Le vent froid de cette journée de juillet s’engouffra par la petite fenêtre de l’infirmerie, passant sous les draps blancs pour les faire danser comme par magie. Sous ces bouts de tissus si soyeux se trouvait une divine jeune femme au corps malheureusement meurtri. Sa lèvre était fendue en son milieu tendit que sa mâchoire avait été décalée de quelques millimètres, lui provoquant une douleur atroce à la moindre parole. Son corps, lui, était parsemé de profondes entailles qui avaienentamées les nerfs. Tous ces dégâts corporels étaient dus à une seule personne, une personne qui l’a fait souffrir autant physiquement que moralement dans un combat : Vandred FireHeart.
Ces nombreuses blessures cicatrisaient tant bien que mal sous les mains expertes des infirmières. Yin, elle, était bien au-dessus du remue-ménage que l’aide soignante effectuait sur elle, ces pensées étant ensevelies sous des montagnes de questions. Ces pensées furent perturbées par une voix cristalline retentissante à ces oreilles.
- C’est bon, nous avons désinfectés vos plaies et mit quelques bandages sur les plus importantes. Deux béquilles sont misent à votre disposition jusqu’à mercredi matin maximum.
- Merci bien. Où se trouvent mes habits et mon arme ? Demanda Yin tout en se levant de son lit avec difficulté.
- Sire Vandred vous les a ramenés dans votre chambre. Répondit l’infirmière en donnant les béquilles à l’étudiante.
Yin ne comprenait plus rien : Vandred qui l’avait précédemment frappé et insulter violemment lui rapporte à présent ces affaires dans un élan de gratitude. Sans un mot, elle sortit de l’infirmerie avec sur le dos une longue robe blanche prêtée pour le court trajet jusqu’à la chambre. Yin réussit à grimper les escaliers lui paressant interminable et atteindre son petit chez sois dans cette immensité universitaire.
La porte enfin ouverte, la jeune femme se laissa tomber sous son lit pour reprendre son souffle face à l’effort qu’elle venait d’accomplir malgré le mal qui la rongeait. Après de longues et pourtant si courtes minutes de repos, l’étudiante prit l’initiative de se rendre dans sa salle de bain pour se laver une dernière fois avant de se revêtir de quelques choses de plus correct.
Elle pénétra dans la douche et ouvrit l’eau pour laisser celle-ci s’écouler sur son si gracieux corps. Elle s’écoulait lentement, laissant sa chaleur s’imprégnée sur la peau de Yin pendant que celle-ci se frottait frénétiquement avec du gel douche. Une fois son corps imbiber de mousse, la jeune femme laissa l’eau l’enlever avec douceur. L’étudiante se lava ensuite ces longs et magnifique cheveux puis alla se sécher avec une grande serviette bleuâtre. Une fois essuyer, Yin s’habilla d’une longue robe noire avec un petit haut moulant assortit portant comme seul motif un petit diable en peluche dans son dos.
Elle sortit de la salle de bain toujours armée de ces béquilles puis prit le Harusame qui sommeillait dans son fourreau. Elle le dégaina, le laissant brillé aux rayons du Soleil quand tout à coup, elle eu un sursaut. Dans le reflet de la lame se trouvait un homme à la chevelure rougeâtre qui menaçait de son épée tendue fièrement de pourfendre l’air pour trancher la jeune femme. D’un geste rapide, Yin se retourna en bloquant le coup de son agresseur qui lui faisait à présent face.
- Vous êtes qui ? Demanda la jeune fille en retenant avec toute la force qu’elle pouvait la lame de l’inconnu.
- Mon nom n’a peut d’importance, mais la question principale est qu’est-ce que je fais là.
- C’est du pareil au même. Mais puisque vous insistez tant, donner moi la réponse à votre question.
- Docile la petite. Tu ne t’ai toujours pas remit de ce que t’as fais le méchant Vandred ? Oh qu’il est vilain ! Dit son agresseur, sourire aux lèvres.
- Je vais t’enlever ton petit sourire vite fait. Ajouta Yin, visiblement énervée.
- Tu sais autant que moi qu’on a la même force mais toi, par contre, tu es affaiblies. Tu n’auras donc qu’une infime chance de me battre. Sachant que je ne suis pas venu là pour ça, je pense que ranger nos armes respectives serait un bon début. Proposa l’homme en repoussant la lame de Yin qui auparavant s’entrechoquait avec la sienne.
- Que veux-tu alors ? Questionna l’étudiante en rangeant son katana.
- Je suis venu tester les capacités de ma future maîtresse.
- Désolée, tu ne m’attire pas encore sexuellement. Répondit-elle ironiquement.
- C’est qu’elle a de l’humour. Vaseux mais de l’humour quand même.
- Merci pour ces éloges. Alors, qu’est-ce que tu veux ?
- Venons-en droit au but. Je suis Hokuturyu FireHeart et je suis mort il y a quelques mois lors de la destruction de ZCU pour sauver une jeune fille du nom de Sû. Commença-t-il.
- Tu es donc un Errant ?
- Non, j’ai été envoyé en Enfer, mais mon côté « Ange » leurs a déplus et ils m’ont donc envoyés au Paradis. Mais là-bas, ils ont pas été d’accord d’accepter un homme avec du sang de démons en lui donc ils ont voulus me renvoyer en Enfer qui eux même ne voulaient pas. Comme j’en avais marre je les ai tués.
- Tu es un Ange et un Démon à la fois ? Tu serais donc…
- Un Ange Déchu, oui. Conclua Hokuturyu.
- Mais, à part si j’ai mal entendue : tu fais partit de la famille FireHeart ? Demanda Yin qui, à cette pensée, posa sa main sur le manche de son arme.
- Malheureusement oui, je suis le fils de Vandred que tu connais déjà mais je le renie en tant que père tout comme mon sois-disant frère, Matt.
- Tu es donc le « vilain petit canard de la famille » vu ce que tu me dis.
- Oui, et c’est plutôt un compliment quand tu les vois. Enfin bref, je suis venu ici pour t’aider dans ta quête. Dit-il en allant à présent au point central de la discussion.
- Comment ça ?
- Comme tu as pu le constater, tu n’as aucunes chimères mais pourtant une force spirituelle phénoménale.
- Pour les chimères, je suis d’accord, mais pour cette « force spirituelle », j’en sais rien et sérieusement, je ne crois pas. Répondit la jeune femme.
- Nous sommes beaucoup à le savoir, mais toi, tu l’ignores encore. Cette force justement te permet de contrôler quelques choses qui est encore plus fantastiques que les Chimères : tu peux contrôler les esprits, tout comme moi. Dévoila enfin « Haku ».
- Comme toi ?
- Exactement.
- Mais pourquoi ça ? Pourquoi je ne peux pas avoir des chimères comme tout le monde ?
- Car tu es différente, tout simplement.
- « Tout simplement »….Tu veux ma main dans ta gueule aussi ? S’exclama Yin, énervée du ton si « cool » de son interlocuteur.
- Elle sera tranchée bien avant si tu oses lever ta main sur moi, donc je pense que la plus sage des décisions est d’abdiquer.
Yin n’avait pas trop le choix face à cet homme visiblement en meilleur état qu’elle.
- Et tu es donc mon « esprit » ?
- En gros, oui. Tu as de la chance, beaucoup de personnes auraient aimées m’avoir.
- Ce n’est pas la modestie qui t’étouffes toi…Soupira-t-elle.