L’atmosphère était pesant, le silence s’était quasiment imposé, seul les bruits de pas de nos trois compagnons s’entendaient. Un pas après l’autre sur cet escalier en colimaçon faisait frémir l’air aux alentours…
Lorsqu’ils arrivèrent à la dernière marche, une porte était dressée face à eux. Ils la poussèrent, et aperçurent une grande salle sombre, dont une multitude de bougies étaient comme des étoiles dans la nuit… Cependant, un barrage fait de démons s’éleva face à eux.
- Comme d’habitude… Dis Ko, ces bouseux sont des belles cibles pour ton flingue, tu voudrais pas nous les expédier autre part qu’ici ? Demanda Murakumo.
- T’inquiètes, j’ai envie de garder la main à ça. Répondit-il.
Sans tarder, il tira une rafale de cinq balles, qui en fit tomber un même nombre. Celui-ci chargea son arme de balle à « tir multiple » et décocha cinq autres tirs pour en finir avec cette troupe sans importance.
- Bon, elle arrive quand la grosse artillerie, j’en ai marre de voir ces crétins faibles. Affirma Murakumo d’un air lassé.
- Elle est déjà là… Répliqua Koryu.
- Et elle est au nombre de trois. Ajouta Atsuko.
En effet, trois silhouettes qui étaient cachées pendant tout ce temps se mirent face à nos trois gaillards et dégainèrent leurs armes. Nos trois amis, ayant déjà sorties leurs armes, ne tardèrent pas et attaquèrent. Chacun s’était pris un des ennemis et se chargea d’en finir avec celui-ci. Mais quelque chose tracassait Atsuko, ce qui lui valut de ne pas attaquer son adversaire mais juste d’en parer les coups. Koryu et Murakumo ont vite fini de battre leurs adversaires, mais Atsuko n’en faisait rien.
- Atsu, qu’est-ce que tu fous ? Attaque-le au lieu de te défendre. Dit Murakumo.
- Comment vous dire cela… Notre cible actuelle n’est point ces ombres, mais le créateur de celles-ci. Répondit Atsuko.
- C’est exact. Répliqua une voix bien familière.
- Tiens donc, ça ne serait pas notre ami Soei, le type qui fuit à chaque fois. Reprit Murakumo.
- Murakumo, tu es toujours aussi charmant, comme notre petit Koryu.
- Cette fois-ci, on te bute. Affirma Koryu.
- Enfin si vous me trouvez.
- Te trouver est d’une simplicité, mais te toucher en est une autre.
- Aurais-tu compris ? Vous n’avez aucune chance contre moi, en plus de cela vous êtes dans mon territoire.
- Y’a pas que Ko qui a compris, n’est-ce pas Atsu ?
- En fait, cela est même d’une facilité à comprendre.
Soudainement, le démon apparut face à Koryu. Ce dernier le prit en joute et tira, cependant, Soei était déjà derrière Koryu prêt à l’attaquer. Mais celui-ci n’était pas dupe, il fit une roulade en avant et visa son adversaire puis dit :
- Tu es fini.
- Ah oui ! ? Vous savez alors comment me vaincre ou comment faire pour que je ne vous échappe plus ? Dit Soei d’un ton narquois.
- Allez Ko, dis lui qu’on en finisse. Répliqua Murakumo.
- Depuis longtemps, nous avons essayé de t’exterminer par la force physique et magique mais ce fut en vain, tu nous filais entre les doigts comme l’eau de la mer que l’on essaie d’attraper mais qui nous échappe… Mais, à partir du moment où tu as dévoilé ton secret, je crois que tu ne t’es même pas rendu compte. Nous savons comment te combattre et nous savons quelle est ta nature, ton corps et ton ombre ne font qu’un ! Crève !
La main droite de Koryu se mit à briller d’une lumière éblouissante. Celui-ci la posa sur le sol et l’ombre de Soei. Tout à coup, une sorte d’explosion lumineuse se créa et détruisit le démon. Bien sûr, notre ami étudiant fut content d’avoir exécuter le démon qui avait tuer son maître. Cependant, c’était une des choses les plus faciles, selon lui, de sa quête. Ceci fait, nos trois compagnons étaient enfin débarrassés d’un de leurs ennemis les plus collants et embêtants. A l’autre bout de la pièce se trouvait un autre escalier du même type que précédemment. Ils montèrent alors par ce biais pour arriver à leur point de départ. Dans cette grande salle, ils s’y engouffrèrent encore une fois, bien que bredouilles.
- Tout ça pour rien ? Dit Murakumo déçu.
- Je ne crois pas que nos hôtes sont si peu civilisés pour ne pas vouloir nous recevoir et seulement nous envoyer leur comité d’accueil. Reprit Atsuko
- Ca m’étonnerait, on va vite changer de décor. Ajouta Koryu.
- Comment…
Avant même que Murakumo eût fini sa phrase, la salle se bougea étrangement, les murs se disloquaient pour se déplacer chacun à leurs tours. A la fin de ce remue-ménage, deux issues s’offraient à eux, la sortie, ou une autre qui venait de se créer… Cependant avant même qu’ils ne purent bouger, une silhouette apparut devant eux portant une sorte de sabre à la main.
- De un, l’architecte est un nase, de deux, on va encore se fritter du nul. Dit Murakumo.