Les mecs, apprenez à parler français avant de poster :/
Je suis globalement d´accord avec Ottox. Pour une fois, une analyse pertinente de ce jeu est livrée. L´histoire est clairement rectiligne. Le scénario est annoncé dès le début et ne changera pas jusqu´à la fin. Il n´y a pas la découverte de l´ennemi final ; dès le début, on connaît notre objectif et l´on avance sans surprise. Il y a bien sûr des obstacles, mais pas de changements de point de vue ou d´objectif et c´est bien dommage.
Au contraire, FF8 offrait un scénario et une histoire aux surprises innatendues, évoluant au fil du jeu. En effet, contrairement à FFX, on connaît l´ennemi seulement qu´à la fin du 3ème CD. Ultimécia est un obstacle en plus, Ultimécia permet d´avancer, Ultimécia est une surprise alors que l´on pensait que tout était fini. Seifer vire du mauvais côté, Edea est la femme de Cid, Laguna le président d´Esthar, Ellone est sa fille, Ellone a des pouvoirs...
De même pour FF7, où la situation se gâte rapidement.
Il manque aux personnages un charme propre aux autres Final Fantasy. Certes, Auron est charismatique, mais Tidus est désagréable et maladroit, Yuna est une sombre naïve, Rikku une petite sotte, Wakka un mec qui semble venir de la Beauce profonde. Tous nos persos ou presques sont connus depuis le début et il faut quelques petites heures pour obtenir ceux-ci. Alors que dans FF7, Cid arrivait bien après, tout comme Youffie et Vincent qui n´étaient même pas obligatoires. Ca gardait ainsi ce côté de découverte et de surprise agréable.
FF7 bénéficiait en plus de minis-jeux, tout comme FF9, qui étaient primordials et qui occupaient une place importante. Le Gold Saucer fait avancer l´histoire, le surf permet d´aller d´un endroit à un autre et les chocobos permettent de sortir de la prison du désert. C´est d´ailleurs tout ce qui fait le charme de FF7 : des situations de jeu différentes, amusantes ou sombres, mais particulièrement intéressante.
Enfin, pour finir sur les points noirs de FFX (bien qu´il soit très bon), il y a ce côté quasi impossible à finir sans avoir joué 150 h au minimum (à finir à 100 % du moins). Augmenter ses HP est bien trop long pour que ce soit un défi agréable à relever. De même pour la magie ou la chance. On perd 40 h à capturer 10 fois chaque monstre. Et on a ce sentiment en allant battre le boss final d´un travail innaccompli car Der Richter reste à battre. Alors que le plus émouvant et motivant dans un Final Fantasy, c´est d´arriver au boss de fin en s´étant débarasser de tout le monde, en ayant laver la planète de toutes ses créatures néfastes, en ayant accompli tout ce que l´on voulait faire. On arrive, par exemple pour le 7 (pour reprendre cet exemple) ou même dans le 6, contre Sephiroth et Kefka, avec le sentiment de toute puissance; sentiment qui nous procure l´energie de battre ce petit fils de rat qui va détruire notre belle planète. Voilà comment je concois, moi, un Final Fantasy.
Enfin, petit passage pour certains imbéciles ici : "Si t´es pas content, va jouer à FF7" sera un commentaire dont tout le monde se passera tant il est puéril et inutile...