Kai n’était plus qu’à quelques centaines de mètres de la ZCU. Malheureusement, il devait encore franchir un dernier obstacle avant de pouvoir accéder au bâtiment si réputé.
Il laissa donc son cheval à l’entrée de l’épaisse forêt, ressemblant même à une jungle. Son épée de fer était bien au chaud, dans le fourreau ornant son dos. Dans les sacoches que sa monture portait, il trouva deux dagues liches, très utiles pour un combat rapproché. Grâce à quelques morceaux de ficelles, il en attacha une à chacune de ses cuisses. Puis enfin, il pénétra dans la forêt qui ne semblait pas très amicale…
Une véritable flore s’offrait à lui, mêlant végétaux et autres éléments, donnant une touche très naturelle à l’endroit.
L´Assassin s´enfonça dans la jungle, à la recherche d´une quelconque forme de vie méritant de tâter du fer de ses armes.
Au bout d´un quart d´heure, lassé, Kai se posa sur un rocher.
_ J’ai l’impression d’être perdu… Mieux vaut rester sur mes gardes, tout peut arriver, pensa-t-il.
Il dit tout ça d´un ton calme, chose admirable dans un moment que tout autre trouverait intense, voire même inquiétant.
Mais le regard de glace perçait toutes ces émotions,qu´il semblait enfouir au plus profond de lui même,camouflant ses nombreuses réflexions intérieurs,de ce qu´il était,ce qu´il allait devenir,essayant d´oublier ce qu´il avait fait.
Alors qu´il se perdait dans ses pensées, deux sortes de masses difformes profitèrent de la situation avantageuse.
Ces monstres ressemblaient à de gros flans vivant,mouvant,et modulable.Ils se fondirent sur le sol poussiéreux,et avancèrent silencieusement vers leur cible commune,Kai.
Tout à coup,Kai ressentit une vive douleur dans son dos.Se retournant,il aperçut les deux ennemis qui l´avaient pris par surprise.
L´un des deux " flans" venait de lui lancer une boule de feu,lui brûlant la peau,ainsi que sa veste.
_ Tu vas payer pour ma veste..
D´un bond,il sauta du rocher,et saisit son arme,d´un geste impressionant de réflexe.
Finissant son saut,il tenta de fendre son assaillant en deux,mais sa lame n´en fit rien,la sensation était telle que Kai avait l´impression de couper de l´eau.
Une chose était sûre,ces bestioles étaient insensibles aux attaques physiques.
Alors que le jeune homme s´acharnait de toutes ces forces à trouver le point faible de son ennemi,un souffle glacial vint parcourir sa jambe,qui se figea sur place,tétanisé par le froid.
Heureusement,le flan maîtrisant la magie de feu avait déjà lancé une petite boule de feu.
Agilement,Kai positionna sa lame de telle façon à ce qu´elle dévie l´attaque brûlante sur sa jambe congelée.
Le coup réussit,et le combattant fut dégager de l´étreinte glaciale.
Roulant sur le côté,il esquiva un autre assaut.
Il devait rapidement trouver une solution,sinon l´issue de ce combat lui serait vite fatale.
Une idée lui parcourut la tête,et aussitôt pensé,il la mit en oeuvre.
Lâchant son épée,il dégaina tout aussi rapidement ses deux dagues liches accrochés jusqu´à présent sur ses cuisses.
Il attendit une attaque simultanée des deux monstres,qui ne se fit pas attendre.
Avec du mal,il réussit tout de même à mettre ses armes en travers des boules magiques.
Les lames respectives absorbèrent la magie,teignant la première en bleue et la seconde en rouge flamboyant.
Son plan avait marché,mais il devait agir vite,tant que la magie faisait encore effet.
Profitant de la position de ses ennemis,côte à côte,il fonça à grandes enjambées vers eux.
De la main gauche il tenait la dague enflammée,et de l´autre la dague liche glacée.
Ce choix était purement stratégique,étant donné qu´à sa gauche se situait le " flan" de glace,alors qu´à sa droite se tenait celui de feu.
D´un coup rapide et concis, Kai enfonça ses dagues dans la chaire molle de ses adversaires,et les découpa en deux parties distinctes,mettant fin à leur vie éphémère.
Fier de lui,il se redressa,essuyant les perles de sueur qui coulaient le long de son visage.
Ramassant ses armes, il vit quelques mètres plus loin une imposante bâtisse, chose pour sûre, c’était la ZCU. Il s’y rendit aussi vite que ses jambes le lui permettaient, dans l’espoir que quelqu’un puisse le soigner, et l’accueillir.