Non, pour les jeunes, je voulais seulement signaler que, plus de deux ans après son départ, c'est encore grâce à Rafa qu'il y a quelque chose de positif à tirer du début de saison.
Je reproche à Rodgers d'avoir fait de Liverpool une équipe condamnée à la défaite. Sept joueurs plus jeunes que moi ont pris part à ce match. Je pense que le résultat était couru d'avance. Pour affronter une équipe comme Manchester, il faut avant tout de l'expérience, une capacité à ne pas faire d'erreur, à rester solide et concentré pendant tout le match. Or, des erreurs, on n'a eu que ça.
L'expulsion de Shelvey est très sévère, tout comme le pénalty, mais quand on joue un Liverpool - Manchester, on doit savoir que l'arbitrage sera mancunien. Qu'on le veuille ou non, c'est un fait souvent vérifié, et quand on joue avec un arbitre que l'on sait biaisé, on ne lui offre par une occasion de nous donner un carton rouge.
Le premier but mancunien résulte d'une énorme faute de marquage. D'accord, la frappe est jolie, mais leur latéral ne doit jamais se retrouver seul dans la surface. Quand on mène 1-0 en étant réduit à dix, on doit bétonner, et ça n'a pas été fait. Dans un match comme celui-ci, on a avant tout besoin d'être solide, et ça, ça passe par des milieux excentrés expérimentés, comme l'étaient Kuyt, Maxi, ou encore Bellamy. On ne peut pas titulariser les moins de 20 ans contre l'équipe la plus expérimentée du championnat et espérer qu'ils soient impeccables dans le replacement.
Je ne vais même pas revenir sur le deuxième but, ce serait tirer sur l'ambulance. C'est un cadeau dans la lignée de celui offert à Manchester City. Au final, on se retrouve avec une équipe qui propose un jeu intéressant (et encore, ça dépend des matches), et qui offre des buts à l'adversaire. Autant le manque de chance devant, on ne peut pas y faire grand chose, autant les nombreux buts encaissés, ce n'est tout simplement pas sérieux. Encore moins de la part d'une équipe censée viser la Ligue des Champions.
Je rejette la faute sur Rodgers parce que ce sont ses transferts, ses choix et ses consignes qui nous ont amenés là. Du temps de Rafa, on n'aurait jamais offert tous ces buts.