qui l’emmena avec lui sur son navire en partance pour l’Espagne. Il grandit au milieu des flibustiers, des pillages et des combats. Son dernier parent mourrant tôt après leur départ et il dû apprendre seul à manier une épée et un pistolet mais il était débrouillard et chanceux. Lors d’un pillage dans un port, ils tombèrent dans une embuscade espagnole qui les massacrèrent tous, tous sauf lui, sans doute parce qu’il était encore mineure. Ils se contentèrent de l’enfermer dans une géole ou il croupit quelques années, mais pas seul...

C’est là-bas, dans cette cellule, que je l’ai rencontré et que nous nous sommes liés d’amitié. Pourtant, moi je suis très différent : plus petit avec un teint plus clair, j’ai des yeux perçants verts sombres, un visage maigre et de longs cheveux noirs hirsutes, toujours en bataille. J’ai moins de classe que lui, je viens d’un milieu très modeste où nous devions voler pour avoir de quoi se nourrir. Je suis né dans un petit village de pêcheur au nord de Santander et c’est là-bas que j’ai appris la vie, la vraie. Mon père était une souillasse qui nous battait, moi et mon frère. Je rêvais de partir, loin, je voulais devenir pirate car je maniais très bien l’épée. C’est finalement ce que je suis devenu, je me suis engagé sur un de leur navires et je suis rapidement devenu très bon. On me respectait sur le pont et les marchands de la région connaissaient mon nom. J’étais un chef à la tête d’une sacré bande de fripouilles et d’une petite flotte de plusieurs navires. Mais une fois riche, j’ai commencé à avoir mauvaise conscience : je ne tuais et volais plus pour survivre comme au départ, j’étais devenu un véritable criminel sans circonstances atténuantes. Je ne le supportais plus et j’ai décidé de reprendre une vie honnète en devenant corsaire du roi, chassant les pirates pour me repentir.
Je décidai d’expliquer ma situation au gouverneur de la région, un certain Surcouf, mais il ne voulait pas de corsaires et niait l’existence des pirates qui faisaient pourtant ravage en ce temps-là. Quand je lui dit que s’il ne voulait pas me donner son accord je monterais moi-même une escouade et pourchasserait les pirates il m’envoya en prison aussi sec.

En prison Rick m’apprit beaucoup de choses : les mathématiques, la physique, le droit, les langues. Nous faisions beaucoup de philosophie, nous remplissions des carnets entiers de nos réflexions. Un jour une mutinerie éclata chez les prisonniers et nous en profitâmes pour nous évader mais ce fut au prix de la vie de notre compagnon de cavale, qui nous confia en mourrant que tout le continent était menacé. Il prononca dans son délire « Surcouf ». Nous étions intrigués mais le pauvre ne savait probablement plus ce qu’il disait et nous continuèrent notre route sans y repenser. Le doute s’installa beaucoup plus franchement quand, trois jours plus tard dans un bar côtier, un pirate nous proposa de partir dans une lointaine contrée pour une expédition dangereuse mais qui nous rapporterait une quantité de richesses extraordinaires. Nous nous faisions passés pour des mercenaires et pour ne pas éveiller de soupçons nous fîmes semblant de nous intéresser à son offre. Et nous le devinrent réellement quand il nous révela que son chef s’appelait Surcouf comme le gouverneur. Il devait aller rechercher un objet précieux dans une forêt au sud du Saint-Empire. Il était bon de se faire un peu oublier en Espagne et les sommes qu’articulaient le pirate valaient tous les risques.
L’expédition partait une semaine plus tard, elle était constituée de quarantes pirates et vingt mercenaires nous attendraient là-bas dans une cabane au milieu de la forêt noire.

Les mercenaires, ils étaient là, dans cette salle, formant un groupe à proximité de leur chef. Ils portaient un uniforme vert foncé et parlaient en allemand. Surcouf, lui, était assis dans le meilleur siège près de la cheminée où il caressait une jeune femme assise sur ses genoux. C’était une jolie brune aux cheveux légèrement bouclés. Il ne se gênait pas de la déshabiller ici. Elle détestait cette condition, ça crevait les yeux ; d’ailleurs elle regardait souvent la bourse qui pendait à la ceinture de Surcouf, comme pour s’encourager, et avec un soupir elle se remettait à l’embrasser. Surcouf était un homme corpulent au visage gras et aux yeux vicieux, il avait un gros nez et une bouche énorme avec des lèvres cramoisies, de très longs cheveux noirs sales pendaient sur ces épaules. Il portait de beaux vêtements rouges aux fils dorés et avait un anneau d’or à son oreille gauche. Il avait encore le teint livide et jetait parfois un coup d’œil vers la fenêtre pour être certain qu’aucun monstre n’était présent. Plus je le regardais et plus il m’apparaissait comme un goret.
Ses bottes et sa cape séchaient devant le feu. À sa droite était assis son lieutenant, un homme maigre aux cheveux blancs, qui regardait son supérieur avec dégoût en balançant lentement la tête de droite à gauche. Il avait une canne et c’est lui qui dirigeait les mercenaires. La majorité des pirates était dans l’angle supérieur droit et pour cause, les immenses tonneaux d’hydromel et de bières y déversaient leur or liquide pour leur plus grand plaisir. Je regardais avec mépris ce tas d’ivrogne en repensant à un passé lointain, ils se piétinaient et se jetaient les uns sur les autres dans ce ruisseau d’alcool en chantant. Plus bas il y’avait un homme endormi, affalé sur le sol, qui ronflait, tenant encore fermement son verre vide. Près du dormeur discutaient et plaisantaient quatre hommes à propos d’un grand portrait sur lequel posait une jeune femme. Un homme étrangement bien sapé était assis dans un angle, il observait le comportement de chacuns et surtout celui de Surcouf. Il avait un habit bleu, une ceinture et un grand chapeau. Il avait une apparence curieusement soignée pour un pirate. Il y’avait d’autres petits groupes, certains faisaient une sieste. Il devait être onze heure.

Près des tonneaux, on commençait à se quereller vivement, quelques uns avaient déjà la main au fourreau, plusieurs vantaient leur héroïsme au combat et se menacaient.
- J’étais à Audenarde et à Ramilies, laissez boire les héros criait l’un.
- J’ai fait la guerre de la ligue d’Augsbourg moi, j’ai servi sous les ordres de Louis XIV. Et ce n’est pas un jeune freluquet qui va m’empêcher de boire. Celui qui l’avait poussé répliqua.
- Je vais te remplir le gosier avec du plomb, peut-être parleras-tu moins, vieux bouc. Louis XIV est notre ennemi, pauvre fou, je vais te le rappeler. Il dégaina.
Je me levai en soupirant de voir ces abrutis se châmailler alors que nous attendaient dehors d’autres dangers. Je me dirigeai vers Surcouf et la fille m’en fut reconnaissante car il était en train de passer au niveau supérieur.
- Grand Surcouf ( car il exigeait qu’on le nomme ainsi), vous devriez intervenir avant qu’un de ces imbéciles ne se blesse sinon pire.
- Tu m’ennuie Eduardo, me répondit-il, laisse les s’amuser.
- Ils sont en train de finir l’hydromel. Cette fois-ci il tourna vivement la tête dans un grognement.
- Et n’oubliez pas que nous pouvons être attaqués à tout moment, seriez vous prêts à vous battre seul avec moi contre une trentaine de ces bêtes ? lui rajoutai-je à l’oreille pour le convaincre définitivement.
À ces mots il se leva d’un bond, empoigna son pistolet et tira plusieurs coups en l’air. La troupe qui comptait deux blessés désormais se tut et attendit. Mais au moment où Surcouf s’apprêtait à les réprimander, il siffla au milieu du silence un très long hurlement aigu qui immobilisa chacuns, sauf Rick qui s’approcha de la fenêtre mouillée par la pluie donnant sur l’esplanade et dit d’une voix grave en sortant son pistolet: « Ils sont là ». Le silence fit place au chaos dans la cabane. Beaucoup étaient ivres et incapables de se battre, d’autres s’agitaient, pris de terreur, seule une vingtaine combattraient. Rick s’approcha, il était plutôt confiant :
- Ils ont encerclés la cabane, la plupart se terrent encore dans le bois mais ils seront là dès que nous sortiront.
- Combien ? demandai-je inquiet en le retenant par l’épaule. Il observa une pause avant de se contenter de me répondre :
- Beaucoup !

Ils nous attendaient en criant comme pour nous inviter au défi. Je regroupais tous les hommes aptes à se battre quand soudain un énorme loup arriva dans la pièce dans un grand fracas de vitre cassée. Surcouf fut le plus rapide et tira dans la tête de la bête avant qu’elle ne put esquisser le moindre mouvement.
- Nous les tuerons une à une ! clama Surcouf en brandissant son épée en direction de la porte. Allez ! venez vous battre, je ne vous paie pas pour vider mes tonneaux. Allez bande de pleutres, venez ! Il ouvrit la porte d’un coup de pied rageur et nous débouchâmes sur l’esplanade de bois. La clairière était infestée de loups qui surgissaient de tous les côtés, ils hurlaient mais maintenant qu’ils étaient en face de moi, j’avais moins peur. La pleine lune éclairait cette arène qui allait être le théâtre d’un carnage.

Plusieurs meutes s’étaient regroupées, attirées par la faim ; ils nous sautaient dessus par dizaines, arrivaient de partout. Surcouf faisait preuve d’une témérité surprenante, il avait foncé dans le tas en sabrant les ennemis à sa portée maniant très bien sa lourde épée de chevalier. Mais il s’était stupidement isolé des autres et s’obstinait à vouloir avancer encore. Il faiblissait, ses mouvements devenaient plus lents, son corps ne suivait plus mais pourtant il donnait toujours de nouveau coups, gueulant pour se redonner du courage.
- Il a besoin d’aide, à moi Rick, à moi. Je me précipitai vers Surcouf, en grande difficulté, près de la lisière. Je l’aurais volontiers laissé crever là mais sans lui ma présence ici n’avait plus de sens, il était le seul à connaître le secret mystérieux de cette forêt.
Nous étions trois à le secourir et malgré cela il nous fallait batailler dur. Rick portait ses coups avec élégance et professionalisme, des fentes et des coups d’estocades parfaits : rapides et mortels. Si la situation n’avait pas été aussi précaire j’aurais rit de sa main sur la hanche et de son jeu de jambe. Il sautillait en avant en arrière, multipliait les assauts, esquivait ses adversaires puis ripostait... Mon voisin, un jeune homme courageux, avait un sabre courbé et il donnait de grands coups diagonaux juste au moment où le loup sautait sur lui. J’avais de la peine et je dus reculer plusieurs fois. Une fois arrivé à la hauteur de mon chef, je me retrouvai en face d’un gros loup noir, qui me sauta directement dessus, j’esquivai d’un brusque mouvement de la tête et me retournai immédiatement pour l’attaquer au flanc. Seulement blessé, il profita de ma position basse pour bondir, la gueule ouverte, mais d’un beau réflexe je pare et il s’écrasa sur ma lame. Je l’achève et déjà je dois me retourner car d’autres affluent. Un jeune loup approche prudemment, trop, il reçoit un violent coup d’épée sur la tête et ne relève pas.
- Revenez Surcouf ! Reculez !
- Pas avant de les avoir tous massacrés !
Une morsure à la main gauche le fit changer d’avis et il se remit sur la même ligne que nous. Des archers et des arbalétriers restés sur l’esplanade tuaient efficacement les loups à distance et ce sont eux qui commencèrent à reculer. J’embroche une bête trop téméraire, en empale une autre jetée à terre, beaucoup fuient, les autres sont tuées, le combat prend fin. Surcouf pousse un ouf de soulagement, range son épée et retourne à la cabane en marmonnant un « merci ».
Je me laissai tomber dans l’herbe fraiche et admirai un moment le ciel étoilé ; je ne savais pas pourquoi mais je riais.

Dove-17
Dove-17
Niveau 10
25 août 2003 à 19:25:09

pas mal, pas mal du tout ! Va voir le chapitre III de ma fic´, je voudrais ton avis, stp.
Par contre, je dirais que ton deuxième volet est trop long. Il va y en avoir qui vont se décourager et qui ne vont pas lire jusqu´au bout.

tidus2109
tidus2109
Niveau 5
25 août 2003 à 19:26:19

:lol: j´espere que tu te debrouille aussi bien a l´ecole ( :d) matiere filo ou français ) :lol:

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
25 août 2003 à 19:40:39

Le français j´ai 4.5 ( attention c´est sur 6 chez nous). C´est pas trop mal pour le collège. La philo j´ai pas encore mais j´adore déjà.

Il était impossible de parler de victoire avec huit morts et plusieurs blessés. Nous ramenions tous du combat une petite blessure, j’avais une profonde griffure à l’épaule mais je vis que d’autres avaient eu moins de chance que moi. Après avoir enterrés les morts, nous essayâmes de dormir un peu mais ce fut d’un sommeil agité.

À l’aube, le réveil fut d’autant plus dur que Surcouf m’avait nommé volontaire enthousiaste pour aller explorer les environs et trouver de quoi manger. Les autres « volontaires » étaient le jeune homme qui nous avait aidé hier près de Surcouf et l’homme à l’habit bleu soigné.
Le temps était nuageux et une légère pluie raffraichissante nous réveillait. Le vent faisait tanguer les arbres et pliait les hautes herbes. Les chants des oiseaux égayaient un peu ce paysage morne.
Quelques pirates entassaient les cadavres de loup sur un bûcher improvisé après les avoir tanné grossièrement. Nous nous dirigions vers le sud d’où venait le bruit d’une rivière, suivant le chemin d’un animal. Personne n’osait parler. À la vue du cours d’eau le pirate courut et plongea avec un grand ahhh de plaisir. L’homme distingué ne put réprimer un petit rire en le voyant nager comme une poule dans son bain.
- En voilà un guignol. Elle doit être froide.
- Laissons le se débarbouiller et allons examiner les baies près du bosquet là-bas.
Il se présenta :
- Je me nomme Alonso.
- Eduardo. D’où viens-tu ? l’interrogeai-je en cueillant une petite baie rouge.
- D’Aragon.
- Tu as le teint bien pâle pour un homme du sud.
- J’ai passé du temps en France s’expliqua t-il très rapidement.
- Ne le dis pas à Surcouf alors.
- Pourquoi ?
- D’après ce que j’ai pu comprendre il ne porte pas les Français dans son cœur et considère Louis XIV comme le diable. L’ascencion de Philippe V au pouvoir n’y est sûrement pas pour rien. Tu ne viens donc pas de son équipage ?
- J’étais corsaire au service du roi d’Espagne me dit-il.
Je me levai d’un bond et je le dévisageai longuement d’un air suspicieux. Il était surpris et semblait avoir un peu peur. Il s’apprêtait à dire quelque-chose mais je le coupai :
- Ces baies iront très bien pour le déjeuner. Tandis que le baigneur revenait et que nous remplissions nos sacs des baies sucrées, je me posais des questions. Était-ce Alonso qui me mentait ou le gouverneur qui m’avait menti ? Je risquai une question :
- Eh l’ami, connais-tu un gouverneur de Santander du nom de Surcouf ?
- Pour sûr dit-il, c’est un parent de notre chef, son oncle je crois. Pourquoi cette question, tu le connais ?
- Non mais j’en ai entendu parlé répondis-je calmement.
- Ca ira pour les baies, allons chercher des arcs pour chasser quelques biches.
- Le gibier n’abonde pas ici, renonce à cette idée dit Alonso.
- Comment pourrais-tu le savoir répliqua l’autre ?
- Il a raison, appuieai-je, avec huit meutes affamées dans le coin, cela m’étonnerait que beaucoup d’animaux subsistent. Allons voir un peu plus loin. Le Grand Surcouf veut que nous explorions ironisai-je.
- Ne te moque pas, si tu deviens riche ce sera grâce à lui.
- Sais tu ce qu’il cherche réellement ?
- Il nous a confié qu’il cherchait un coffret de la taille d’un livre.
- Et il espère retrouver une petite boîte au milieu de cette forêt ?
- Que peut-il contenir de si précieux demanda Alonso?
- Je m’en contrefiche répondit-il, dès que j’aurai mon or je pourrai enfin m’installer. J’aurai une grande villa, une belle femme, on me dira Monsieur Cruz… Et il se perdit dans ses pensées rêveuses. Nous parvînmes au sommet d’uhne colline, d’où on pouvait voir toute la vallée. Les conifères s’étalaient à perte de vue, on pouvait voir entre les collines boisées un grand fleuve coulant lentement.
- J’ai l’impression d’être à nouveau sur l’océan, cet air me réveille.
Alonso pointa le doigt au loin en disant : « là-bas ». Je découvris au milieu de cette mer verte un grand château de pierres brunes dont les tours étaient coiffées d’un chapeau d’ardoises.
- Le donjon est en ruine, il doit être abandonné depuis longtemps déduisis-je.
- Ca suffira pour aujourd’hui, rentrons conclut Cruz. Surcouf devrait être satisfait.
Quelque-chose me disait qu’il connaissait l’existence de ce château.

Quand nous lui annonçâmes la découverte du château, il fut ravi et se frotta les mains en disant : « Brave St-Charles ».
Il appela son lieutenant vers lui et lui glissa surexcité :
- La légende disait vrai, le château existe. Tout porte à croire qu’il l’a porté là-bas. À nous le pouvoir et la gloire.
J’étais attentif mais sur le signe de son lieutenant ils parlèrent suffisamment bas pour ne plus être entendus.
- À table ! cria Rick qui était le volontaire de la cuisine.
Le repas était frugal mais cela me suffisait et j’étais surtout attentif à la grande discussion dans laquelle s’entretenait le lieutenant et un homme à la mine sympathique resté discret jusque là. La plupart des pirates avaient des yeux fatigués, regardaient leur maigre pitance. Avec de grands soupirs ils retournaient leur verre vide et regardaient ensuite les tonnaux désespérement à sec. Surcouf n’était d’ailleurs pas mécontent de cet état de fait. Bien qu’impatient, il était devenu très joyeux, presque agréable.
À la fin du repas il annonca notre départ pour dans une heure. Certains blêmirent à la perspective de quitter la sécurité de la cabane pour retourner sur le territoire des loups.

Surcouf avait une qualité indéniable : l’organisation. Il ne fallut pas long pour que nous nous mettions en file par deux armes à la main, que deux éclaireurs ( volontaires) partent en avant et que le convoi se mette en branle. En tant que personne connaissant le terrain, j’étais devant près du chef avec Alonso et Cruz tandis que Rick et le lieutenant se trouvaient juste derrière.

Je fis un rapport détaillé de l’endroit par lequel nous étions arrivés en vue du château mais Surcouf n’en faisait qu’à sa tête et décida de prendre par un étroit sentier de terre bordé de cailloux. Nous marchions à fière allure mais je sentais qu’un sentiment désagréable montait dans la colonne, un sentiment d’être suivi.
- Les gens ont peur dis-je doucement, ils savent que les loups ne sont pas loin.
- On n’y peut rien répondit le lieutenant, les pourchasser, même de jour, serait dangereux et puis ils seront plus rassurés quand nous serons au château.
- La route est encore longue fit remarquer Rick…et j’ai peut-être une idée.
Bien que peu doué à ça, il entonna une chanson enjouée au rythme rapide ; les pirates se regardèrent un sourire aux lèvres, prêts à rire puis reprirent le refrain avec Rick et c’est dans une grande cacophonie que se poursuivit le voyage.
Nous arrivâmes au château, une grande construction de pierres brunâtres. Nous entrâmes par une lourde porte de barreaux de fer rouillé et nous nous retrouvîmes sur une place de pavés gris parsemés de mousse. De beaux arbres, pas taillés depuis longtemps, et un bassin au clapotis doux et régulier donnaient du charme à l’endroit.

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Niveau 22
25 août 2003 à 20:52:21

un peu plus d´engouement pour mes heures de travail silvousplait.
Je plaisante je sais que c´est chiant. Mais vous pourriez vous intéresser un peu, ou alors faire semblant, me faire croire que c´est bien par ex.

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25 août 2003 à 20:53:48

forte bouderie...

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25 août 2003 à 21:52:58

très forte bouderie

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